11/10/2026
« TU AS CHANGÉ. AVANT, TU N'ÉTAIS PAS COMME ÇA. »
Et si c'était justement une bonne nouvelle ?
Cette phrase, on l'entend souvent le jour où l'on commence à poser des limites.
Quand on ne répond plus immédiatement à chaque sollicitation.
Quand on refuse une invitation sans chercher d'excuse.
Quand on ose enfin dire non.
Et ça dérange.
Parce que certaines personnes s'étaient habituées à notre disponibilité, à nos concessions, à notre capacité à nous adapter.
Alors on devient « égoïste ». « Froide ». « Compliquée ».
Ou simplement « plus comme avant ».
Mais combien d'entre nous ont grandi avec l'idée qu'il fallait être gentille, ne pas déranger, éviter les conflits ?
Combien ont appris très tôt que dire non pouvait provoquer une dispute, entraîner du rejet ou faire naître de la culpabilité ?
Alors on dit oui.
Même fatiguée.
Même sans envie.
Même quand quelque chose, à l'intérieur, dit non.
Et à force de préserver toutes nos relations, on finit parfois par s'oublier.
Dans mes accompagnements, cette difficulté revient régulièrement. Derrière l'impossibilité de poser une limite, il peut y avoir la peur de décevoir, le besoin d'être aimée ou des années passées à faire passer les autres en premier.
Apprendre à dire non, ce n'est pas devenir indifférente.
C'est accepter qu'une personne puisse être déçue sans que nous ayons nécessairement fait quelque chose de mal.
C'est découvrir qu'on peut aimer quelqu'un sans toujours se sacrifier pour lui.
Alors oui, peut-être que vous avez changé.
Peut-être que vous ne vous excusez plus d'avoir besoin de repos, de temps ou d'espace.
Et si c'était simplement le signe que vous commencez à vous respecter ?
Et vous, qu'est-ce qui est le plus difficile : dire non ou supporter la culpabilité qui arrive après ?
🌙 Julya Tisserand | Ashes Of Moon
Sophrologue • Naturopathe • Doula & accompagnante périnatale
Spécialisée en endométriose, émotions et maternité consciente
📍 Ajaccio | À domicile, en cabinet et à distance
De la science au sacré, du corps à l'émotion.