08/09/2026
« Plus forte est la blessure, plus longue est la cicatrisation et plus épaisse est la carapace. »
Certains tatouages n’ont pas besoin d’explications.
Ils murmurent déjà tout ce qu’il faut.
Ici, les mots avancent le long de la colonne comme une plante qui s’élève, comme un fil intérieur qui guide sans se montrer, comme un axe qui se reconstruit dans le silence.
Ils glissent sur la peau avec la lenteur d’une cicatrice qui apprend à devenir force, une blessure qui apprend à tenir debout.
Les battements du cœur et les ailes soufflent ce qu’il faut de force, d’énergie, de respiration…
Ils veillent, ils soutiennent ce mouvement imperceptible, celui qui continue malgré tout, celui qu’on ne voit qu’en s’approchant.
Une force née de ce qui a été traversé.