05/30/2026
🔍 Un campement n’est pas la crise. C’est le signe visible de la crise.
Hier, notre collègue Josiane était l’invitée de Guillaume Dumas pour discuter de l’augmentation du nombre de personnes qui dorment dehors et dont les installations sont visibles dans l’espace public.
Lorsqu’un campement réapparaît malgré les démantèlements répétés, cela nous oblige à nous poser une question simple : quelles alternatives réelles sont actuellement offertes aux personnes qui y survivent?
Déplacer des personnes d’un endroit à un autre ne met pas fin à l’itinérance. Cela déplace surtout l’instabilité, la détresse et les risques.
Soyons clairs : personne ne souhaite que des personnes soient contraintes de vivre sous une tente faute de mieux. La véritable réponse passe par davantage de logements, de refuges, d’hébergement d’urgence et de soutien adapté.
Cependant, tant que ces alternatives ne sont pas disponibles en nombre suffisant, une approche de tolérance zéro ne constitue pas une réponse adéquate. Les personnes concernées existent dans l’espace public et leur droit à la sécurité demeure un droit fondamental.
La sécurité des quartiers est importante. La dignité et les droits des personnes le sont tout autant. C’est pourquoi nous croyons qu’une réponse concertée, humaine et pragmatique est nécessaire, en s’inspirant des approches mises en place dans plusieurs villes du Québec pour mieux encadrer la gestion des campements et réduire leurs impacts, tant pour les personnes qui y vivent que pour l’ensemble de la communauté.
Notre plus grand piège collectif est de croire qu’il faut choisir entre des quartiers sécuritaires et le respect de la dignité des personnes les plus vulnérables.
Nous pouvons — et nous devons — faire les deux.
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