Solo et libre

Solo et libre Bonjour, je suis Pascale Benjamin.

J'ai créé cet endroit de partage et de mise en lumière de la vie solo, pour aider les femmes et hommes qui se retrouvent solo après une séparation (ou autre situation) à reconnaître leur valeur propre💟.

06/17/2026

REFAIRE SA VIE ....?!?????!!?






RECONNEXIONJe reviens d’une séance de massothérapie. Pendant le traitement, je me suis souvenue de ma toute première foi...
06/13/2026

RECONNEXION

Je reviens d’une séance de massothérapie. Pendant le traitement, je me suis souvenue de ma toute première fois, en 2018.

En 2018, je refaisais surface. J’émergeais enfin. Je sortais peu à peu du tunnel sombre dans lequel j’étais enfermée depuis six ans. Six ans d’une bataille dont je croyais ne jamais voir la fin. Un enfer de menaces à mon intégrité de mère.

Six années pendant lesquelles mon rôle a été remis en question. Six années où j’ai été privée de précieux moments de vie familiale que je ne pourrai jamais rattraper. Six années d’insomnies, de questionnements, de peur et d’impuissance. Six années à avoir l’impression d’être pointée du doigt comme une mère indigne, presque criminelle. Six années à me justifier, à être jugée devant un tribunal arbitré par le père. Six années à devoir prouver que j’étais une bonne mère pendant qu’on s’efforçait de démontrer le contraire, en exposant chacune de mes failles.

La bataille s’est essoufflée au bout de six ans, même si elle a continué à refaire surface par épisodes dans les années qui ont suivi. Mais à partir de ce moment-là, je me suis relevée tranquillement, pas à pas, jusqu’à être capable de me tenir debout et de reprendre enfin ma place. La place que j’aurais dû occuper tout ce temps. La place qu’on m’avait retirée... et que je n’étais alors pas outillée pour défendre.

Mon corps, lui, en avait pris une claque.
Pendant toutes ces années, je ne me suis pas souciée de lui. J’en étais complètement déconnectée. Il a encaissé, encore et encore, coup après coup. Les insomnies, la perte d’appétit, le stress permanent. L’anxiété qui ne me quittait presque jamais. Mon corps n’a eu que très peu de répit, parce que moi non plus, je n’en trouvais pas.

Mes amies me disaient de « prendre soin de moi ». Mais on fait ça comment quand on ne l’a jamais fait?

Par un heureux alignement des planètes, mon assurance collective a modifié sa couverture au début de l’année 2018 et y a ajouté la massothérapie. J’ai sauté sur l’occasion. J’ai cherché un service dans ma ville et je suis tombée sur Mélanie, recommandée par plusieurs personnes sur une page Facebook citoyenne.

Je me suis présentée à mon premier rendez-vous dans un état de réceptivité physique totale. Mais je n’étais pas prête à ce qui allait se produire sur le plan émotionnel. Dès que Mélanie s’est mise au travail, j’ai senti quelque chose lâcher à l’intérieur de moi. Un relâchement profond, immense, qui m’a submergée. Je me suis totalement abandonnée entre ses mains pour prendre soin de ce corps que j’avais tant malmené malgré moi.

J’ai pleuré pendant tout le traitement. J’ai pleuré des vagues et des vagues de sanglots incontrôlables. Comme si des années d’émotions retenues trouvaient enfin une porte de sortie. Pendant ce temps, Mélanie poursuivait son travail avec douceur, me transmettant une énergie rassurante qui me permettait enfin d’évacuer tout ce que je portais depuis trop longtemps.

Je me souviens très clairement du moment où j’ai compris ce qui se passait. Je remerciais mon corps. Je le remerciais d’avoir tenu bon malgré tout ce que je lui avais demandé d’endurer. Malgré tout le stress, toute la souffrance et la violence de la tempête. Ce jour-là, je lui ai promis de ne plus jamais l’abandonner.

Grâce à mon assurance, j’ai continué à voir Mélanie chaque mois au cours des années suivantes. C’est aussi elle qui m’a recommandé un studio de yoga où j’ai découvert une autre façon de relâcher la pression et de prendre soin de moi, autant physiquement que spirituellement. Là aussi, les premières séances ont été accompagnées de quelques larmes.

Aujourd’hui encore, je ne laisserais tomber ni l’un ni l’autre de ces précieux repères. Ils ont été là au moment où je sortais d’une des périodes les plus sombres de ma vie. Ils m’ont aidée à retrouver le chemin vers moi-même. Oui, j’étais solo. Et j’ai compris que je ne pouvais attendre de réconfort de personne d’autre que moi.

Prenez soin de vous. Personne ne le fera à votre place❤️.

SOLOS DU BAS ST-LAURENT !V-al Marchetti Françoise Daigle Johanne Roy Nathalie VielSuzanne Bujold Nathalie Chaloux  C'est...
06/12/2026

SOLOS DU BAS ST-LAURENT !
V-al Marchetti Françoise Daigle Johanne Roy Nathalie Viel
Suzanne Bujold Nathalie Chaloux C'est confirmé, je serai à Rivière-du Loup le 26 juin :) à la Pizzeria des Battures... Je vous confirme l'heure en début de semaine prochaine quand j'aurai pu réserver 😊

Je ne créerai pas d'événement comme tel, laissez-moi simplement un commentaire sous cette publication pour me dire si vous vous joindrez à moi.

HÂTE DE VOUS VOIR💙

Comme je serai en route vers les Iles de la Madeleine la dernière fin de semaine de juin, je voulais sonder le terrain chez les solos du Bas St-Laurent! En effet, je pourrais partir une journée plus tôt et m’arrêter chez vous pour un rendez-vous le 26 juin !

06/11/2026

PARTICIPE vs INTÉRESSÉ

UN ARBRE COMME MEILLEUR AMIUN SOUS-SOL ÉTOUFFANTPendant les années chargées par les obligations familiales, les priorité...
06/10/2026

UN ARBRE COMME MEILLEUR AMI

UN SOUS-SOL ÉTOUFFANT
Pendant les années chargées par les obligations familiales, les priorités ne laissaient pas beaucoup de place aux moments de contemplation et de méditation en nature. Malgré tout, mes fils et moi allions parfois nous promener aux Îles de Boucherville, et j’aime croire que je leur ai transmis un peu de mon amour des arbres, des grands espaces et des saisons qui passent.

Avec les moyens financiers limités dont je disposais après ma séparation, j’ai dû me résoudre à déménager dans un condo situé au niveau sous-sol. Par les fenêtres, je voyais du béton et un peu de gazon à hauteur des yeux. Huit longues années à manquer de lumière, d’horizon et de végétation. Huit années qui ont aussi correspondu aux plus difficiles de ma vie de mère solo.

J’ai finalement vendu le condo afin de me libérer des obligations liées au statut de propriétaire. J’ai alors déniché un appartement situé au troisième et dernier étage d’un immeuble de huit logements. Un immense érable surplombait et enveloppait mon balcon, juste assez grand pour accueillir un petit ensemble bistro. La lumière et l’air frais entraient généreusement par la porte patio, et cela me rendait heureuse. J’avais l’impression de respirer à nouveau. Enfin.

COMPAGNON DE MA VIE SOLO
J’étais maman monoparentale depuis déjà plusieurs années lorsque j’ai emménagé dans cet appartement, et je traversais encore une période familiale difficile. Je n’avais pas fait la paix avec mon célibat et j’entretenais envers la vie des attentes beaucoup trop lourdes. Mon moral n’était pas au meilleur, et j’en étais encore à l’étape du refus face à tout ce que j’aurais pu entreprendre seule.

J’ai passé des centaines de soirées sur mon minuscule balcon, nichée dans les branches de mon arbre, à contempler la lumière dorée du soleil couchant qui traversait son feuillage. Je restais là pendant des heures, avec Radiohead ou Half Moon Run dans le haut-parleur, à écrire en sirotant un verre de vin.

Il montait haut, très haut, bien au-dessus de l’immeuble. Je lui ai confié mes tourments, mes déprimes de femme seule et de maman monoparentale, mes appréhensions de passer mes étés isolée, mes inquiétudes de ne jamais retrouver l’amour. J’ai beaucoup pleuré durant ces innombrables soirées, cachée du regard des voisins par ses magnifiques branches. Elles me protégeaient autant qu’elles me consolaient.

J’ai souvent eu l’impression qu’il m’écoutait et qu’il se penchait doucement pour veiller sur moi.

DÉCEMBRE 2019
« Maman, ils sont en train de couper l’arbre. » Mon fils, au téléphone, alors que jétais au travail.

— Quel arbre?

« Notre arbre, maman. NOTRE arbre! »

Je ne comprenais pas. Puis il m’a envoyé une photo.

Mes jambes se sont transformées en chiffon et je suis tombée assise sur ma chaise. L’image qui s’affichait sur mon téléphone m’a arraché le cœur. Il ne restait qu’un coton de mon érable adoré.

J’ai difficilement terminé ma journée. À mon retour, le trou béant devant l’immeuble m’a achevée. Une souche de quatre pieds de diamètre, coupée au ras du sol. J’ai été prise d’un vertige et j’ai fondu en larmes. J’ai monté les marches en pleurant, croisant au passage l’administrateur de l’immeuble sans le regarder ni lui adresser la parole.

J’ai pleuré les jours suivants comme si j’avais perdu un ami. Parce que c’était exactement ce que je ressentais. En discutant avec mes voisins, j’ai découvert qu’ils étaient eux aussi profondément attristés. Apparemment, mon érable avait été victime d’un malentendu entre les propriétaires des deux terrains qu’il chevauchait.

Sans les branches de mon majestueux et bienveillant confident, je n’avais plus rien à faire dans cet immeuble.

IMPOSSIBLE DE PARTIR
J’ai vite compris que la présence de mon arbre à mes côtés, pendant les six années précédentes, avait été encore plus importante que je ne l’avais imaginé. Je ne me sentais plus à ma place. Je me suis mise à croire que son départ n’était pas arrivé par hasard, qu’il me poussait vers la prochaine étape de ma vie. J’ai choisi d’y voir un signe, un message m’invitant à bouger, à faire confiance à la vie, à croire qu’elle avait du bon en réserve pour moi, ailleurs.

Mais voilà qu’est arrivée une certaine pandémie. Comme le reste de la planète, je suis restée immobile. Coincée dans un appartement orienté plein sud où le thermomètre atteignait régulièrement les 30 degrés malgré la climatisation poussée au maximum. J’ai traversé un été entier sans la moindre parcelle d’ombre.

Puis la folie immobilière s’est installée. Impossible de déménager dans les délais souhaités. Et c’est précisément au moment où j’ai lâché prise, où j’ai accepté l’idée de passer une année de plus dans cet appartement que j’en étais venue à détester, que les astres se sont enfin alignés.

MON ARBRE DANS LA PEAU
Un samedi, je suis tombée sur une minuscule affiche « À LOUER » plantée sur le terrain au coin d’une rue, non loin de chez moi. Un condo se libérait dans un complexe où j’avais déjà rêvé de m’installer. Le contact avec la propriétaire a été instantanément facile. Trois semaines plus t**d, je déménageais dans un endroit lumineux, avec un arbre dans chaque fenêtre et une grande terrasse.

Je suis toujours solo, mais j’ai parcouru beaucoup de chemin depuis ces soirées passées sous les branches de mon érable. Mes fils sont maintenant adultes et ils sont ma plus grande fierté. J’ai apprivoisé ma vie solo. Chaque matin, je mesure à quel point je suis privilégiée, particulièrement l’été lorsque je peux profiter pleinement de ma terrasse et de la nature qui m’entoure.

J’ai décidé de garder le souvenir de mon érable gravé sur ma peau. Mon premier tatouage à vie, j’avais 57 ans. Son passage dans ma vie a été trop significatif pour que je laisse son souvenir s’effacer. Il a été bien plus qu’un arbre. Il a été un refuge, un témoin, Un confident.
Et, pendant quelques années parmi les plus difficiles de ma vie, il a été mon meilleur ami ❤️.

AU SUJET DES RENDEZ-VOUS...Voici un aperçu de l'été et l'automne 😊À mes ami-es solos Européens: sachez que je rêve d'all...
06/07/2026

AU SUJET DES RENDEZ-VOUS...
Voici un aperçu de l'été et l'automne 😊
À mes ami-es solos Européens: sachez que je rêve d'aller à votre rencontre 🩵, mais mon budget ne le permet pas. J'achète des billets de loto☺️!

Si mes textes vous ont apporté un peu de réconfort, de réflexion ou d'espoir, sachez qu'il est maintenant possible de la...
06/07/2026

Si mes textes vous ont apporté un peu de réconfort, de réflexion ou d'espoir, sachez qu'il est maintenant possible de laisser une recommandation ou un avis sur la page.
Vos mots pourraient aider d'autres personnes à découvrir Solo et Libre.

Merci du fond du cœur ❤️
Pascale

Un troisième rendez-vous, une autre belle et chaleureuse soirée hier, à Magog ! Onze solos réunis, une belle gang, des b...
06/07/2026

Un troisième rendez-vous, une autre belle et chaleureuse soirée hier, à Magog ! Onze solos réunis, une belle gang, des belles conversations, des confidences et des partages… des nouvelles amitiés aussi!

Johanne a fait la route de Victo, Hélène est venue de Terrebonne et s’est loué un hébergement, juste pour faire partie de l’événement. Danielle est venue avec sa fille Julie, France a invité sa nouvelle coloc du Cameroun. Et moi j’étais aux anges.
La soirée et la jasette se sont même étirées avec une belle marche au bord du lac. Soirée magique 🤩❤️

Prochain rendez-vous.... Québec 💙

Merci à vous....
Johanne Marcoux Aziz Bouraba Julie Fauteux France Bouchard
Hélène Brouillette Danielle Lemelin Soleil Soleil et les deux Danielles 💙🙏🏻

Alors que je m'apprête à prendre la route pour le rendez-vous de Magog aujourd'hui, je prends de l'avance et je vous dem...
06/06/2026

Alors que je m'apprête à prendre la route pour le rendez-vous de Magog aujourd'hui, je prends de l'avance et je vous demande, solos de la région de la Capitale Nationale, de m'aider à trouver le lieu parfait pour notre rendez-vous du 20 juin prochain! Idéalement, un resto pas trop bruyant ni trop cher, qui aurait une option de salle réservée aux groupes... J'attends vos suggestions !

PARLONS DE "SOLISME"Ce mot a été évoqué par un ami lors d’une conversation précédant ma classe de yoga, il y a quelques ...
06/04/2026

PARLONS DE "SOLISME"

Ce mot a été évoqué par un ami lors d’une conversation précédant ma classe de yoga, il y a quelques semaines. Depuis, il n’a pas quitté mon esprit et en cherchant sa définition sur les sites de dictionnaires web, j’ai constaté qu’il n’était pas officiellement reconnu, ou sinon défini en des mots plutôt flous : « une philosophie centrée sur le fait de vivre seul ».

C'est justement ça le problème! Dans la langue française, nous avons beaucoup de mots pour décrire le fait d'être seul, mais presque tous portent une connotation de manque ou d'isolement. D’ailleurs, certains d’entre vous avez récemment mentionné dans vos commentaires que l’emploi du mot « solitude » vous heurte, puisqu’il réfère pour vous à une énergie négative.

Voilà pourquoi le mot « solisme » a provoqué en moi une onde de choc, comme une épiphanie.

Oui, le mot solitude porte un poids énorme… on le relie presque automatiquement à l’abandon, à la tristesse, au vide, à l’exclusion. On imagine quelqu’un qui attend, qui souffre ou à qui il manque quelque chose. Bien sûr, cette réalité existe. Certaines personnes souffrent profondément de leur solitude, et là n’est pas mon intention de minimiser cette douleur.

Mais il existe aussi une autre réalité.

Il existe des femmes et des hommes qui vivent seuls sans être malheureux. Des personnes qui ont appris à bâtir une vie riche, stimulante et pleine de sens sans dépendre de la présence constante d’un-e conjoint-e. Des gens qui entretiennent des amitiés, cultivent des passions, voyagent, créent, aiment, rêvent, contribuent à leur communauté et trouvent du bonheur dans leur quotidien.

C’est exactement ce que j’aimerais que le mot solisme représente : une façon nouvelle et lumineuse de regarder la vie en solo. D'ailleurs, je trouve que le terme a une sonorité intéressante. Il pourrait servir à nommer une réalité qui manque souvent de vocabulaire. On parle du couple, de la famille, du célibat, mais beaucoup moins de cette façon d'habiter sa vie en solo de manière épanouie et assumée.

Je décrète donc que:

Le solisme n'est pas le rejet de l'amour ou des autres. C'est l'art de construire une vie pleine et heureuse à partir de soi-même, qu'une relation amoureuse s'y ajoute ou non.

Le solisme est l’état d'épanouissement d'une personne qui construit sa vie principalement à partir d'elle-même, dans la liberté et l'ouverture aux autres.

Le solisme est un état d’équilibre. C’est la capacité de construire son bonheur à partir de soi-même plutôt que de le remettre entre les mains d’une autre personne. C’est le fait d’habiter pleinement sa vie, qu’on soit en couple ou non. C’est la liberté de se sentir complet sans attendre qu’un autre vienne nous compléter. C’est l’art d’être bien avec soi-même.

Le solisme … c’est l'art de vivre heureux en solo… l’essence même de Solo et Libre.

Depuis la création de Solo et Libre, je reçois chaque jour des centaines de vos témoignages. Vous me racontez votre parcours, vos peines, vos victoires et vos découvertes. Un nombre grandissant d’entre vous avez envie d’apprendre à vivre autrement votre réalité solo.

J’ai donc décidé d’adopter ce mot. À compter d’aujourd’hui, le solisme devient pour moi une identité, une philosophie de vie, une manière d’habiter le monde.

Il devient aussi l’emblème et la signature de Solo et Libre.

Alors, à partir d’aujourd’hui, quand on me demandera si je souffre de solitude, je répondrai ceci:
Je ne vis pas la solitude. Je vis le solisme. ❤️

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380 Chemin Du Lac Vase, QC, J0K 2K0
Sainte-Émélie-de-l'Énergie, QC
J0K 2K0

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