26/08/2026
Chacun a son propre monstre qui évolue au sein de lui-même. Ce monstre revêt autant de formes, de couleurs, de visages qu’il y a d’être humain.
Il évolue au fil du temps et peut prendre une place qui semble démesurée, vouloir s’exprimer à tout prix par une projection extérieure ou une lutte intérieure. Il s’insinue à l’intérieur de nos veines, de nos nerfs semblant parfois vouloir mener à une implosion. Il nous effraye, nous dégoûte, nous fait honte. Plus on tente de cacher, ou réprimer cette partie de nous, plus le monstre va grandir et prendre de la place.
Ce monstre n’est pas un parasite extérieur qui cherche à nous envahir mais est constitué de l’ensemble de nos parts sombres, ces parties de nous que nous ne voulons pas voir, pas tolérer, ces émotions dérangeantes, ces pensées interdites, ces besoins profonds, cette puissance esquivée, cette hypersensibilité saillante ou encore cette vulnérabilité mal-aimée.
Elles se sont construites au fil des années par nos mécanismes de protection, notre vécu, nos traumatismes.
Réprimer ses parts sombres, réprimer ce monstre, altère notre équilibre émotionnel et ainsi influence notre prise de décision et renforce des schémas de réponses limitants influençant nos choix, nos actions.
Reconnaître et accepter ses parties de nous n’est pas une faiblesse mais un acte de courage !
En observant le monde qui nous entoure, on se rend compte que la lumière, même synthétique, est indissociable de l’ombre. Notre lumière intérieure est aussi indissociable de nos parts d’ombre. En les reconnaissant et les acceptant on se connecte à notre véritable identité, à notre nous profond et ce monstre se transforme en guide qui nous apporte la puissance et la force pour retrouver un équilibre intérieur, pour avancer sur notre chemin, pour « être ».
« Celui qui regarde à l’extérieur rêve, celui qui regarde à l’intérieur s’éveille. »
— Carl Gustav Jung