04/05/2026
Il y a des phrases qui restent.
Pas parce qu’elles sont justes.
Mais parce qu’elles touchent quelque chose de sensible.
La semaine dernière, quelqu’un m’a dit :
“Le burnout… c’est un peu la maladie parfaite pour ne pas retourner au travail.”
Je me suis arrêtée.
Pas pour répondre.
Mais pour écouter ce que ça venait activer.
Parce que derrière cette phrase, il y a souvent :
– de l’incompréhension
– de la peur
– et parfois… une forme de défense
Si le burnout est “une excuse”,
alors je peux croire que ça ne m’arrivera jamais.
Mais la réalité est plus silencieuse.
Plus insidieuse.
Le burnout n’est pas une stratégie.
C’est une saturation.
Un moment où ton système dit :
“Je ne peux plus continuer comme ça.”
Et non… ce n’est pas confortable.
Ce n’est pas “pratique”.
C’est souvent violent, désorientant,
et profondément remettant en question.
Alors non,
le burnout n’est pas un alibi.
Mais peut-être que cette idée nous évite de voir
à quel point nos modes de fonctionnement
nous éloignent de nous-mêmes.
Et ça…
c’est encore plus confrontant.
Et toi…
Tu l’as déjà entendue, cette phrase ?
Avec toute ma douceur, Séverine