03/06/2026
J’ai l’impression qu’on a réussi un exploit assez fascinant dans les milieux spirituels :
transformer la relation au sacré en nouvelle performance.
Il faudrait demander correctement.
Prier correctement.
Manifester correctement.
Visualiser correctement.
Être dans la bonne énergie.
La bonne vibration.
Le bon état d’esprit.
Et si ça ne fonctionne pas ?
C’est probablement parce qu’on n’est pas encore assez aligné·e.
Pas assez conscient·e.
Pas assez évolué·e.
Alors on recommence.
On cherche une nouvelle méthode.
Une nouvelle pratique.
Une nouvelle explication.
Comme si la Vie était devenue un examen à réussir.
Et honnêtement, je crois que beaucoup d’entre nous sont fatigué·es de ça.
Parce qu’à force d’entendre comment il faudrait faire, nous avons fini par nous éloigner de quelque chose de très simple :
notre propre relation au mystère.
Je ne crois pas que l’Univers attende que nous trouvions la formule parfaite.
Je ne crois pas que Dieu distribue ses bénédictions selon la qualité de nos affirmations positives.
Je ne crois pas que la Vie fonctionne comme un logiciel où il suffirait d’entrer les bonnes commandes pour obtenir le résultat désiré.
Je crois plutôt qu’il existe une intelligence beaucoup plus vaste que nos méthodes.
Et que cette intelligence nous rencontre souvent dans les endroits les plus simples :
une prière maladroite.
Un cri du cœur.
Une demande sincère.
Un moment d’abandon.
Un instant de vérité.
Pas dans la perfection.
Dans l’authenticité.
Et peut-être que le chemin spirituel n’est pas d’apprendre toujours plus de règles.
Peut-être qu’il consiste à en retirer suffisamment pour enfin entendre ce qui est déjà là.
Depuis le début.