09/10/2026
On considère souvent la marche comme une activité physique douce.
Pourtant, la marche agit simultanément sur les muscles, le cerveau, le système nerveux et même nos interactions sociales.
Et où les risques de blessures sont minimes.
👉 Voici le résumé, préparé par Emilie Sudre, concernant le dossier « Les bienfaits de la marche » (publié par Sciences et Avenir, en juin 2026) :
🚶♀️ En marchant, les muscles se contractent et sécrètent des myokines, des molécules de signalisation qui circulent dans l'organisme.
Certaines participent à la régulation de l’inflammation chronique de bas grade, impliquée dans de nombreuses maladies.
🧠 La marche favorise également la production de BDNF (Brain-Derived Neurotrophic Factor), une protéine essentielle à la plasticité cérébrale. Souvent qualifiée d'« engrais du cerveau », elle soutient la survie des neurones, renforce leurs connexions et participe à l'adaptation aux situations de stress.
😌 À allure modérée, la marche contribue à diminuer le taux de cortisol, l'hormone du stress, tout en favorisant l'activité de neurotransmetteurs comme la sérotonine et la dopamine, associés à l'apaisement et à la motivation.
💡 Contrairement à des efforts physiques plus intenses, la marche préserve une forte disponibilité cognitive. Le cortex préfrontal reste mobilisé, ce qui facilite la réflexion, la créativité et la résolution de problèmes.
👀 Un autre mécanisme intéressant est celui du flux optique : le défilement latéral du paysage produit une stimulation visuelle rythmique qui semble contribuer à l'apaisement des circuits cérébraux impliqués dans la vigilance et l'anxiété.
🤝 Enfin, marcher à deux active un phénomène appelé synchronisation sociale. Naturellement, les individus tendent à aligner leur cadence de marche. Cette synchronisation comportementale favorise le sentiment de connexion, de coopération et d’appartenance au groupe.
La marche ne fait pas seulement bouger le corps.
Elle régule, coordonne et reconnecte.
Peu d'activités offrent autant de bénéfices avec aussi peu de contraintes.
Alors, pourquoi ne marchons-nous pas davantage❓
📌 BON À SAVOIR
Il convient pour optimiser les effets, comme il est dit dans l’article, de marcher en pressant le pas et ne pas hésiter à prendre des parcours en dénivelé qui reproduisent le renforcement musculaire.
Soyons chacun/chacune des petites gouttes d'eau afin de promouvoir l’activité physique dont la marche !
Source : Emilie Sudre / Kiné, prévention bénévole contre TMS / sédentarité, promotion de l’activité physique pour ados / Présidente-fondatrice Association BACKADOS