06/25/2026
Voici un texte qui n’est pas de moi mais auquel j’adhère parfaitement. J’ai cette discussion avec mes patients et j’ai meme une machine à bio-impédance dans mon bureau pour leur démontrer que leur masse musculaire a besoin d’amour
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« Ne laissez pas votre vie se rétrécir.
Je suis chirurgien orthopédiste depuis 30 ans. La chose que j’observe le plus souvent chez les gens — davantage que n’importe quelle blessure ou chirurgie —, c’est ce que j’appelle le rétrécissement.
La plupart de mes patients ne réalisent même pas que cela est en train de se produire. Ils pensent que c’est simplement le vieillissement. Ce n’est pas le cas.
Le rétrécissement, c’est la diminution progressive de tout ce que votre corps vous permet de faire — ou de tout ce que vous croyez que votre corps peut ou devrait encore faire à votre âge. Avant, vous portiez quatre sacs d’épicerie. Maintenant, vous en prenez deux. Avant, vous vous asseyiez par terre avec vos petits-enfants. Maintenant, vous restez sur le canapé.
Personne ne décide consciemment de rétrécir sa vie. Votre corps perd discrètement certaines capacités, vos habitudes quotidiennes s’adaptent à cette perte, et, en quelques années, cette version réduite de votre existence devient votre nouvelle normalité.
Mes patients me parlent de ce rétrécissement tous les jours. Ils n’utilisent simplement pas ce mot. Ils disent : « Je ne peux plus faire ce que je faisais avant. » Ils disent : « C’est normal à mon âge. » Et ils le disent comme s’il s’agissait d’une loi de la physique.
Oui, certains déclins sont bien réels. Le VO₂ max diminue. La fréquence cardiaque maximale baisse. La force diminue. La puissance diminue encore plus vite que la force. La proprioception se dégrade. Mais ce déclin inévitable ne représente qu’une petite partie de ce que la plupart des gens perdent réellement. Le reste — la plus grande part, celle qui transforme une personne de 60 ans en une personne fragile à 70 ans — n’est pas dû au vieillissement. C’est le résultat du désusage.
Le plus cruel, c’est que les gens finissent par le considérer comme normal. Ils ne le remettent pas en question. Ils parlent des capacités qu’ils ont perdues comme si leur disparition était prévue au programme.
Une fois que le rétrécissement commence, il s’accélère de lui-même. Vous cessez de soulever des charges lourdes. Vos muscles perdent leurs fibres rapides. Vous devenez plus faible. Vous soulevez encore moins. Vous perdez davantage. Cette perte ressemble au vieillissement. Vous l’acceptez. Le cercle vicieux se resserre.
Chez les adultes sédentaires, le VO₂ max diminue d’environ 10 % par décennie. La force commence à décliner lentement dès la quarantaine. Après 50 ans, la puissance diminue environ deux fois plus rapidement que la force. La densité osseuse baisse. L’équilibre se détériore. Et malgré tout cela, vous conservez une marge de manœuvre considérable.
L’ampleur et la vitesse de chacun de ces déclins peuvent être profondément modifiées par l’entraînement. Les courbes de déclin observées chez les personnes sédentaires ne sont pas les courbes normales du vieillissement humain : ce sont les courbes du manque d’entraînement. Des adultes entraînés dans la soixantaine avancée ou la soixante-dizaine surpassent régulièrement des adultes non entraînés dans la cinquantaine. Le corps demeure remarquablement réceptif à l’entraînement jusque dans la soixantaine, la soixante-dizaine et même la quatre-vingtaine. C’est l’un des constats les mieux établis dans la littérature scientifique sur le vieillissement. Pourtant, presque aucun médecin n’en parle à ses patients.
Les personnes qui inversent ce rétrécissement ne sont pas celles qui ont la meilleure génétique, les meilleurs genoux ou les circonstances les plus favorables. Ce sont celles qui ont décidé d’agir. Quelque chose les a amenées à cesser de considérer leurs pertes comme inévitables, et elles ont commencé à faire les choses autrement.
Qu’avez-vous déjà cessé de faire ? Pas nécessairement ce que vous êtes incapable de faire, mais ce que vous avez discrètement abandonné au cours des cinq ou dix dernières années, sans jamais vraiment prendre cette décision. Et surtout : est-ce vraiment votre corps qui vous a demandé d’arrêter, ou avez-vous simplement présumé que vous deviez le faire ?
Une grande partie du rétrécissement que vous vivez aujourd’hui est réversible. Je l’ai vu chez des milliers de patients. Ce n’est pas un miracle. C’est simplement le corps qui fait ce qu’il sait faire lorsqu’on recommence à lui demander quelque chose. La porte que vous croyiez fermée est, bien souvent, encore ouverte.
— Dr Howard Luks