11/06/2026
🧠 1 800 cerveaux. 3 biotypes. Et si le TDAH n’était pas un seul trouble ?
Depuis des décennies, le TDAH est classé en trois sous-types : inattentif, hyperactif/impulsif ou combiné.
Une classification utile pour poser un diagnostic.
Mais décrit-elle vraiment ce qui se passe dans le cerveau ?
Une étude publiée en 2026 dans JAMA Psychiatry a analysé les IRM cérébrales de plus de 1 800 enfants atteints de TDAH. Au lieu de partir des comportements observés, les chercheurs ont étudié directement les données neurologiques.
Résultat : trois biotypes cérébraux distincts ont émergé.
🔹 Le premier présente des altérations du cortex préfrontal médial et du pallidum, régions impliquées dans la régulation émotionnelle. On y retrouve souvent inattention, impulsivité et dérégulation émotionnelle importante.
🔹 Le deuxième est caractérisé par un déficit des circuits d’inhibition. Le problème principal n’est pas l’attention, mais la capacité à freiner une réponse déjà enclenchée. Ces enfants agissent avant que le signal d’arrêt n’arrive.
🔹 Le troisième montre des altérations du gyrus frontal supérieur et correspond à un profil principalement inattentif, avec peu ou pas d’hyperactivité.
Pourquoi est-ce important ?
Parce que ces biotypes pourraient ne pas répondre de la même manière aux traitements.
Ce parcours que connaissent tant de familles, essayer une molécule, ajuster une dose, recommencer, n’est peut-être pas simplement du tâtonnement. Il pourrait refléter une réalité biologique plus complexe que nos classifications actuelles.
Les chercheurs envisagent qu’à l’avenir, des biomarqueurs cérébraux puissent contribuer à orienter les choix thérapeutiques.
Nous n’en sommes pas encore là.
Mais cette étude soulève une question fascinante :
👉 Et si le TDAH n’était pas un trouble unique, mais plusieurs réalités neurobiologiques regroupées sous une même étiquette ?
⚠️ Limite importante : ces résultats concernent des enfants et doivent encore être confirmés chez l’adulte.
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