17/06/2026
Pendant longtemps, j’ai cru que certaines choses étaient normales.
Faire passer les besoins des autres avant les miens. Me taire pour éviter les conflits. Accepter des comportements qui me blessaient. Rester alors qu’une partie de moi avait envie de partir.
Parce que mon système nerveux avait appris qu’il valait mieux préserver le lien que se protéger. C’est ce qui abîme nos propres limites, l’écoute de nos besoins.
Quand, enfant, le lien est vital, le corps développe des stratégies extraordinaires d’adaptation. Il minimise, justifie, s’ajuste, s’efface parfois. Non par faiblesse, mais pour survivre.
Le problème, c’est que ces stratégies peuvent continuer bien après que le danger soit passé.
Alors on tolère l’intolérable. On doute de ce que l’on ressent. On reste dans des situations qui nous coûtent cher intérieurement.
La régulation ne consiste pas seulement à se sentir mieux. Elle permet aussi de retrouver suffisamment de sécurité intérieure pour entendre ce qui est juste pour soi.
Et parfois, guérir commence par reconnaître ce que l’on n’a plus besoin de tolérer. 🌿