09/02/2026
Et si nous vivions les saisons à l’envers?
Chaque année, septembre sonne le grand retour à la « vraie vie ». Les vacances sont terminées. On ressort les agendas, on relance les projets, on reprend les activités et tout plein d’invitations à repartir avec énergie, motivation et efficacité. C’est devenu tellement normal que nous ne pensons même plus à nous poser la question : est-ce vraiment le rythme naturel de l’être humain? Car pendant que nous appuyons sur l’accélérateur, toute la nature autour de nous commence doucement à lever le pied.
Il y a quelque chose d’assez fascinant dans notre calendrier moderne : nous nous reposons au moment où notre environnement nous offre le plus d’énergie, puis nous nous activons au moment où il commence à nous inviter au repos. En été, lorsque les journées sont longues, la lumière abondante et le vivant en pleine expansion, nous prenons des vacances. Puis vient l’automne. Les jours raccourcissent, les températures baissent, les arbres commencent à se délester et le monde vivant tout entier amorce son lent retour vers l’intérieur. Et nous? Nous remplissons nos horaires. Comme si, quelque part en chemin, nous avions oublié une évidence toute simple : nous appartenons, nous aussi, à cette nature dont nous cherchons si souvent à nous extraire.
Alors, si cette année, au lieu de vivre la rentrée comme un sprint, nous acceptions d’entendre ce que septembre essaie peut-être de nous dire? Continuer d’avancer, bien sûr. Créer, travailler, rêver, entreprendre… mais en respectant davantage le mouvement de notre propre énergie. L’automne n’est pas une saison où la nature cesse de vivre : c’est une saison où elle tourne ses forces vers l’intérieur.. Elle trie, elle dépouille, elle ramène l’essentiel vers l’intérieur. Et si nous faisions de même? Peut-être que la véritable sagesse de la rentrée ne consiste pas à en faire davantage, mais à choisir avec plus de conscience ce qui mérite vraiment notre énergie.