17/07/2026
Tu ne crains peut-être pas vraiment la solitude.
Tu crains peut-être ce qu’elle réveille en toi.
Le silence d’un téléphone.
Une réponse qui tarde.
Une relation qui devient moins intense.
Une personne qui semble prendre ses distances.
Et soudain, une pensée apparaît :
« Je ne compte plus. »
Cette peur peut pousser à chercher une proximité permanente, à multiplier les messages, à s’accrocher à une relation terminée ou à rechercher des liens très intenses.
Non parce que tu es faible.
Mais parce qu’une partie vulnérable de toi cherche à retrouver rapidement un sentiment de sécurité.
Il est possible que l’intensité relationnelle devienne alors une sorte de médicament émotionnel. Pendant quelques instants, elle rassure. Elle donne la sensation d’être vivant, choisi et important.
Mais lorsque l’autre devient ton unique source d’apaisement, la relation peut se transformer en bouée de sauvetage.
Et une bouée n’est pas un lieu où construire sa maison.
L’autonomie affective ne consiste pas à ne plus avoir besoin des autres. Nous sommes des êtres de lien.
Elle consiste plutôt à apprendre à rester présent pour toi lorsque la peur apparaît.
Tu peux essayer cette pratique :
Pose une main sur ta poitrine.
Respire lentement.
Puis demande-toi :
« De quoi ai-je réellement besoin maintenant ? »
D’être rassuré ?
D’être écouté ?
De contacter une personne de confiance ?
De dormir, de marcher ou de laisser passer l’émotion ?
Imagine ensuite que tu réponds à un enfant inquiet. Tu ne lui demanderais pas d’arrêter immédiatement d’avoir peur. Tu commencerais par rester près de lui.
Tu peux apprendre à faire la même chose pour toi.
Lorsque tu as peur d’être abandonné, parviens-tu à rester à tes propres côtés ?
Enregistre cette publication pour la relire lorsque l’absence de l’autre devient trop lourde.
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