18/05/2026
Ces derniers jours, beaucoup de doulas et de sages-femmes ont découvert le nouvel article publié par l’Ordre National des Sages-Femmes concernant les doulas et les formations auxquelles certaines sages-femmes participent.
Et je vais être honnête :
ça me fatigue profondément de voir revenir encore et encore cette opposition.
Parce qu’au quotidien, sur le terrain, ce que je vois… ce sont surtout des familles qui ont besoin d’être soutenues.
Des femmes qui manquent d’écoute.
Des parents épuisés, isolés, perdus parfois.
Des postpartum vécus dans une immense solitude.
Je vois aussi des sages-femmes extraordinaires.
Des professionnelles investies, compétentes, humaines, qui travaillent dans des conditions souvent difficiles… et qui comprennent parfaitement la complémentarité possible avec les doulas.
Une doula ne fait pas d’actes médicaux.
Une doula ne remplace pas une sage-femme.
Et une sage-femme ne remplace pas ce soutien logistique et continu dont beaucoup de familles ont besoin aujourd’hui.
Nous n’avons pas les mêmes rôles.
Mais nous pouvons avancer dans la même direction.
Être accompagnée pendant la grossesse ou le postpartum, ce n’est pas seulement avoir un suivi médical.
C’est aussi :
✨ avoir un espace pour déposer ses peurs
✨ être soutenue dans les moments de doute
✨ se sentir écoutée sans jugement
✨ traverser cette période entourée et sécurisée
✨ se rappeler que la mère compte autant que le bébé
Et honnêtement ?
Je refuse de croire que ça devrait faire peur.
Les familles n’ont pas besoin qu’on se divise davantage.
Elles ont besoin d’un réseau solide, respectueux et coopératif autour d’elles.
Alors je continuerai à travailler dans ce sens-là.
Avec éthique.
Avec clarté sur mes compétences.
Avec énormément de respect pour les professionnels de santé.
Mais aussi avec la conviction profonde que le soutien humain a toute sa place dans la périnatalité.
Parce qu’on ne devrait jamais avoir à choisir entre être soignée… et être accompagnée. 💛