24/08/2026
Et si mettre des mots sur ce que l’on garde en soi pouvait avoir un effet sur notre façon de vivre une expérience difficile ?
C’est cette question qui a conduit le psychologue américain James Pennebaker à développer, dans les années 1980, ce que l’on appelle aujourd’hui l’écriture expressive.
À l’époque, Pennebaker s’intéresse au lien entre le fait de retenir certaines expériences douloureuses, de ne pas en parler, de ne pas les exprimer… et le bien-être psychologique et physique.
Avec la chercheuse Sandra Beall, il mène alors une première expérience : pendant 4 jours consécutifs, des étudiants sont invités à écrire soit sur des sujets anodins, soit sur une expérience profondément difficile de leur vie, en décrivant non seulement les faits, mais aussi leurs pensées et leurs émotions les plus intimes.
Et les résultats vont attirer son attention : si l’écriture peut être émotionnellement remuante sur le moment, les participants ayant écrit sur leur vécu difficile présentent ensuite certains indicateurs de santé plus favorables, notamment moins de consultations au centre de santé universitaire dans les mois suivants.
C’est ainsi qu’est née une méthode étonnamment simple :
✍️ écrire pendant 15 à 20 minutes
pendant quelques jours,
sans chercher à écrire « correctement »,
sans filtre et sans jugement.
L’objectif n’est pas d’effacer ce qui s’est passé.
Il s’agit plutôt de mettre en mots ce qui est resté à l’intérieur, d’organiser ce qui peut sembler confus et, peu à peu, de donner une autre place à ce que l’on a vécu.
✨ Le but n’est pas d’écrire joli.
Le but est d’écrire vrai.
Je vous explique la méthode dans ce carrousel, ainsi que les précautions à connaître avant de l’expérimenter.
Et vous… avez-vous déjà ressenti qu’écrire quelque chose vous permettait de le regarder autrement ?
Psychologie DeveloppementPersonnel ConnaissanceDeSoi LeTempsSuspendu