06/04/2026
BONNE NOUVELLE 🙂 / Good News!
À lire dans/ To be read in: The Gleaner / Le Gleaner
Merci MWCN - Monteregie West Community Network et aux membres du Conseil de la Ville de Huntingdon pour votre collaboration dans ce projet
/Thanks MWCN and the town of Huntingdon for your help and collaboration in making this happen
''Une nouvelle clinique ouvrira ses portes à Huntingdon cet été.
Un partenariat entre la Clinique Repères, la Ville de Huntingdon et le Réseau communautaire de la Montérégie-Ouest (MWCN) permettra d’étendre les services offerts par la clinique, établie à Salaberry-de-Valleyfield, pour soutenir les populations vulnérables et marginalisées de la région du Haut-Saint-Laurent.
La clinique, qui a vu le jour il y a deux ans à Valleyfield, propose des soins confidentiels, accessibles et axés sur la confiance à des personnes en situation de grande vulnérabilité, notamment aux personnes sans-abri, aux personnes souffrant de toxicomanie, aux travailleurs du sexe et aux personnes impliquées dans des activités criminelles, mais aussi aux nouveaux arrivants, aux immigrants et aux réfugiés qui peuvent ne pas avoir accès à des services de santé traditionnels.
La Dre Fabienne Djandji et l’infirmière Caroline Rancourt ont fondé l’organisme à but non lucratif qui gère la clinique, où environ 150 patients sont régulièrement pris en charge à Valleyfield.
Dre Djandji, qui est médecin de famille et copropriétaire du Centre médical de Huntingdon, a expliqué qu’elle et Mme Rancourt s’efforcent de stabiliser la santé physique et mentale de leurs patients, avant de les réintégrer dans le système de santé régulier une fois qu’ils sont stables et qu’ils ont à nouveau confiance en ce système.
La clinique n’est pas destinée aux personnes qui peuvent bénéficier des services de santé publics existants.
« L’objectif est de déterminer progressivement quels sont les besoins, a indiqué Dre Djandji. Il y a de plus en plus de personnes en situation de vulnérabilité dans la région et le nombre de personnes sans-abri augmente dans le Haut-Saint-Laurent. Nous essayons donc de comprendre comment nous pouvons aborder cette question du point de vue de la santé ».
Pour commencer, la clinique sera ouverte un jour par semaine et accueillera principalement des patients référés par des organismes locaux. Dre Djandji a expliqué que la confidentialité des patients est garantie. Les dossiers médicaux sont enregistrés sous forme électronique et conservés séparément des systèmes publics des CLSC ou des hôpitaux. Les patients pourront se rendre à la clinique en toute discrétion et ne seront pas tenus de présenter leur carte de la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ). Les premières consultations peuvent également se dérouler de manière anonyme.
Un partenariat sain
Le partenariat entre la clinique et le MWCN permettra de transformer les locaux de l’ancienne usine du textile, situés sur la rue Dalhousie, à Huntingdon, en « pôle de proximité » où chacun pourra accéder aux différents services proposés par les deux organismes. Le bâtiment abrite également la CDC du Haut-Saint-Laurent, de même que le Centre-conseil en emploi (CRESO), qui propose une aide destinée à la recherche d’emploi et des services destinés aux immigrants.
« Nous avons échangé des idées pour voir comment nous pourrions y parvenir, a indiqué Nadya Kovacs, coordonnatrice de sensibilisation et de programmes du MWCN. Ensemble, elles ont demandé à la Ville de financer la location d’un espace supplémentaire dans le bâtiment.
« Nous avons tout de suite constaté qu’il y avait un besoin pour ce type d’aide », a affirmé André Brunette, maire de Huntingdon, qui a expliqué que la Ville avait rapidement accepté de prendre en charge une part importante du loyer.
« C’est une initiative unique en son genre dans le Haut-Saint-Laurent, et c’est un service essentiel, a souligné M. Brunette. On ne voit pas les problèmes de santé mentale dans la ville. On ne voit pas les personnes sans-abri, ni les victimes de surdoses, mais il est évident qu’elles sont là et qu’elles ont besoin d’aide, » a-t-il ajouté.
Pour la Dre Djandji, ce partenariat apporte une stabilité non seulement à la clinique, mais aussi aux organismes communautaires locaux, qui disposent désormais d’une ressource supplémentaire pour venir en aide à l’ensemble de la région : « Souvent, ce sont eux qui sont nos yeux au sein de la communauté, a-t-elle dit, soulignant que ces organismes côtoient régulièrement les mêmes personnes. Désormais, ces organismes sauront où nous trouver », a-t-elle ajouté.
La Dre Djandji a annoncé que l’ouverture de la clinique aux patients était prévue pour le début du mois de juillet.''ai