11/08/2024
La première fois
Mes souvenirs pour l’intérêt du parfum ont commencé avec les magazines de mode. Vous vous souvenez, en feuilletant la copie du mois, nous pouvions y retrouver de petits cartons insérés, pliés, renfermant l’effluve dernier cri d’une maison de parfum. Nous avions juste à passer cet échantillon sur notre peau pour y humer l’essence.
Jeune adulte, parcourir les grands magasins en passant par le rayon des parfums, à humer tous les mélanges était cette fois-ci un plaisir que je trouvais fort agréable. Chaque maison avait sa fragrance, son personnel attitré, le flacon à la main, prête à vous vaporiser et pour moi, qui ne connaissais pas tout à fait mes goûts, c'était un dilemme en soi!
Je n’osais franchir les portes des parfumeries, car mon interprétation de ces lieux était que ceux-ci étaient réservés aux dames fortunées, servies par un personnel à l’allure chic, même un peu snob. Quelle ne fut pas ma surprise de réaliser que j'avais une mauvaise conception de ces établissements, lorsque je me décidai à franchir les portes de la Parfumerie l’O de l’Aube à Sherbrooke. L’intimidation que je ressentais a vite disparu avec les bons conseils et surtout l’écoute faite par Linda Drouin et Guy Lacharité. Je retourne à cet endroit chaque fois que je désire essayer une nouvelle fragrance et le service est toujours attentionné et personnalisé. On me connaît là-bas. Pour tout vous dire, j’y vais depuis plus de 20 ans et jamais, je ne me suis sentie moins importante.
Texte : Johanne Desharnais
Révision : Josée Lanciault-Gosselin