Touche pas à ma FIV 88

Touche pas à ma FIV 88 pétition en ligne : https://c.org/NBLqHDRQyr

16/05/2026
Depuis notre dernier post du 25 mars, beaucoup d’entre vous se demandent où nous en sommes. Même si nous communiquons pe...
10/05/2026

Depuis notre dernier post du 25 mars, beaucoup d’entre vous se demandent où nous en sommes.
Même si nous communiquons peu publiquement ces dernières semaines, sachez que le collectif continue d’agir en coulisses pour défendre le maintien d’un parcours PMA à 100% dans les Vosges.

Voici un point sur les actions menées depuis :

➡ Début avril, nous avons adressé aux communes des différentes circonscriptions une demande de motion de soutien.
À ce jour, plus de 30 communes nous ont déjà apporté une réponse positive… et les retours continuent d’arriver.

Un immense merci aux élus qui ont entendu notre inquiétude et choisi de soutenir l’accès aux soins pour les familles vosgiennes.

➡ Nous avons également rencontré le directeur du CHED, ainsi que la directrice du pôle mère-enfant et la directrice référente du pôle spécialités médicales.

Soyons honnêtes : ces échanges n’ont malheureusement pas apporté les avancées concrètes que nous espérions.

➡ Le préfet des Vosges a été sollicité par le député M. Humbert, et nous avons reçu sa réponse.

➡ Enfin, l’Association de Défense de la Maternité et de l’Hôpital de Remiremont a pris contact avec nous afin d’échanger autour de nos combats respectifs.

Nous savons que beaucoup attendent des réponses, des décisions et surtout des actes.

Nous aussi.

Nous continuerons à nous battre pour que les couples vosgiens puissent accéder à un parcours PMA de proximité, humain et accessible.

Merci à toutes celles et ceux qui nous soutiennent, partagent nos publications, parlent de notre combat et refusent de voir disparaître ce service essentiel dans notre département. 🩵

Merci à Paillettes Magazine pour leur soutient ! 🫶 Notre combat continue 💪 Aujourd'hui encore nous avons besoin de vos s...
12/03/2026

Merci à Paillettes Magazine pour leur soutient ! 🫶
Notre combat continue 💪

Aujourd'hui encore nous avons besoin de vos signatures !!! 🤩

✍️ Pour signer notre petition, c'est la : https://c.org/SM7N7pypFX

[Témoignage] Novembre 2023, nous décidons enfin de créer notre famille après plus de 10 ans de vie commune.De retour d’u...
07/03/2026

[Témoignage]

Novembre 2023, nous décidons enfin de créer notre famille après plus de 10 ans de vie commune.

De retour d’un voyage en Thaïlande et en pleine construction de notre maison, nous entamons les essais bébés. Après plus de 15 années de pilule contraceptive, je l’arrête.

J’ai 34 ans et je suis un peu inquiète, je sais que la fertilité commence à baisser dès 30 ans chez la femme. J’entends parler de grossesse gériatrique à partir de 35 ans en France. Mais je vois aussi de plus en plus de femmes avoir des enfants « t**divement », alors pourquoi pas moi ?

Les mois passent, toujours pas de positif, je m’inquiète et commence à me comparer aux autres. Je ne comprends pas pourquoi rien ne se passe. Mais nous sommes en plein chantier de construction, avec ses hauts et surtout ses bas. Et donc, beaucoup de stress, je me dis que cela ne doit pas aider.

J’en parle à ma gynécologue, elle me dit qu’il faut encore persévérer dans les essais naturels pendant un an. Je suis un peu dubitative, mais après tout c’est elle la professionnelle.
Chacun prend ses vitamines de fertilité, à coup de 60 euros par mois, non remboursés.

Printemps 2025, la maison est finie et nous emménageons, en parallèle nous démarrons les examens de fertilité.

Prise de sang, spermogramme et hystérosalpingographie.

Ah ce fameux examen, « ne vous inquiétez pas, ce n’est pas douloureux, juste comme des crampes de règles ». A priori, nous n’avons pas la même définition des crampes de règles. L’examen est extrêmement douloureux pour moi (et pourtant, j’ai connu les règles très douloureuses et je pense être capable d’encaisser). Mais j’endure, en espérant avoir des réponses.

Sortie d’examen, aucune anomalie et aucun problème visible.
Même résultat pour les prises de sang. Les taux d’hormones sont bons, tout comme le spermogramme.

Nous faisons partie des 20 % de cas d’infertilité inexpliquée. Au lieu d’être heureuse de n’avoir aucun problème, je ressors démoralisée. Je ne comprends pas et personne ne peut m’expliquer.

À côté, les gens y vont de leurs remarques et conseils, pas malveillants, mais terriblement blessants et culpabilisants : « il faut être moins stressé », « arrêtez d’y penser, ça va venir tout seul », « si ça se trouve ça arrivera pendant vos vacances ».

Notre vie entière tourne autour de mon cycle : calcul de l’ovulation avec test d’ovulation quotidien (30 euros par mois, toujours non remboursé) et planification de chaque rapport. L’intimité du couple en pâtit.

Nous partons en vacances en septembre 2025. Et là je me dis les mêmes phrases que l’on m’a déjà dites : « si ça se trouve, je vais peut-être enfin tomber enceinte ». Mais non, toujours rien. Je n’ai toujours pas eu la chance d’avoir un positif.

Nous démarrons les inséminations.

1re insémination en octobre 2025. J’y crois, j’ai vu sur des forums que plusieurs femmes sont tombées enceintes à la première insémination.

Je fais tout bien. Je respecte toutes les consignes.
Mon compagnon est là à tous les RDV, à chaque écho. Mais il se sent invisible dans tout ce parcours. Il n’a pas l’impression de servir à grand-chose...

Il ne veut pas que je me fasse trop d’espoir, il a peur de me ramasser à la petite cuillère.
Résultat : négatif.

Mes règles arrivent, toujours aussi régulières et s’accompagnent d’une grande déception. Je ne comprends pas pourquoi cela ne fonctionne pas ? Je réponds pourtant bien au traitement avec plusieurs follicules, même trop, dont un mature. Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ?

Je commence à détester ce corps.

Je laisse passer les fêtes et décide de mettre en place une alimentation anti-inflammatoire un peu plus stricte et d’aller voir une naturopathe.

En parallèle je me renseigne toujours plus sur le fonctionnement du système hormonal, des différentes causes d’infertilité, des examens existants à l’étranger.

Je me rends compte que la France, certes, prend en charge le parcours mais refuse de pratiquer certains tests. Je ne comprends pas cette position quand on parle justement de réarmement démographique.

Je me pose aussi des questions sur des problèmes non détectés : j’ai un SPM extrêmement compliqué à gérer : est-ce que je n’aurais pas une mauvaise production de progestérone ? Est-ce que je n’aurais pas une endométriose légère ? C’est quoi l’adénomyose, est-ce que je pourrais être concernée ?

À Noël, je lis dans le journal que la PMA est menacée à Épinal. Et là, montée de stress : qu’est-ce que ça signifie ? Le centre va fermer ? Faut-il réentamer un parcours à Nancy ? Quel va être le délai d’attente ? Pourquoi ne nous a-t-on rien dit alors qu’on a commencé un parcours en octobre ? Je passe les fêtes avec toutes ces questions en tête.

Début 2026, on part sur un deuxième essai en espérant que celui-ci sera le bon. Je pose des questions sur la fermeture du centre mais aussi sur mes questionnements en santé. Toujours la même réponse : non, pas de problème de votre côté, il n’y a rien qui ressort.

Je reprends les piqûres quotidiennes. C’est toute une organisation.
Au travail, je n’ai pas expliqué la raison. J’ai simplement informé que j’avais un traitement nécessitant des RDV médicaux. Même si mon patron est compréhensif et me dit « aucun problème, faites au mieux », j’ai peur d’être mise au placard, qu’on ne me confie plus de projets. Je sais que le monde du travail peut être dur avec les femmes.

Je n’ose pas en parler ni à mon patron, ni à mes collègues. Je suis cadre supérieure et j’ai beaucoup travaillé pour en arriver là, notamment en mettant de côté ma vie perso. Je décide d’encaisser et de tout gérer seule.

Ce deuxième essai est beaucoup plus difficile à gérer, j’ai plus de mal à faire les piqûres, mon compagnon est à mes côtés et essaye de faire ce qu’il peut mais il est lui aussi désemparé.
En cours de stimulation j’ai de fortes douleurs, je sais que je ne peux rien prendre à part du paracétamol, complètement inefficace ! Je ne sais pas si je dois appeler les urgences ? Est-ce que c’est normal ?

Le lundi, je revois la gynécologue, qui m’explique qu’il y a eu une grosse poussée de follicules d’un coup ce qui peut expliquer les fortes douleurs. Heureusement que cela a eu lieu un dimanche, car je n’aurais pas pu travailler.

2 jours plus t**d, il n’y a quasiment plus de follicules et aucun de mature, les taux n’augmentent plus. Il va falloir peut-être arrêter là. De retour à ma voiture, je m’effondre avec l’effet des hormones qui accentuent toutes les émotions. Je me demande ce qui se passe ? Pourquoi devoir subir toutes ces épreuves ?

La prise d’hormones multiplie par 10 chaque émotion et tout devient plus dur à gérer.

Finalement, l’insémination sera possible, j’ai un follicule de mature. Les 2 semaines d’attente me paraissent longues, j’essaie de ne pas trop y penser mais c’est difficile. Je ne veux pas être trop déçue.
Sur les derniers jours je commence à vraiment y croire car je n’ai toujours pas eu mes règles. Mon compagnon aussi y croit vraiment. Il se projette.

Prise de sang : résultat négatif encore une fois.
Je m’effondre une nouvelle fois, c’est l’incompréhension la plus totale.

J’ai pourtant mis tout en place et je ne compte pas mes dépenses :
- coaching sportif 200 euros par mois
- psychologue 50 euros par mois, seule dépense remboursée
- vitamines fertilité 60 euros par mois
- drainage lymphatique à coup de 180 euros tous les 3 mois
- Naturopathe 70 euros la séance
- Compléments alimentaires 70 euros par mois
- Alimentation anti-inflammatoire et bio
- Mise en place du seed cycling pour aider à une bonne production des hormones (là aussi un coût budgétaire, les graines en magasin bio, ce n’est pas donné)

Lorsque j’apprends ce nouvel échec, j’apprends aussi la grossesse d’une amie d’enfance et d’une collaboratrice à 44 ans. C’est la do**he froide, le deuxième coup de couteau qui m’anéantit.
L’arrêt de la progestérone et la chute des hormones viennent encore plus accentuer ce sentiment de déprime et de colère.
Je vis 2 semaines en pleurs et avec une colère qui s’accentue : pourquoi elles et pas moi ? Est-ce que j’ai fait quelque chose de mal ?

J’en veux à tout le monde, à notre gouvernement, au monde médical, à la France.

Je ne comprends pas pourquoi les couples en PMA sont complètement invisibilisés dans ce plan de relance de la fertilité ?
Pourquoi rien n’est fait pour nous aider davantage ?
Pourquoi certains examens faits à l’étranger ne sont pas possibles en France ?

Pourquoi ce parcours est autant déshumanisé alors que l’humanité et l’amour sont pourtant au centre de nos parcours ?

Il est essentiel de pouvoir avoir accès à des centres PMA à côté de chez soi, sans avoir à faire des centaines de kilomètres. Le parcours est éprouvant émotionnellement et physiquement alors pourquoi rajouter des difficultés supplémentaires alors qu’il y en a déjà suffisamment !

Le parcours PMA ce n’est pas une bataille mais une guerre à mener à bout de bras dont on ne sait pas comment on va en ressortir.

04/03/2026

Aujourd’hui encore, nous avons besoin de vous.💪🏻

Notre combat ne s’est pas arrêté avec un témoignage.

Il continue. Chaque jour.

Derrière la fermeture de notre centre PMA, il y a des parcours en suspens.
Des protocoles interrompus.
Des familles en attente.

Nous ne pouvons pas nous battre seuls.

Si vous pensez que l’accès à la PMA doit être protégé, si vous pensez que nos parcours méritent d’être entendus,

👉 Signez la pétition.
👉 Partagez-la autour de vous.

Un clic, un partage, une signature…
c’est peut-être ce qui permettra à un projet de vie de continuer.

Merci pour votre soutien 💛

https://c.org/Qx2KFFrNjr

[Témoignage] 3 ans, 10 mois.C’est le temps qu’il aura fallu pour te rencontrer et te tenir dans nos bras.En février 2021...
03/03/2026

[Témoignage]

3 ans, 10 mois.

C’est le temps qu’il aura fallu pour te rencontrer et te tenir dans nos bras.
En février 2021, ton papa et moi voulons construire notre vie et notre famille ensemble.
J’ai une thyroïdite de Hashimoto. Alors, que mes cycles étaient régulier avant, depuis que j’ai retiré mon stérilet, c’est la catastrophe. Ils sont longs et nous font espérer à plusieurs reprises des tests positifs, mais non... Parfois 90 jours sans règles, ce qui ret**dent les essais...

Il faut un an d’essai pour pouvoir aller en consultation pour la fertilité, alors je rencontre ma gynécologue de l’époque pour en savoir plus. Mais elle me découvre un kyste sur l’ovaire droit, m’annonce qu’il faut attendre pour savoir s’il est bénin et que pour le reste elle ne peut rien pour moi, il faut aller voir un confrère et attendre 6 mois...
Une attente interminable quand tu souhaites accueillir des enfants dans ta vie, une attente qui se rajoute aux mois déjà passé à t’espérer, avec cette fois une inquiétude supplémentaire ;
de quelle nature est ce kyste ?

Ces 6 mois finissent par s’écouler, avec 2 nouvelles ; la 1ere, le kyste est bénin, ouf. La 2nde, j’ai ce qu’on appelle un SOPK (Syndrome des Ovaires Polykystique). Je suis mal, j’ai la sensation que mon corps est défaillant, mais je reste confiante, je sais au fond de moi que j’aurai ma famille à moi.
Ton papa est avec moi, lui est fort, patient, ne me reproche rien. Notre couple se consolide.

Le 9 février 2023, soit déjà au bout de 2 longues années d’essais pour te concevoir, nous avons enfin un rendez-vous dans un centre de PMA.
La commence des tas d’examens pour ton papa et pour moi, certains sont moins agréables que d’autres ; nous avons eu droit à des analyses génétiques, des prises de sang, une échographie pelvienne, une
hystérosalpingographie, un spermogramme... Ce même mois, nous recevons petit à petit les résultats de nos premières analyses ; génétiquement tout est OK.

Papa reçoit son spermogramme ... c’est un coup dur pour lui tératospermie, oligozoospermie, asthénozoospermie... Il se retient avant de pleurer dans mes bras.
On nous annonce donc qu’à moins d’avoir recours à une FIV ICSI, nous n’arriverons jamais à avoir d’enfants.

Le rendez-vous avec le docteur de la PMA ne se passe pas bien. Je digère l’information assez rapidement à ma grande surprise, car je m’accroche très vite au simple fait que ; je serai maman un jour.

Alors soit, ça sera par une FIV. Maintenant nous sommes fixés, 2 ans après.
Vu les résultats de ton papa, il doit refaire des examens et nous devons attendre encore 3 mois supplémentaire avant de commencer tout protocole. C’est, parait-il, la procédure de refaire un spermogramme dans ces délais. En plus de cela son taux de
prolactine étant élevé, il doit passer une IRM cérébrale, une échographie scrotale, une de l’appareil urinaire et rencontrer un urologue.
Celui-ci trouvera une varicocèle sur un testicule, expliquera que cela altère la qualité du sperme, qu’il peut se faire opérer mais
que cela ne changerait pas vraiment la donne. Les mois passent, nouvel examen et notre rendez-vous avec le centre de PMA arrive.

Les résultats sont bons, voilà que maintenant on nous annonce que nous n’avons plus besoin d’aide !!! Et hop ! Comme ça ! Au revoir,
terminer. “Vous n’aurez qu’à aller consulter dans votre nouvelle région si dans 6 mois il n’y a toujours pas de grossesse”.

Je suis en colère.

Le 13 juillet 2023, nous voyons pour la première fois le Docteur D, celui qui nous permettra de te rencontrer ! Après la lecture de notre dossier, il nous explique que dans notre cas une FIV ICSI semble tout indiquée, mais il souhaite refaire quelques examens.

Par la suite, tout s’enchaine, nouveau spermogramme rencontre avec le Docteur L. Il nous dira schématiquement, qu’à nous deux, avec nos troubles, nous avons statistiquement une chance tous les deux ans de concevoir un enfant quand un couple normal à en moyenne entre 9 à 12 chances par an. Il nous explique en quoi consiste la méthode ICSI et semble vraiment confiant.

Rencontre avec la coordo de PMA le 20 octobre 2023, explication du protocole, comment faire les injections, conserver les produits... Je suis très positive, je le sais, cela va fonctionner, mais elle me rabâche qu’on n'en sait rien et cela m’agace.

Le 30 octobre 2023, nouveau cycle! Mais ... exceptionnellement tous les gynécologues sont en vacances, impossible de commencer un protocole. Nous sommes on ne peut
plus déçu. D’autant plus que depuis quelques mois, toute notre vie et son organisation tourne autour de notre parcours...
Nous refusons des invitations “au cas où”.

4 décembre 2023 , nouveau cycle, nouvel espoir !
Appel à la coordinatrice, et encore là,
PATATRAS... Il nous est impossible de commencer le protocole ce mois-ci car le laboratoire ferme en période des fêtes et la ponction tomberait en plein dedans...

Le 1er janvier 2024, nouveau cycle nous commençons donc enfin le 1er protocole et j’ai cette intime conviction que je répète à ton papa : à noël nous serons 3 !!

Je réagis très bien aux produits, un peu trop : hyperstimulation on diminue la dose. Je passe ces semaines à avoir quelques douleurs après les injections, à rire ou pleurer sans raisons ou alors dans des contextes inappropriés.
J’ai des douleurs au bas ventre, je prends également un peu de poids.

Le samedi 20 janvier est prévue la dernière injection,
l’ovitrelle, celle qui déclenche l’ovulation, mais à 16h mails du laboratoire et du docteur, nous stoppons tout.
Le taux est trop retombé, aller jusqu’à la ponction ne servirait à rien
nous n’aurions pas d’ovocytes de qualité. Je sombre. 15 injections pour rien.
Mon corps doit se remettre de cette stimulation, mais nous pourrons recommencer le prochain cycle si celui est OK.

Le 1er mars 2024 mon nouveau cycle, nouvelle tentative avec le traitement diminué dès le début.
Cette deuxième période de traitement est vraiment vraiment vraiment très difficile pour ton papa et moi. Cette fois je suis très agressive, à fleur de peau pour tout, parfois méchante. Tout cela me dépasse, comme les rires et les larmes mais cette fois c’est la méchanceté qui me gouverne, c’est horrible, je ne contrôle rien et ton papa, très solide, encaisse les coups...

Le 14 mars 2024... Mon bébé, je peux le dire, c’est jour-là que tu as été conçu. Bloc opératoire de la ligne bleue à 6h15, moi pour la ponction ovocytaire et ton papa à 7h15 au laboratoire pour le recueil de sperme.
9 ovocytes.
Je ressors quelques heures plus t**d en ayant avalé 2 dolipranes, 1 tramadol et l’information qu’il n’y avait, sur les 9 ovocytes que 5 de viables. J’ai peur pour la suite, presque la moitié déjà hors concours.

Lundi 18 mars au matin, je reçois un appel, nous avons perdu 2 blastocystes, il en reste 3 dont 1 de très bonne qualité (AA) et sauf changement, nous avons rendez-vous le lendemain à 14h au laboratoire PMA.

Mardi 19 mars 2024 à 14h30, plus de 3 ans après, mon bébé tu es enfin là, au creux de mon ventre. Il faut attendre 2 semaines pour faire la prise de sang qui confirmera que je suis bien enceinte. Ce jour-là nous apprenons qu’un autre blastocyste s’est bien
développé et qu’il sera cryogéniser, un AB.

Nous attendons ce qui nous semble être les
jours les plus longs de notre vie, ce qui est ridicule au vu de ces dernières années. Nous essayons de ne pas trop y penser, mais surtout de rester lucides ; tout peut arriver.

Et le 27 mars 2024 très tôt le matin je me réveille avec une douleur atroce dans le bas ventre.

Urgences gynécologiques, après des heures sous perfusion de tramadol, d’acupan, des examens qui ne montrent rien aux images, j’apprends que je suis bien enceinte, que tu t’es accroché. On me propose de la morphine, ce que je refuse sachant que tu es là.

Finalement cela se terminera en opération. Verdict double torsion de la trompe droite, torsion de l’ovaire droit et début d’hémopéritoine.

Mais tu es là. Tu t’accroches. Et à Noël, nous serons 3.

3 ans 10 mois;
16 consultations
8 examens spécifiques
5 spermogrammes et spermocultures
61 piqures dans mon corps
1 opération
2000 kilomètres
1 enfant

💛 Témoignage 💛Il y a des mots qu’on entend presque par hasard, dans un cabinet médical, et qu’on range dans un coin de s...
01/03/2026

💛 Témoignage 💛

Il y a des mots qu’on entend presque par hasard, dans un cabinet médical, et qu’on range dans un coin de sa tête en se disant “ce n’est pas pour maintenant”.

Il y a quelques années, j’ai fait poser un stérilet.
À ce moment-là, on m’a parlé d’ovaires polykystiques. On m’a évoqué une possible difficulté à tomber enceinte un jour.
Mais je ne savais pas ce que ça voulait dire et ce “un jour” était loin d’être d’actualité pour moi à ce moment-là.

Alors je n’ai pas vraiment creusé. J’ai juste fait quelques recherches, mais j’ai eu peur de ce que je lisais… et j’ai refermé l’onglet. Comme si fermer la page pouvait fermer l’idée, en réalité elle restait dans un coin de ma tête et sonnait déjà comme
un échec.

Puis la vie avance.
Juin 2024, je retire mon stérilet.
Ça fait à peine quelques mois que mon copain et moi sommes ensemble, mais on se connaît depuis longtemps et c’est une évidence. On se choisit. On se projette. On veut un bébé.

Ma gynécologue nous laisse un an pour tomber enceinte avant de nous envoyer en PMA alors on laisse faire la nature. Un an c‘est long, ça nous laisse du temps, ça fonctionnera.

Mais moi, dans un coin de ma tête, il y a toujours cette histoire de possible SOPK. Alors je demande des examens. Verdict : je n’ai rien. Rien du tout.

Des années à m’inquiéter pour quelque chose qui n’existe finalement pas, je suis rassurée et je commence à y croire. On va l’avoir ce bébé. Un an c'est long, ça nous laisse du temps, ça fonctionnera.

Et pourtant…

Les mois passent.
Toujours pas de bébé.
La date fatidique arrive et toujours rien. On nous envoie en PMA.

Les examens commencent : hystérosalpingographie,
spermogrammes, spermocultures, analyses génétiques, prises de sang…
Résultat : tout est normal. De mon côté. Du sien aussi. Tout va bien.

Infertilité inexpliquée.
Rassurant ? Oui parce que tout va bien mais en même temps, si tout va bien, où est notre bébé ?
On nous propose des inséminations pour commencer.
On nous parle d’injections. De stimulations.
Nous faisons face parce que nous savons ce que nous voulons.

Peu de larmes sont versées, on prend les infos et on fonce sans vraiment vouloir réfléchir. Je demande à mon copain à chaque
étape si il est d'accord avec ce qu’on fait. J’ai besoin de savoir qu’il est derrière moi pour pouvoir foncer. Il l’est, il ne dit pas grand chose à part « tu es courageuse ». Je n’ai pas besoin de plus, je fonce.

Mais notre rêve s’éloigne malgré nous.
Ce rêve qui nous paraissait plus proche que jamais s’avère finalement plus loin que jamais.
Des mois d’attente. Des résultats d’analyses pas suffisamment bons pour lancer le premier protocole, trop de stress peut-être ?
Des médicaments, d’autres examens, d’autres médicaments, Puis Le premier protocole arrive. Enfin.

Pendant une semaine, mon copain me pique malgré ma peur des aiguilles.
Vingt minutes d’appréhension chaque soir. Plantée devant le stylo, tétanisée à l’idée qu’il doive me piquer. Mais il me dit qu’il est là et qu’on prendra le temps qu’il faut. Alors j’y arrive et on le fait. Notre bébé n’est peut-être plus si loin.

Puis vient le contrôle une semaine après, j'y vais confiante et même fière de moi d'avoir réussi à faire les piqûres mais là, la do**he froide : hyperstimulation.
Risque de triplés donc de grossesse à risque.
On arrête tout.

Cycle annulé, changement de médicament et de dosage pour les prochains protocoles.
Et retour à la case départ.
On avait commencé à y croire. Et d’un coup, tout s’arrête.

La PMA, c’est aussi apprendre à encaisser. À recommencer. À continuer même quand on a l’impression de faire du sur-place.
C’est se sentir impuissant et avoir l’impression de perdre du temps. La PMA pour nous c’est surtout synonyme d'attendre.
Attendre sans savoir à cause de quoi on doit attendre.
Attendre sans pouvoir commencer un protocole.
Avoir l’impression d’attendre dans le vide.
Juste attendre.

Alors en attendant… on prépare sa place.
On achète toutes ses affaires.
Comme pour lui dire qu’on l’attend. Comme pour lui dire qu’il a déjà une place chez nous. Qu’il est déjà aimé avant même d’exister aux yeux du monde, parce qu’il existe déjà dans les
nôtres.

Je ne sais pas combien de temps ça prendra.
Mais je sais une chose : notre bébé sera le fruit d’une patience immense et d’un amour qui, lui, est déjà bien réel. ❤

Merci beaucoup 🙏🙏😀Le combat continue 💪💛
28/02/2026

Merci beaucoup 🙏🙏😀
Le combat continue 💪💛

Maintien du protocole FIV au centre PMA d'Epinal

1000 signatures… et même plus !!! 🥹🥹Alors mille mercis pour votre soutien !! 🙏Notre combat ne s’arrête pas !Continuez de...
27/02/2026

1000 signatures… et même plus !!! 🥹🥹
Alors mille mercis pour votre soutien !! 🙏

Notre combat ne s’arrête pas !
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Maintien du protocole FIV au centre PMA d'Epinal

27/02/2026

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