05/14/2026
Pendant longtemps, le syndrome des ovaires polykistiques a surtout été présenté comme un « problème hormonal » (ou un trouble lié seulement aux ovaires.) Sauf que la réalité est pas mal plus complexe. 😕
Le fait qu'on change le nom SOPK pour PMOS n'est vraiment pas anodin : ça met enfin en lumière le rôle central du métabolisme, de l’insuline et de l’inflammation dans cette condition. 👀
Comme l’explique ici la Dr Èvelyne Bourdua-Roy : « Les expert·es estiment que l'ancien nom a contribué à des diagnostics tardifs, une mauvaise compréhension de la maladie et une prise en charge insuffisante. »
C’est donc une excellente nouvelle! 🥹 Mieux comprendre la condition, c’est permettre à de nombreuses femmes d’avoir accès à une meilleure prise en charge, plus adaptée et plus humaine. Yay! 💜
Le PCOS (syndrome des ovaires polykystiques), qui est souvent appelé le « diabète des ovaires », a officiellement été renommé PMOS - Syndrome Ovarien Polyendocrinien Métabolique.
Le changement vient tout juste d'être annoncé au Congrès européen d'endocrinologie 2026 à Prague.
Il résulte d'un processus de consensus mondial échelonné sur 14 ans impliquant des sociétés internationales d'endocrinologie et de reproduction, des groupes de défense des patient·es et des chercheurs répartis sur 6 continents.
L'une des principales raisons du changement de nom est que le terme « ovaires polykystiques » était considéré comme trompeur — de nombreuses femmes atteintes de la maladie n'ont pas réellement de kystes ovariens. Les « kystes » sont des follicules immatures, pas de vrais kystes.
Le nouveau nom souligne le fait qu'il s'agit d'un trouble endocrinien et métabolique multisystémique, et non simplement d'un problème gynécologique ovarien.
PMOS met en avant les liens étroits avec :
- la résistance à l'insuline
- l'obésité
- le diabète de type 2
- la stéatose hépatique
- le risque cardiovasculaire
- l'infertilité
- des problèmes de santé mentale comme l'anxiété et la dépression.
Les expert·es estiment que l'ancien nom a contribué à des diagnostics tardifs, une mauvaise compréhension de la maladie et une prise en charge insuffisante.
Environ 1 femme sur 8 dans le monde est affectée.
Les critères diagnostiques eux-mêmes ne changent pas immédiatement, c'est surtout la terminologie et le cadre conceptuel qui évoluent.
La transition complète vers la terminologie PMOS devrait être intégrée aux directives internationales d'ici 2028.
C'est en réalité un changement majeur car il reconnaît enfin ce que de nombreux praticiens en santé métabolique évoquent depuis des années : PMOS/PCOS est profondément lié à l'hyperinsulinémie et à la dysfonction métabolique, et pas seulement aux ovaires.
https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(26)00717-8/fulltext
Vous avez le PMOS? Vous avez besoin d'aider? Considérez le Programme Reversa, un programme médical et multidisciplinaire de 9 mois qui se base sur l'optimisation des habitudes de vie pour renverser la résistance à l'insuline et ses manifestations cliniques (incluant le SOPK/PMOS). Il reste quelques places dans la cohorte du 12 juin, qui sera la dernière avant la pause estivale.
La première journée est obligatoirement sur place à St-Bruno-de-Montarville de 8 h à 18 h, mais 100% du reste est en ligne ensuite. www.programmereversa.ca