11/05/2026
Être reconnu, accueilli et soutenu dans la ( SA) difficulté: un vrai sujet
La difficulté vécue est relative et propre à chacun. Il n’y a aucune comparaison à faire et c’est toute la difficulté justement.
Beaucoup en souffrent et se sentent seuls face au degrés de leurs propres épreuves qui par définition sont difficiles sinon cela ne serait pas une épreuve pour eux.
Combien évoquent cette souffrance de ne pas être entendus et reconnus voir soutenus.
Cela n’a rien à voir avec le fait de trouver une solution pour eux car contrairement à ce qu’ils attendent il veulent juste se sentir écoutés et accueillis dans le niveau ( échelle) de la difficulté provoquée par ce qu’ils traversent.
L’accueil n’est pas si simple qu’il n’y paraît car il est facile de penser que cela ne sert à rien étant donné que rien ne peut empêcher ce qui arrive. Quand ils expriment ce qu’ils vivent certains ont peur de passer pour des personnes qui se plaignent, s’apitoyant sur leur sort. De plus ils s’exposent au risque de réactions qui les déçoivent et les blessent se sentant alors encore plus seuls qu’avant. La surelativité des uns, l’inquiétude des autres, l’exagération, la pitié, les solutions, la morale, les jolies phrases, l’étonnement et le jugement, l’indifférence, la non inquiétude…
Bref vous l’aurez compris cela ne correspond pas aux attentes de soutien et pourtant cela permet de savoir à ce moment là ce que signifie le réel soutien.
Il est loin d’être nécessaire d’avoir vécue exactement la même épreuve et donc le même niveau de difficulté ( même si c’est plus facile) pour accueillir une épreuve étrangère.
L’exercice est d’accueillir la difficulté ressentie par l’autre même si inexistante ou facile pour soi.
Aucunement besoin d’avoir exactement un vécu personnel identique pour savoir si pour lui ou elle c’est quand même difficile. C’est toute la subtilité.
Cette reconnaissance de la difficulté permet de l’accueillir sans rien faire d’autre et de passer un autre step qui est celui de le/la soutenir, ce qui ne signifie pas agir à sa place.
« Je vois bien que c’est difficile et je suis là. Je suis impuissant mais je te soutiens, c’est très dur ce que tu vis et j’en suis absolument désolée. Je suis là et je crois en toi et je t’encourage. Tu ne me déranges pas avec tes soucis ne t’inquiètes pas avec cela. »
Comment ? En prenant de ses nouvelles, en manifestant sa présence et ses pensées, en respectant ses espaces sans être intrusif ni vouloir être le sauveur ni chercher à empêcher ce que cette personne vit. En étant peut être un peu plus disponible et en lui signifiant simplement que vous êtes là. En l’écoutant quand le besoin de parler est là et en étant là même dans le silence. En prenant soin de lui, d’elle. En lui souriant avec compassion et douceur. En lui facilitant la vie si possible en fonction de ses capacités, en lui changeant les idées, en respectant son silence, son besoin de ressasser ce qui est si dur.
Chacun est différent dans le soutien, difficile de dire comment faire alors voilà la poste de réflexion à avoir pour trouver sa propre sensibilité à sa façon de soutenir.
Posez vous la question de comment vous êtes là à votre façon pour les autres quand ils vivent une épreuve. C’est intéressant d’observer son propre concept de soutien, de facilitateur et comment vous incarnez la présence et la considération.
Observez aussi ce que vous ne recevez pas quand vous êtes vous mêmes en difficulté, ce qui vous manque et blessé le plus de la part des autres à ce moment là, ce que vous aimeriez recevoir.
Adeline Ferlin Enseignement spirituel