06/09/2026
Je suis entre deux mondes... Entre celle que j’étais hier et celle que je suis aujourd’hui. Entre celle que je suis aujourd’hui et celle que je deviendrai demain et je crois que nous sommes nombreux à traverser cet entre-deux.
Cette période étrange où l’ancien ne nous ressemble plus vraiment, mais où le nouveau n’a pas encore totalement pris sa place.
Pourtant, quelque chose pousse, quelque chose insiste. Une énergie de changement, d’évolution, de transformation qui devient de plus en plus difficile à ignorer.
Et finalement, peut-être que nous n’avons plus vraiment le choix parce que tout nous ramène à nous.
À ce que nous sommes réellement derrière les apparences, derrière les rôles, derrière les personnages que nous avons appris à jouer pour être aimés, acceptés, reconnus ou simplement pour nous protéger.
Les masques tombent, les jeux s'épuisent et
les dissimulations deviennent trop lourdes à porter. Les incohérences deviennent trop visibles...
Tout ce qui n'est plus aligné avec notre vérité finit par se fissurer et ce n'est pas forcément une mauvaise chose.
Alors oui, cette période nous demande davantage de cohérence, davantage d'intégrité et davantage de transparence.
Elle nous demande de regarder nos propres responsabilités au lieu de passer notre vie à chercher des coupables. Parce qu'à un moment donné, tu ne peux plus demander au monde de changer si tu refuses toi-même de bouger.
Tu ne peux plus réclamer une vie différente en reproduisant toujours les mêmes schémas. Tu ne peux plus demander de la vérité aux autres lorsque tu continues à te mentir à toi-même et surtout, tu ne peux pas toujours rendre les autres responsables de ce que tu es devenu.
Il arrive un moment où il faut avoir le courage de dire : oui, j'ai mal fait, oui, je me suis trompé et
oui, j'ai blessé. Oui, j'ai accepté des choses que je n'aurais pas dû accepter et oui, j'ai parfois été dans mon ego, dans ma peur, dans mes blessures...
Non pas pour se condamner mais pour enfin se libérer parce que reconnaître ses erreurs n'est pas perdre, c'est grandir. Et pardonner n'est pas forcément donner raison.
Nous ne sommes pas dans une compétition pour savoir qui sera élu "meilleur être humain". Nous sommes simplement dans une période où chacun est invité à devenir lui-même.
Et devenir soi-même, ce n'est pas devenir parfait c'est accepter d'être un être profondément imparfait avec ses contradictions, ses blessures,
ses ombres, ses lumières, ses forces et ses fragilités.
Parce qu'on ne peut pas prétendre être lumière en passant son temps à nier ses ombres. L'ombre ne disparaît pas parce qu'on refuse de la regarder. Elle demande simplement à être comprise, intégrée, transformée.
Et jusqu'à la fin de cette année 2026, cette dynamique de transformation va continuer à nous pousser profondément dans cette direction : revenir à notre essence, abandonner ce qui sonne faux, retrouver du sens et oser enfin devenir ce que nous sommes.
Comme le papillon qui ne peut pas rester éternellement dans sa chrysalide. A un moment donné, il faut sortir, déployer ses ailes et accepter de ne plus être celui ou celle que les autres avaient l'habitude de connaître.
Et tu sais quoi ? Peu importe que ton changement soit compris ou qu'il soit validé.
Tu n'es pas ici pour correspondre à leur vision de toi, tu es ici pour évoluer et pour donner un sens à ta vie...
Et peut-être que c'est ça, finalement, la véritable transformation, ne plus chercher à prouver qui l'on est mais avoir enfin le courage de l'être...
Adeline MAUX - "Les Tirages D'Antigone"
lestiragesdantigone.fr