08/26/2026
Les non-dits et l’image de la maman parfaite: ce qu’on ne sait pas avant de le vivre.
La détresse, les nuits interminables, le sentiment de perte de contrôle de la situation, parfois même de sa vie, ça se vit loin des regards. Ce qu’on montre, c’est jamais ça.
Résultat, tu te sens seule, inadéquate. Tu sens que t’es pas assez forte. Que quelque chose fonctionne pas chez toi, dans ta maternité. Alors que non.
Un revenu dans la classe moyenne, aucun historique de difficulté au niveau de la compétence parentale, aucun facteur de risque identifié, en théorie tout.va.bien.
Difficile de se qualifier pour de l’aide au public, ça peut être long, ou jamais.
Le personnel qualifié au privé est plus rare. C’est cher, et souvent pas assez couvert par les assurances.
Ce que je vois dans la vraie vie à travers ma carrière : des femmes qui endurent, ou qui survivent à coup de mini suivi, sans jamais avoir l’espace de nommer ce qui se passe vraiment.
La matrescence, un accouchement traumatique, un VOG, ça reste flou, sans mot pour le dire, mais les impacts eux sont bien concrets.
Ta santé mentale, c’est pas un luxe, c’est un besoin, au même titre que celle de ton enfant. Pour toi, pour ton couple, pour ta famille, pour ton présent et ton futur.
Toutes les mamans méritent d’être écoutées, validées, et de recevoir des services si elles en ressentent le besoin. Alors partager des bouts de ton quotidien, les beaux moments, mais aussi ceux qui sont tellement difficiles et qu’on vit seule, ou tout simplement cette publication, ça pourrait changer bien des choses. Et même sans qu’on s’en doute, littéralement sauver une vie.