09/09/2026
Il y a des dates qui traversent le temps non pas pour nourrir la nostalgie ou la plainte, mais pour rappeler de quel bois nous sommes faits.
Voici le visage de mon père, Abderrahmane Benlazhar. Un homme d'engagement, un militant algérien, un pagsiste qui a consacré sa vie à ses idées et à la liberté.
Le 9 septembre 1992, il est devenu l'une des premières victimes civiles du terrorisme en Algérie.
Face à la violence, l'histoire aurait pu s'écrire sous le signe de la fracture et de la victimisation. Mais la véritable résilience n'est pas de subir les cicatrices du passé ; c'est de transformer la douleur en un carburant pour la vie.
Si j’ai choisi de consacrer mon quotidien à la santé globale, à l’écoute du corps et à la reconquête de notre souveraineté intérieure, ce n'est pas un hasard. La force de tenir debout, de bâtir, d'avancer malgré les tempêtes et de refuser la fatalité, c'est l'héritage silencieux qu'il m'a transmis, et que l'on devine dans son regard.
On ne choisit pas les épreuves qui frappent nos vies. En revanche, on choisit ce que l'on décide d'en faire.
Aujourd'hui, je ne célèbre pas une absence ; je célèbre la force de la transmission, la vie qui continue, et ce feu intérieur que rien ni personne n'a pu éteindre.
À tous ceux qui portent des cicatrices invisibles ou l'histoire de deuils profonds : que votre passé devienne votre plus bel ancrage, jamais votre prison. 🤍