03/09/2026
« Docteur, je ne comprends pas… mes taches sont apparues d’un coup. »
En réalité, elles ne sont souvent pas apparues “d’un coup”. ☀️
Sous la peau, l’exposition répétée aux UV peut stimuler la production de mélanine et favoriser sa rétention anormale dans certaines cellules de l’épiderme.
Avec le temps, ce photodommage s’accumule… jusqu’au moment où la pigmentation devient suffisamment visible pour que vous la remarquiez dans le miroir.
C’est notamment ce qui explique les lentigos solaires, ces taches brunes que l’on retrouve fréquemment sur les zones les plus exposées : visage, décolleté ou mains.
Et contrairement à ce que l’on pense, ce n’est donc pas uniquement « l’été dernier » qui compte : c’est aussi l’accumulation des expositions au fil des années.
Alors, peut-on les traiter ?
Oui, mais seulement après avoir identifié le type de pigmentation. Selon le diagnostic, différentes approches peuvent être proposées : lasers ciblant le pigment, lumière pulsée (IPL), certains peelings ou traitements topiques.
Les lasers pigmentaires, notamment certains Nd:YAG, peuvent cibler la mélanine responsable de certains lentigos.
Et surtout : traiter une tache sans traiter sa cause n’a pas beaucoup de sens. La photoprotection reste indispensable, notamment pour limiter l’apparition de nouvelles lésions et les récidives après traitement.
⚠️ Toutes les taches brunes ne sont pas des lentigos solaires : mélasma, hyperpigmentation post-inflammatoire et certaines lésions cutanées peuvent leur ressembler. Une tache nouvelle, atypique ou qui évolue doit donc être examinée avant tout traitement.
Votre peau n’oublie pas toutes vos expositions au soleil.
Parfois, elle les révèle simplement des années plus t**d.
À enregistrer avant votre prochaine exposition ☀️