05/22/2026
Le périnée qui porte… puis qui fatigue.
Cette semaine, je suis allée en physio périnéale. Je pensais que mon périnée était faible. Mais non.
Mon périnée est fort. Le problème, c’est qu’il est constamment en contraction. Toujours engagé.
Toujours en train de tenir.
Alors quand vient le moment où il doit vraiment faire son travail — courir, sauter, rire, jouer, faire du sport — il n’a plus la réserve nécessaire.
Pas parce qu’il manque de force. Parce qu’il manque de relâchement. D’endurance. De repos.
Comme beaucoup de femmes, je porte.
Je porte une maison.
Je porte des responsabilités.
Je porte des horaires, des tâches, des rendez-vous, du travail, la charge mentale…
Et je porte tellement que j’oublie comment déposer.
Hier, je suis allée jouer dehors avec mon chum et mon garçon. Badminton. Volleyball. Et à chaque impact, mon périnée lâchait.
Ça pourrait être facile de vivre ça comme un échec ou une honte. Mais j’y ai vu autre chose aussi.
Un corps qui me rappelle que soutenir ne veut pas dire rester contractée en permanence.
Que porter n’est pas la même chose que tenir sans pause.
Le périnée est un hamac. Il soutient… mais il doit aussi pouvoir bouger, respirer, relâcher.
Et nous aussi. Parce qu’à force de toujours tenir, ce n’est pas la force qui manque. C’est l’espace pour relâcher 🤍