08/09/2026
Comme un vide.
Il y a 1 mois et demi, je bouclais ma Grande Traversée des Alpes en courant. Un projet de deux ans.
Une semaine à courir dans nombre des plus beaux endroits des Alpes, contre le chrono, et contre mon mal pour courir avec moi-même.
Depuis, tout s’est un peu enchaîné pour m’empêcher de trop penser à l’après. Au vide que laisse ce genre d’histoire.
Je rentre d’une semaine de vacances, les premières depuis deux ans : sans ordi, sans travailler, sans produire ni construire.
Et durant cette semaine, j’ai ressenti une boule au ventre croissante, sans trop savoir l’expliquer.
La perspective de rentrer. De reprendre le cours de ma vie. À réfléchir aux prochains projets. Et à ceux en cours qu’il reste encore à achever.
Depuis un mois et demi, tout le monde me demande « quelle sera la prochaine aventure ? »
Alors que je n’ai toujours pas trouvé ni les mots ni le temps pour vous raconter celle-ci. Comme si je voulais la laisser encore vivre en moi.
La vérité, c’est que les jours passent, cette aventure s’éloigne, et elle laisse derrière elle des sensations qui me rassurent. Celles de la douleur, du partage, de la vie qu’on mange sans modération.
Le genre de sensations qui ne peuvent se vivre chaque jour d’une vie sans conséquences.
Je m’y accroche comme à un refuge. Je ferme les yeux et me refais l’aventure, comme pour ne pas oublier que le temps d’une semaine, j’étais vraiment moi-même.
Et pourtant.
Pourtant, je cherche encore le sens au vide que masquent ces sensations.
Bientôt, j’aurai des réponses.
Car bientôt, je vous raconterai l’histoire.
J’ai juste besoin de la comprendre moi-même, je crois.
J’ai peur. Car tant que je n’ai pas les réponses, je n’ai pas besoin de trouver les solutions. Et je reste dans mon refuge. Un lieu à la noirceur rassurante que seule moi connais. Et où personne n’aimerait vraiment rentrer.