10/14/2026
Moi, je vois qu’on est en re**rd.
Lui, il voit le jeu qu’il a pas fini.
Même moment. Pas pantoute la même affaire dans nos têtes.
Quand ça fait déjà trois fois que je dis qu’on part, que j’ai ramassé les affaires, préparé les manteaux et pensé à ce qu’il fallait apporter, dans ma tête, on devrait déjà être dans l’auto.
Mais là, il pleure parce que lui il veut rester.
C’est sûr que ma première pensée est pas toujours : « Oh oui, c’est vrai que la transition est roff pour lui. » 😂
Des fois, c’est plus : « Peux-tu JUSTE mettre tes souliers?! »
Parce que moi aussi je suis humaine, j’ai mes limites. Avec trois enfants, il y a trop souvent des moments où j’ai plus beaucoup de place pour une autre grosse émotion.
Mais quand j’arrive à prendre un petit recul, ça saute aux yeux que ce qui est simple pour moi peut être vraiment difficile pour lui.
Je sais depuis un moment qu’on va partir. J’organisais déjà la suite.
Lui était encore en train de vivre ce qu’on allait interrompre, même si je le prépare et l’avertis vraiment d’avance.
C’est impossible de rester jusqu’à ce qu’il ait envie de partir. On a vraiment souvent des rendez-vous, des crises ou juste un départ qui doit être précipité.
Je peux lui dire que je comprends et maintenir qu’on doit partir. Je peux l’aider avec ses souliers pendant qu’il pleure encore.
P*s oui, il peut continuer à pleurer même si j’ai trouvé les bons mots. Il a le droit d’être déçu de ma décision.
C’est pas à toutes les fois que je réussis à garder ce recul-là on the spot. Des fois, je le réalise après, quand tout le monde est attaché dans l’auto et que j’ai l’espace de reprendre mon souffle.
Comprendre mon enfant sa semble simple, mais c’est en fait tellement complexe.
Je pense qu’on est une gang à avoir déjà dit « on s’en va » avec notre voix calme… p*s « METS TES SOULIERS » avec une voix pas mal moins pédagogique après quelques répétitions 🙈🤍🌿