Delphine Muller Neurofeedback

Delphine Muller Neurofeedback La thérapie par neurofeedback ! Le neurofeedback peut traiter efficacement de nombreux troubles. Hypnose cognitive et entrainement cérébral par neurofeedback.

Stress post- traumatique, TDHA (trouble de l'attention avec déficit d'attention), burn out (prévention et récupération) , surmenage, attaque de panique, phobie, angoisse, troubles du sommeil et de la vigilance, douleurs chroniques, dépression. Accompagnement au changement d'orientation et/ou de milieu professionnel.

🧠 TDAH : une tâche de 5 minutes… deux heures pour s’y mettre.Il est 10 heures. Une seule chose à faire : répondre à un e...
09/09/2026

🧠 TDAH : une tâche de 5 minutes… deux heures pour s’y mettre.

Il est 10 heures. Une seule chose à faire : répondre à un e-mail.

La personne ouvre sa messagerie ; une notification la détourne. Un autre message lui rappelle une date à vérifier dans son agenda. Là, elle découvre un rendez-vous à confirmer. Elle cherche le numéro de téléphone et, en ouvrant son navigateur, aperçoit une facture en attente : autant la payer maintenant, sinon elle risque de l’oublier.

À 11 h 30, plusieurs actions ont été commencées ; pourtant, l’e-mail attend toujours.

Vu de l’extérieur, cela ressemble à de la procrastination ou à un manque d’organisation. Vu de l’intérieur, c’est différent : la personne savait ce qu’elle devait faire, mais chaque stimulus a créé une nouvelle priorité, jusqu’à faire disparaître l’objectif initial.

Dans le TDAH, les fonctions exécutives peuvent être fragilisées : inhiber les distractions, maintenir l’objectif en mémoire de travail, hiérarchiser les informations et revenir à la tâche principale.

Le cerveau n’évalue pas uniquement la durée de la tâche ; il évalue aussi son coût d’activation. Répéter « cela ne prend que cinq minutes » aide donc rarement : la personne le sait déjà.

Le problème n’est pas toujours de faire ; c’est de démarrer, puis de rester sur la bonne trajectoire.

Quelques ajustements peuvent réduire le seuil d’entrée : fermer les autres fenêtres, écrire uniquement la première phrase, lancer un minuteur de cinq minutes et noter les tâches parasites sans les commencer.

Avec un TDAH, la motivation n’arrive pas toujours avant l’action ; très souvent, elle apparaît après le démarrage.

Face à une montagne, demander davantage de volonté ne suffit pas : il faut construire la première marche… puis éviter de changer de montagne en chemin.

TurbulencesCérébrales

🧠 TDAH : la liberté de choisir n’efface pas le prix du choixValoriser un comportement favorise sa répétition. C’est tout...
08/09/2026

🧠 TDAH : la liberté de choisir n’efface pas le prix du choix

Valoriser un comportement favorise sa répétition. C’est tout l’intérêt du renforcement positif.

Mais éduquer ne consiste pas uniquement à récompenser. C’est aussi apprendre qu’une règle connue ne disparaît pas dès qu’elle devient frustrante.

À l’âge adulte, chacun peut choisir de rouler à 150 km/h en ville. Mais il ne peut pas choisir ensuite d’annuler l’amende ou le retrait de permis. La conséquence ne disparaît pas simplement parce qu’elle lui déplaît.

L’enfant doit intégrer la même réalité : il peut choisir son comportement, mais pas supprimer sa conséquence.

Cela ne signifie pas punir l’échec. Un enfant qui essaie et n’y parvient pas a besoin d’aide. Un oubli lié au TDAH peut nécessiter un tableau visuel, un minuteur ou un rappel. Mais lorsque la règle est comprise, la tâche réalisable et le rappel donné, le refus peut entraîner la conséquence annoncée.

Imaginons une caissette près du tableau des tâches. La tâche accomplie rapporte 1 franc. Si l’enfant refuse malgré le rappel convenu, 50 centimes retournent dans la réserve. Le montant reste provisoire jusqu’à la fin de la semaine et ne devient jamais négatif.

En psychologie comportementale, cela s’appelle le coût de réponse. Il ne vise pas à « faire payer » l’enfant, mais à rendre le lien entre choix et conséquence immédiat et prévisible.

Chez l’enfant TDAH, savoir ce qu’il faut faire ne garantit pas de pouvoir interrompre l’activité en cours, initier la tâche ou réguler l’émotion liée à la perte. La conséquence doit donc rester petite et stable.

Le véritable apprentissage se trouve là : ressentir la déception, constater que la règle ne bouge pas, retrouver son calme, puis recommencer.

La frustration n’est pas un échec éducatif. Traversée dans un cadre sécurisant, elle devient un apprentissage.

🧠 TDAH : la négociation qui calme la crise… et renforce la suivanteLe parent dit non, l’enfant insiste. Il argumente, pr...
07/09/2026

🧠 TDAH : la négociation qui calme la crise… et renforce la suivante

Le parent dit non, l’enfant insiste. Il argumente, proteste et monte le ton. Au bout de vingt minutes, le parent cède, épuisé, pour retrouver le calme.

La scène semble terminée. Pour le cerveau de l’enfant, l’apprentissage commence.

En 1957, Charles Ferster et B. F. Skinner ont montré que l’imprévisibilité d’une récompense modifie la persistance d’un comportement. Lorsqu’une récompense arrive de manière aléatoire, le comportement devient très résistant à l’extinction.

C’est le renforcement intermittent.

Dans une famille, l’équation est redoutable. Si insister fonctionne une fois sur dix, le cerveau comprend que la prochaine tentative pourrait être la bonne. Une seule fois où le parent cède suffit parfois à entretenir le comportement.

L’enfant insiste davantage, pas forcément par provocation ou manipulation, mais parce que son cerveau a identifié une stratégie parfois rentable.

Chez l’enfant avec un TDAH, le mécanisme peut s’intensifier. L’attrait de la récompense immédiate, l’impulsivité, la difficulté à attendre et le coût de la régulation émotionnelle favorisent la recherche d’une issue rapide.

Le parent apprend lui aussi. Céder diminue immédiatement la tension, le silence revient et son cerveau enregistre un soulagement.

Deux apprentissages se renforcent simultanément. L’enfant apprend que l’insistance peut déplacer la limite. Le parent apprend que céder interrompt la crise.

La réponse repose sur la prévisibilité. La règle est décidée à l’avance, annoncée clairement, puis appliquée avec constance. Un choix reste possible dans le cadre :

« L’écran s’arrête à 19 heures. Tu préfères l’éteindre toi-même ou que je le fasse ? »

Le choix concerne la manière. La limite reste stable.

Le cerveau répète ce qui fonctionne. La cohérence lui apprend qu’il peut arrêter de tester.

TurbulencesCérébrales

🧠 La dépression n’a pas une signature EEG uniqueLors de la préparation du DSM-5, le manuel de référence en psychiatrie, ...
04/09/2026

🧠 La dépression n’a pas une signature EEG unique

Lors de la préparation du DSM-5, le manuel de référence en psychiatrie, l’espoir était d’identifier des biomarqueurs : des indicateurs biologiques mesurables pouvant contribuer au diagnostic.

Mais pour la dépression, aucun biomarqueur n’a atteint un niveau de fiabilité suffisant. Le diagnostic reste donc principalement fondé sur les symptômes, leur durée et leur retentissement.

Une étude multicentrique récente aide à comprendre pourquoi.

Les chercheurs ont analysé les EEG de repos de 1 163 personnes, dont 369 présentant un trouble dépressif majeur.

Résultat : aucune signature EEG n’était commune à tous les patients. Les déviations étaient surtout individuelles. Même l’anomalie la plus relativement stable, observée dans le réseau limbique, ne concernait qu’environ 25 % des personnes dépressives.

Des symptômes similaires peuvent donc être associés à des fonctionnements neurophysiologiques différents.

Cette hétérogénéité aide aussi à comprendre pourquoi les résultats du neurofeedback peuvent varier.

Le neurofeedback ne consiste pas à appliquer automatiquement une fréquence à un diagnostic. Il faut recueillir un EEG fiable, l’interpréter à la lumière des symptômes, formuler une hypothèse neurofonctionnelle, construire un protocole, déterminer le nombre et l’espacement des séances, puis l’ajuster selon les réponses observées.

Chaque étape compte.

Cette étude ne prouve pas que la personnalisation garantit l’efficacité. Elle montre néanmoins pourquoi un protocole identique pour toutes les personnes dépressives risque de manquer l’essentiel.

Un même diagnostic peut recouvrir plusieurs fonctionnements cérébraux.

Références : Sun S. et al., 2026 ; The Future of DSM: Role of Candidate Biomarkers and Biological Factors, 2026.

DelphineMuller

🧠 TDAH, pourquoi mon enfant ne fait pas ce que je lui demandeUn parent vise un résultat. Il souhaite que son enfant soit...
03/09/2026

🧠 TDAH, pourquoi mon enfant ne fait pas ce que je lui demande

Un parent vise un résultat. Il souhaite que son enfant soit autonome, respectueux, coopératif, qu’il écoute et range ses affaires.

Mais ces mots décrivent la destination, pas le chemin.

C’est comme demander à quelqu’un de respecter le Code de la route. Cela ne suffit pas pour conduire. Il faut connaître les limitations, reconnaître un cédez le passage, s’arrêter à un stop et savoir quoi faire dans chaque situation.

À la maison, le principe est identique.

Ne pose pas ton verre là, indique l’endroit interdit, mais pas celui où le verre doit être posé.

Ne laisse pas traîner tes chaussures, décrit ce que l’enfant ne doit pas faire, mais pas l’action attendue.

La règle devient claire lorsqu’elle précise le comportement. Quand tu as fini de boire, pose ton verre sur le plateau près de l’évier. Lorsque tu rentres, place tes chaussures dans le panier avant de quitter l’entrée.

Il existe donc trois niveaux. Le résultat recherché, comme le respect ou l’autonomie. Le comportement observable qui permet de l’obtenir. Puis la manière de l’enseigner, montrer l’action, découper les étapes, employer les mêmes mots et renforcer la réussite.

Cette précision est essentielle dans le TDAH. Pour agir, l’enfant doit maintenir la consigne en mémoire de travail, interrompre ce qu’il faisait, organiser les étapes et initier le comportement. Ces fonctions exécutives sont plus variables pendant les transitions, avec la fatigue ou lorsque l’émotion monte.

Une règle précise réduit cette charge et fournit au cerveau une séquence qu’il pourra progressivement automatiser.

Ce n’est pas une baguette magique. Le comportement doit être montré, répété et accompagné avec cohérence.

Un enfant ne devient pas autonome parce qu’on lui demande de l’être. L’autonomie et le respect se construisent par l’accumulation de petites actions concrètes.

TurbulencesCérébrales

🧠 TDAH. Un comportement ne définit pas une personne.Un enfant ne commence pas une tâche. On le dit paresseux. Il oublie ...
01/09/2026

🧠 TDAH. Un comportement ne définit pas une personne.

Un enfant ne commence pas une tâche. On le dit paresseux. Il oublie une consigne. On pense qu’il ne fait aucun effort. Il réagit vivement. On le juge difficile.

Pourtant, le comportement observable ne raconte qu’une partie de l’histoire.

Derrière ces réactions se trouvent souvent une mémoire de travail saturée, une inhibition moins efficace, une difficulté à organiser les informations ou une régulation émotionnelle plus lente.

Cela n’excuse pas tout. Cela change la manière d’intervenir.

Dire que le comportement pose problème permet de chercher une solution. Dire que l’enfant est le problème attaque directement son identité.

Un comportement informe sur le fonctionnement du cerveau à un moment donné. Il ne définit ni une personnalité, ni une intelligence, ni un avenir.

Changer les mots ne règle pas tout. Mais cela change déjà la manière d’aider.

TurbulencesCérébrales

🧠 TDAH. Arrêtez de dire qu’il est paresseux.Il sait ce qu’il doit faire. Il veut le faire. Il a compris la consigne. Pou...
31/08/2026

🧠 TDAH. Arrêtez de dire qu’il est paresseux.

Il sait ce qu’il doit faire. Il veut le faire. Il a compris la consigne. Pourtant, il ne commence pas.

Vu de l’extérieur, cette immobilité ressemble à de la paresse, de l’opposition ou à un manque de motivation.

Mais dans le TDAH, vouloir agir et réussir à déclencher l’action ne sont pas toujours la même chose.

Pour commencer une tâche, le cerveau doit maintenir l’objectif en mémoire, organiser les informations, inhiber les distractions et transformer une intention en première action concrète.

Une personne avec un TDAH peut vouloir réussir et rester bloquée devant son cahier, son ordinateur ou sa liste de tâches.

Ce n’est pas forcément un manque de motivation. C’est souvent une difficulté de mise en action.

Et les mots employés comptent.

À force de l’appeler paresseux, il finit par le croire. Un blocage devient alors une identité imposée. Une identité qui ne décrit ni ses capacités, ni ses efforts, ni ce qui se passe réellement dans son cerveau.

Répéter « fais un effort » ne lui donne aucune stratégie.

Il faut réduire le coût du démarrage.

« Fais tes mathématiques » reste abstrait.

« Ouvre ton cahier à la page 42. Écris la date. Entoure le premier exercice » donne au cerveau un point de départ précis.

Un minuteur de trois minutes, une présence soutenante ou un retour immédiat facilitent également l’activation.

En neurofeedback, l’attention n’est donc pas le seul élément observé. L’état d’activation, la stabilité de l’engagement et la régulation émotionnelle font aussi partie de l’analyse.

Avant de conclure qu’une personne ne veut pas, il faut vérifier si elle parvient réellement à commencer.

Commencer. Poursuivre. Terminer.

Pour beaucoup de personnes avec un TDAH, le premier mot est le plus lourd.

Références : Willcutt et collaborateurs, 2005. Wagner, Mason et Eastwood, 2024.

TurbulencesCérébrales

🧠 TDAH : neurofeedback, entraînement cognitif, activité physique… quels effets sur l’attention et les fonctions exécutiv...
28/08/2026

🧠 TDAH : neurofeedback, entraînement cognitif, activité physique… quels effets sur l’attention et les fonctions exécutives ?

Une méta-analyse publiée en août 2026 dans Translational Psychiatry rassemble 86 essais randomisés menés auprès de 4 628 enfants et adolescents avec un TDAH.

Sa particularité : elle ne repose pas seulement sur des questionnaires, mais sur des tâches cognitives objectives évaluant notamment l’inhibition, la mémoire de travail, la flexibilité cognitive et l’attention soutenue.

Le résultat qui retient particulièrement l’attention concerne le neurofeedback. Dans dix essais, il est associé à une amélioration mesurable de l’attention soutenue : la capacité à rester mobilisé lorsqu’une tâche se prolonge, devient répétitive ou peu stimulante.

Dans le TDAH, la difficulté n’est pas toujours de comprendre la consigne ou de commencer. Elle consiste souvent à maintenir un niveau d’activation suffisamment stable pour poursuivre l’effort sans se disperser, ralentir ou s’épuiser.

Grâce à un retour en temps réel sur l’activité EEG, le neurofeedback entraîne progressivement le cerveau à reconnaître et stabiliser des états de fonctionnement plus adaptés à la tâche. Il ne « force » pas l’attention : il vise une autorégulation plus efficiente.

L’étude ne précise pas encore quel protocole ni quelle dose d’entraînement produisent les meilleurs résultats, et la persistance des effets doit être davantage étudiée. Elle apporte cependant une donnée importante : le neurofeedback constitue un levier pertinent lorsque la cible clinique est la stabilité attentionnelle.

La question devient alors : « Pour quel profil et pour quelle cible neurofonctionnelle ? »

Source : You et al., Translational Psychiatry, 2026.

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🧠 TDAH adulte : quand les troubles associés masquent le problèmeAnxiété, dépression, troubles du sommeil, addictions ou ...
26/08/2026

🧠 TDAH adulte : quand les troubles associés masquent le problème

Anxiété, dépression, troubles du sommeil, addictions ou trouble borderline sont fréquemment associés au TDAH adulte. Selon les études, 65 à 89 % des personnes concernées présenteraient au moins un autre trouble psychiatrique.

Pourquoi ?

Parce que le TDAH ne touche pas uniquement l’attention. Il affecte les fonctions exécutives : planification, organisation, initiation des tâches, inhibition et gestion du temps. La régulation émotionnelle est également souvent concernée.

À force de compenser ce que le cerveau automatise difficilement, la charge mentale augmente. Les oublis, la procrastination, les projets inachevés et le sentiment d’échec peuvent fragiliser l’estime de soi et créer un terrain favorable à l’anxiété, à l’épuisement ou à la dépression.

Or, l’adulte consulte souvent pour le trouble le plus visible. Celui-ci est traité, tandis que le TDAH reste parfois hors champ.

Diagnostiquer le TDAH ne signifie pas négliger les troubles associés. Cela permet aussi d’agir sur ce qui peut continuer à les entretenir grâce à une psychoéducation et à des stratégies adaptées.

Un cerveau TDAH n’a pas seulement besoin de faire davantage d’efforts. Il doit apprendre à fonctionner autrement.

TurbulencesCérébrales

🧠 Vous voulez faire du neurofeedback ? Attention : derrière les mêmes capteurs se cachent des pratiques très différentes...
25/08/2026

🧠 Vous voulez faire du neurofeedback ? Attention : derrière les mêmes capteurs se cachent des pratiques très différentes.

Le neurofeedback dynamique, comme NeurOptimal®, fonctionne automatiquement. Le logiciel détecte certaines variations du signal EEG et interrompt brièvement la musique. Il ne nécessite ni analyse de l’activité cérébrale, ni sélection des fréquences, ni protocole personnalisé. Il s’inscrit principalement dans une démarche de bien-être et peut être utilisé à domicile.

Le neurofeedback EEG clinique repose sur une autre approche. Le praticien analyse l’activité cérébrale, met les résultats en relation avec les difficultés de la personne, puis choisit les régions et les fréquences à entraîner. Le protocole est individualisé et ajusté selon les réactions observées.

Il ne s’agit pas de dire qu’une méthode est bonne et l’autre mauvaise. Elles ne proposent simplement ni le même accompagnement, ni le même degré de personnalisation, ni les mêmes compétences professionnelles.

Avant de choisir un cabinet, trois questions :

– Mon EEG sera-t-il analysé ?
– Le protocole sera-t-il personnalisé ?
– Qui l’ajustera au fil des séances ?

Mêmes capteurs. Deux démarches différentes.

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