16/02/2026
POUR UN ACCÈS ÉQUITABLE AUX TRAITEMENTS EN SANTÉ MENTALE
́tition
Alors que plusieurs pays européens garantissent un accès rapide aux traitements modernes en santé mentale, la France continue d’accumuler les retards.
L’accès aux traitements innovants est aujourd’hui une réalité dans de nombreux pays européens. En France, il reste trop souvent un parcours d’obstacles.
Des molécules validées au niveau européen sont accessibles en Espagne, aux Pays-Bas, en Allemagne ou en Pologne, parfois depuis plusieurs années.
En France, leur intégration demeure lente, restrictive, retardée par des blocages administratifs.
Les français(es) ne devraient pas disposer de moins d’options thérapeutiques que leurs voisins européens.
L’accès aux traitements en santé mentale ne doit pas dépendre du pays où l’on vit. C’est le cas du TDAH.
Dans plusieurs pays de l’Union européenne, les stratégies thérapeutiques du TDAH incluent :
Lisdexamfétamine
Dexamfétamine
Amphétamines mixtes
Guanfacine
Atomoxétine
Ces traitements figurent dans les recommandations internationales (NICE au Royaume-Uni, lignes directrices européennes et nord-américaines) et sont intégrés aux parcours de soins.
En France, l’accès a historiquement reposé principalement sur le méthylphénidate, avec une intégration plus lente des alternatives.
Ces constats font écho aux travaux de l’Assemblée nationale sur les défaillances de la prise en charge en santé mentale et aux alertes de la Cour des comptes sur les inégalités d’accès et la baisse des capacités en pédopsychiatrie.
En France
Intégration plus lente des nouvelles molécules
Délais prolongés entre autorisation et remboursement
Offre thérapeutique plus restreinte
Ruptures d’approvisionnement récurrentes
Dans plusieurs pays européens
Multiples classes thérapeutiques disponibles
Intégration plus rapide après validation européenne
Choix thérapeutique plus large
Parcours de soins plus diversifié
Un enjeu de santé publique
Le TDAH non traité ou insuffisamment traité entraîne :
- difficultés scolaires et professionnelles
- comorbidités psychiatriques
- accidents et désinsertion
- souffrance psychique durable, et risque de su***de
Son coût estimé en France :
20 000 € par personne et par an (Faraone & al, 2021)
16,5 milliards d’euros de pertes de productivité (Schoentgen,2024)
Garantir un accès moderne aux traitements est une mesure de santé publique, mais aussi de rationalité économique.
Les demandes :
Une accélération des procédures d’accès et de remboursement des molécules validées au niveau européen.
Une évaluation strictement fondée sur les données scientifiques actualisées.
Une harmonisation de la politique française avec les standards européens en santé mentale.
Une sécurisation de l’approvisionnement pour éviter les ruptures.
Une prise en compte effective de l’expérience des patients dans les décisions d’accès.
TDAH France - Hypersupers
https://c.org/PbC2GN5XTb