04/30/2026
Sur ces deux photos,
c’est moi.
À quelques mois d’intervalle seulement…
et pourtant, j’ai l’impression que des années les séparent.
La première photo a été prise lors de la toute première retraite que j’ai offerte avec mon amie Isa, en septembre dernier.
Je me souviens à quel point j’étais fébrile, excitée, inspirée, heureuse.
Mais je me souviens aussi du stress.
Au début, je le qualifiais de “léger”.
Je me sentais soutenue par le fait de vivre cette expérience avec quelqu’un de profondément humain et bienveillant.
Mais lorsque la retraite a réellement commencé…
que les participantes sont arrivées…
que le cercle d’ouverture a débuté…
quelque chose s’est activé très fort à l’intérieur de moi.
Je me suis sentie déstabilisée.
Pas extérieurement… mais intérieurement.
Là où je croyais assurer, je me suis sentie décousue, dans ma tête, comme si je n’arrivais plus à accéder à ma fluidité naturelle.
Et surtout… je me comparais énormément.
Je regardais Isabelle guider avec confiance, fluidité, présence…
et une partie de moi avait l’impression qu’elle faisait ça mieux que moi.
Pendant un moment, j’ai douté de ma façon de prendre ma place.
De ma manière de guider.
De ce que j’apportais réellement à cet espace.
Et rapidement, j’ai réalisé que je n’avais pas à être “meilleure”.
J’avais simplement à être moi.
Et aujourd’hui, quand je repense à ça…
je ressens énormément de douceur envers cette version de moi.
Parce qu’au lieu de me juger ou de fuir ce qui se passait, j’ai choisi de m’observer.
J’ai vu les pensées.
J’ai vu la comparaison.
J’ai vu le besoin de bien faire.
Le besoin d’être “assez”.
Et tranquillement, je me suis ramenée à quelque chose de plus vrai.
Je me suis rappelé pourquoi j’étais là.
Pas pour être Isabelle.
Pas pour performer.
Mais pour offrir, à ma façon, un espace de présence, de douceur et d’humanité.
Et c’est là que quelque chose a commencé à se déposer.
Et cette première retraite a été une expérience extraordinaire, riche d’apprentissages et de croissance ✨
…
Puis est venue la retraite d’avril.
Et même si le stress était encore présent…
je n’étais plus du tout avec lui de la même façon.
Cette fois, je l’ai vu arriver avant.
Dans les semaines précédant la retraite,
j’ai observé ce qui créait de l’agitation en moi.
Et au lieu de faire semblant que ça n’existait pas… au lieu de continuer malgré tout…
j’ai choisi d’écouter.
J’ai vu que j’avais besoin de plus de structure.
De mieux planifier certaines choses.
De préparer autrement certains espaces.
Et ce simple changement a transformé énormément de choses.
Je suis arrivée à cette retraite beaucoup plus ancrée.
Oui, il y avait encore des peurs.
Oui, il y avait encore du stress.
Mais il y avait aussi plus de confiance.
Plus de conscience.
Plus de présence.
Et surtout… moins de lutte intérieure.
Je me suis même observée, à certains moments, avoir envie de contrôler pour me sécuriser.
Nous avions une boîte dans laquelle les participant.e.s pouvaient déposer des questions, des prises de conscience, des partages vécus durant les différentes expériences.
Et plus les messages devenaient vulnérables, plus je sentais une part de moi vouloir aller les lire d’avance.
Pour me préparer.
Pour être certaine de savoir quoi répondre.
Pour me sentir “bonne”.
Mais… je ne l’ai pas fait.
J’ai accueilli cette peur et j’ai choisi de faire confiance.
J’ai choisi de préserver la magie de découvrir ces messages en même temps que tout le monde.
Et intérieurement, je me suis simplement dit :
« Tu peux respirer.
Tu peux prendre ton temps.
Tu n’as pas besoin d’avoir tout prévu. »
Alors j’ai respiré.
J’ai lu.
J’ai accueilli.
Et les mots sont venus.
Parfois avec douceur.
Parfois avec émotion.
Parfois avec des larmes.
Et ce qui s’est vécu dans ces moments-là était profondément vrai.
Il y a eu des résonances.
Des prises de conscience.
Des émotions qui ont circulé.
Il y a eu quelque chose de profondément vivant.
Et aujourd’hui, quand je regarde ces deux photos, je vois beaucoup plus qu’une retraite…
Je vois une femme qui apprend tranquillement à se faire confiance.
Une femme qui ne cherche plus autant à être parfaite… mais qui ose être présente, vraie et humaine.
Et honnêtement, je crois que c’est là que la vraie magie commence 💖