05/10/2026
Le vrai sujet n’est pas de savoir si le gluten est « bon » ou « mauvais », mais plutôt de savoir s’il pose réellement problème chez la personne qui le consomme.
Supprimer le gluten peut parfois améliorer certains symptômes, mais cela ne signifie pas forcément que le gluten lui-même était responsable. Comme expliqué dans le carrousel, le blé contient aussi des fructanes, des glucides fermentescibles qui peuvent provoquer des gaz ou des ballonnements chez certaines personnes.
Il faut aussi regarder ce que l’on retire de son alimentation lorsqu’on passe au « sans gluten ». Dans la pratique, cela peut vouloir dire moins de pain complet, de céréales complètes, de blé, d’orge, de seigle et parfois d’avoine non certifiée sans gluten. Or ces aliments peuvent contribuer aux apports en fibres, vitamines du groupe B, fer, magnésium et autres minéraux.
Le problème n’est donc pas forcément le sans gluten en lui-même, mais ce par quoi on remplace ces aliments. Une alimentation sans gluten peut tout à fait être équilibrée lorsqu’elle contient suffisamment de riz complet, quinoa, sarrasin, millet, légumineuses, fruits, légumes ou encore d’avoine certifiée sans gluten. À l’inverse, remplacer systématiquement des céréales complètes par des produits industriels « sans gluten » ne rend pas automatiquement l’alimentation meilleure pour la santé.
Et surtout, en cas de symptômes digestifs répétés ou de suspicion de maladie cœliaque, mieux vaut chercher à comprendre avant de supprimer. Un médecin ou un professionnel de santé pourra orienter les investigations et aider à identifier la vraie cause.
Parce qu’entre une démarche personnalisée et un post TikTok qui affirme que « le gluten est inflammatoire pour tout le monde », il y a quand même une petite différence.