27/05/2026
Les médicaments vendus dans le monde n'ont jamais été conçus pour les Africains!
Lis cette phrase une deuxième fois.
Maintenant lis ce texte attentivement jusqu'au bout. Emotions mises de côté.
Regardons autour de nous, nous avons tous à ce jour:
- Une tata qui prend amlor + cardensiel depuis 10 ans pour sa tension qui n'est jamais stable. Son médecin ajoute, change, mais jamais ne retire. Et pourtant elle se sent fatiguée, gonflée, ralentie, pas de gros changement.
- Un tonton, parent qui est sous metformine depuis 4 ans. Son HbA1c reste élevée. Le médecin lui dit que c'est "chronique", un peu comme si c'était une fatalité.
- une voisine, collègue 35 ans, post-partum, sous antidépresseur. Elle ne reconnaît plus ses émotions, ne sait plus si c'est elle ou si c'est la molécule ou le bébé
- Je pourrais listez n-exemples... Mais je crois que tu as compris.
Trois corps africains, 3 pathologies différentes. Un même problème : ils avalent des molécules conçues sur des corps qui ne sont pas les leurs.
Comment le sait-on ?
En 2003, à Bethesda, un docteur africain: Dr Charles Rotimi, formé aux États-Unis, Né à Benin City au Nigeria, ayant obtenu son PhD aux USA décide de réparer une injustice scientifique vieille de 70 ans. Il fonde la African Society of Human Genetics. Il se bat pendant 7 ans. En 2010, il obtient 76 millions de dollars du NIH américain et du Wellcome Trust (devenus 150 millions sur 10 ans) pour lancer H3Africa : Human Heredity and Health in Africa.
Octobre 2020, r***e Nature, ces résultats publiés :
- 3,4 millions de variations génétiques inconnues jusqu'alors, propres aux populations africaines.
- 62 régions de notre ADN sous pression sélective forte : métabolisme, immunité, réparation cellulaire.
Et malgré cela, moins de 2% des génomes étudiés dans le monde sont africains (Zané Lombard, Nature 2023).
Cela signifie qu'aujourd'hui encore, la majorité des médicaments qui sont prescrits quotidiennement ont été testés sur des corps qui ne ressemblent pas au tien.
Voilà la réalité.
Maintenant, je veux que tu reviennes en arrière, bien en arrière. Avant ce décor.
Mes arrière-grands-parents ont eu 11 enfants. 11! Sans césarienne, sans péridurale. Sans pédiatre.
Mon arrière grand-mère maternelle est morte à plus de 90 ans. Mon arrière grand-père maternel à plus de 80 ans. Aucun n'avait de placard à médicaments. Aucun n'a pris d'antihypertenseur. Aucun n'a connu le diabète de type 2.
Pourtant ils mangeaient : l'huile de palme, Ils mangeaient salé, Ils buvaient leur vin de palme...
Comment ont-ils fait ?
Réponse courte : leur cuisine était leur pharmacie.
Réponse longue : ils utilisaient chaque jour, dans chaque plat, des aliments, des plantes que la science contemporaine est en train de redécouvrir , souvent pour les breveter à notre insu.
Fais cet exercice avec moi; fais le récap des membres de ta famille actuellement malades et fais le listing de tous les médicaments qu'ils ingèrent.
Compte à voix haute. Ou note sur papier. Tu auras une liste qui ressemble à ceci:
- gélules de tonton pour le cœur.
- comprimés de maman pour la tension.
- injections mensuelles de tata pour le diabète.
- ventoline de la petite nièce.
- anti-inflammatoires de papa.
-tes propres compléments: paracétamol, ibuprofène, magnésium, oméga-3, vitamine D, fer, probiotiques...
-les antidépresseurs de ta cousine en Diaspora
-le Doliprane familial. Je te laisse compléter la liste...
Combien de boîtes ? 20 boîtes ? 30 ? plus?
Maintenant ouvre ton armoire à épices.
Combien d'épices africaines ? Peux-t-on y trouver? Non je ne parle pas du poivre noir, herbes de provence. Je parle des vrais épices que tes anc^tres utilisaient. combien en as -tu? 3 ? 5 ? Aucune parce que tu cuisines occidental ? Ok.
Et plus profondément encore : combien de livres as-tu sur l'utilisation thérapeutique de ces épices ? Et de tous les aliments tropicaux qui sont la base de tes repas hebdomadaire?
Je parie que zéro...
Voici donc l'inversion dramatique de notre génération.
Nos arrière-grands-parents avaient :
- 0 médicament dans le placard
- 30 plantes médicinales aux alentours
- une quinzaine d'épices différentes dans les cuisines
- 100% de la notice transmise oralement
Et nous, qu'avons-nous?
- 20 médicaments dans le placard
- 3 épices génériques dans la cuisine (sel, poivre, paprika), à peine 2-3 épices traditionnelles
- 0% de la notice africaine
Et nous sommes plus malades qu'eux. Plus jeunes, plus malades, plus dépendants.
Ce n'est pas le progrès, cest l'amnésie.
La preuve:
Voici cinq plantes que tes arrière-grands-parents utilisaient et que la science contemporaine isole, étudie, brevette et te le revend 4-7 fois plus cher
1. Garcinia kola : la petite noix amère.
Mon grand père en avait toujours dans son pagne, dans sa poche, dans son sac. Elle en mâchait après chaque repas trop riche. Elle ne savait pas que la science nommerait plus t**d sa molécule unique kolaviron, et qu'elle inspirerait un produit pharmaceutique commercialisé sous le nom de GARCINIA-IHP. Elle savait juste que ça "lavait le foie".
2. Xylopia aethiopica
Mon arrière grand mère en mettait dans de nombreux plats traditionnels, elle ne savait pas que des chercheurs nigérians publieraient un jour, en 2023, une étude identifiant trois molécules antivirales dans ce poivre puissantes contre les infections résistantes: dont une capable de traverser la barrière hémato-encéphalique.
3. Tetrapleura tetraptera
La tante de ma meilleure amie nigériane l'utilisait dans le bouillon "pepper soup" . Elle ne savait pas que dès 1983, une équipe de l'Université d'Ibadan en isolerait une coumarine :le scopoletin agissant comme inhibiteur de l'enzyme de conversion de l'angiotensine. Le même mécanisme que le Ramipril que sa fille prend aujourd'hui à 45 ans.
4. Monodora myristica
Mon arrière-grand-mère n'a jamais entendu parler de fluoxétine. Mais une étude publiée dans Scientific African en 2021 a démontré que l'huile essentielle de cette graine produit chez une personne soumise à un stress chronique un effet antidépresseur comparable au Prozac.
5. Aframomum melegueta
Dans la cour de mes grands-parents, elle poussait à l'état sauvage. Personne ne l'arrosait. Personne ne la fertilisait, personne ne la traitait. Pourtant ses molécules 6-paradol, 6-shogaol sont aujourd'hui des actifs brevetés dans les compléments brûle graisse que la diaspora paie 49€ le flacon sur Amazon. Il est aussi la base du médicament : Vanizem. Je te prie de vérifier toi même.
Comprends bien ce que je suis en train de te dire.
Ces épices poussent à l'état sauvage. Elles sont, pour la plupart, non domestiquées, aucun pesticide, aucun fongicide, aucun engrais de synthèse. Aucun OGM. Aucun cahier des charges industriel.
Elles sont, par nature, des milliers de fois plus "bio" qu'un complément certifié AB acheté en pharmacie : parce qu'aucune main humaine n'a forcé leur croissance.
Elles ont co-évolué avec nos corps pendant des milliers de siècles
Nos ancêtres étaient connectés à la terre. À ce qui pousse seul, àce qui résiste sans chimie. À ce qui se transmet sans facture.
Nous, nous sommes connectés à la pharmacie, à ce qui se fabrique en laboratoire, à ce qui dépend d'un lobby. À ce qui se renouvelle chaque mois avec une ordonnance.
Mais le lien à la terre, lui, est rompu , pas par leur volonté, mais par la nôtre.
Nous l'avons rompu en perdant la notice.
Attention je suis très lucide, je ne romantise pas aveuglément l'époque de nos ancêtres. Certains mouraient à l'accouchement, certains mouraient d'infections que la médecine moderne sait soigner aujourd'hui.
Donc continue d'aller à l'hôpital, de faire tes bilans, de prendre tes traitements quand c'est nécessaire.
Mais reste lucide et réaliste. Comprends aussi ceci définitivement: pour beaucoup des maladies chroniques modernes : infections récidivistes, le diabète de type 2, l'hypertension, arthrose, dépression, fond, la fatigue chronique, le surpoids ... Nos ancêtres ont des réponses que les médecins n'apprennent pas toujours en Faculté. D'ailleurs à cet effet, sur quel modèle est basé la pédagogie des écoles de médecine? Le nôtre? Celui d'ailleurs?
Les réponses à ces maladies qui perdurent sont dans nos aliments, nos plantes. Dans nos épices, nos sauces traditionnelles...
Encore faut-il avoir la notice d'utilisation.
Cette notice, je l'ai écrite. Pendant dix ans, avec ma formation de biochimiste. Il s'agit de la Bible des condiments sauces et épices africaines , avec 700+ références scientifiques, sur 537 pages. Il s'agit aussi de collection des 14 ouvrages dédiées exclusivement à la nutrition tropicale que propose Nutrition TV.
La Bible des Condiments, Sauces et Épices Africaines est le pont entre la mémoire orale de tes arrière-grands-parents et la science contemporaine qui les redécouvre.
Une dernière chose, pour ouvrir le débat.
Si nos arrière-grands-parents revenaient un jour, ouvraient nos placards à médicaments, regardaient nos repas actuels, nos bobos , que diraient -ils à notre génération ?
Que nous avons progressé ? Ou que nous avons trahi ce qu'ils nous ont légué?
Je te lis avec attention en commentaires.
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✨Josie-K
Biochimiste | Experte en nutrition tropicale depuis 2010 | 19 ouvrages publiés
Ce que nos ancêtres savaient, la science confirme. Je le documente et transmets.