05/06/2026
Pendant longtemps, j’ai cru qu’accompagner les autres signifiait devoir être forte en permanence.
Comme si prendre soin des autres m’interdisait d’aller mal.
Comme si écouter la souffrance des autres signifiait que je devais avoir réglé toutes les miennes.
Comme si un soignant devait toujours être solide, toujours aligné, toujours capable.
Aujourd’hui, je réalise à quel point cette croyance est lourde.
Ces derniers temps, je traverse une période personnelle très difficile. Et même si je ne souhaite pas entrer dans les détails, j’ai compris quelque chose d’essentiel :
La souffrance n’épargne personne.
Pas les thérapeutes.
Pas les accompagnants.
Pas les personnes qui consacrent leur vie à prendre soin des autres.
Nous restons avant tout des êtres humains.
Pendant longtemps, j’ai pensé que reconnaître mes difficultés était un aveu de faiblesse.
Aujourd’hui, je crois au contraire que la première étape de toute guérison est l’honnêteté.
L’honnêteté envers soi-même.
L’honnêteté envers les autres.
Le courage de dire : « en ce moment, je ne vais pas bien ».
Parce qu’aller mal n’est pas une faute.
Parce qu’avoir besoin d’aide n’est pas un échec.
Parce que demander du soutien demande parfois bien plus de courage que de continuer à faire semblant.
Je ne partage pas ces mots pour susciter la compassion, mais parce que je crois profondément que nous gagnerions tous à parler plus librement de nos vulnérabilités.
Dans les semaines à venir, je partagerai peut-être certaines des ressources, réflexions et actions que je mets en place pour avancer pas à pas.
Aujourd’hui, je voulais simplement poser ceci :
La guérison commence souvent au moment où l’on cesse de cacher sa souffrance.