Thomas Ploton

Appeler Itinéraire Site Web Contacter l'entreprise

Thomas Ploton Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de Thomas Ploton, Service de médecine holistique et alternative, Avenue de Bazac, Beaulieu.

Thomas, formé à la sophrologie et aux constellations familiales, a créé l’espace Sorei, un lieu dédié au bien-être, à la transformation intérieure et à la connexion avec les chevaux

05/10/2026

Pourquoi est-ce si difficile de recevoir ?

On parle beaucoup de donner:
Donner de son temps. Donner de l’attention. Être disponible.
Aider. Soutenir.Faire plaisir.

Et certaines personnes sont devenues franchement très fortes à ce petit jeu.
Vous avez besoin d’un coup de main ? Elles sont là.
Un problème au boulot ? Elles vont gérer.
Quelqu’un ne va pas bien ? Elles écoutent.
Il faut organiser, anticiper, penser aux autres ? Pas de problème.

Mais essayez maintenant de retourner la situation.
Dites leur : « Cette fois, laisse. Je vais m’occuper de toi. »
Et observez.
« Non, non, ça va. » « Ne t’embête pas. » « J’ai besoin de rien. » « Garde ça pour toi. »
Ou mon préféré :
« Ça me fait plaisir d’aider, tu sais… »

Mais est-ce que ça vous fait plaisir de recevoir ?... c’est parfois une autre histoire.

Je rencontre régulièrement des personnes qui savent très bien prendre soin des autres… mais qui deviennent mal à l'aise dès que l’attention se tourne vers elles:

Recevoir un compliment. Demander de l’aide. Accepter qu’on leur rende service. Dire qu’elles sont fatiguées. Reconnaître qu’elles auraient besoin d’être soutenues.

Et c’est intéressant parce qu’elles se décrivent souvent comme généreuses.
Et elles le sont probablement.
Mais derrière la générosité peut parfois se cacher autre chose :
Une habitude. Une place. Une manière de se sentir utile. Ou même une manière de rester en sécurité. Parce que lorsque je donne… je maîtrise encore un peu la situation.

Quand je reçois, en revanche… je dois laisser quelqu’un venir vers moi.
Et ça peut être beaucoup plus compliqué qu’on ne l’imagine.

Parce que recevoir nous rend parfois vulnérable.
Demander de l’aide, c’est reconnaître : « Là, je n’y arrive pas seul. »
Recevoir un compliment, c’est accepter quelques secondes que quelqu’un voie quelque chose de positif en nous sans immédiatement le minimiser.
Être soutenu, c’est parfois devoir lâcher cette image de celui ou celle qui tient toujours debout.
Et pour certaines personnes, cette image est devenue une véritable identité.
« Moi, je suis celui qui gère. » « Moi, je suis celle sur qui on peut compter. »
Très bien.Mais alors…

Qui êtes-vous lorsque vous ne gérez pas ? ou que deviendrez vous lorsque vous n'aurez plus rien à gerer?

C’est là que les émotions deviennent intéressantes.
Imaginez que quelqu’un vous propose sincèrement son aide.
Avant de répondre automatiquement :
« Non merci, ça va », essayez d’observer ce qui se passe en vous.
Il peut y avoir de la gêne. De la peur. De la culpabilité. Parfois même une forme de honte.
« Je devrais être capable de faire ça tout seul. »
Ou cette petite sensation de dette :
« Si j’accepte, je vais lui devoir quelque chose. » c’est tellement rapide que nous ne percevons même pas l’émotion.
Nous refusons avant. C’est automatique.

Dans le travail autour de l’Alignement Émotionnel, c’est justement ce genre de réaction qui m’intéresse.
Pas pour dire : « Voilà, vous avez un problème avec le fait de recevoir. »
Mais pour ralentir suffisamment afin de regarder ce qui se passe entre la proposition et le refus.

Parce que parfois, il y a là une information importante.
Recevoir peut réveiller une peur de dépendre, de déranger. Une culpabilité à prendre de la place.
Ou simplement une habitude profondément installée :
Mes besoins passent après ceux des autres.
Et cette habitude ne vient pas forcément de nulle part.

C’est une piste que les constellations familiales peuvent aussi permettre d’explorer. Pas pour conclure que votre difficulté à accepter un café vient forcément de votre arrière-grand-mère. Ce serait un peu rapide.

Mais parce que nous apprenons énormément sur le fait de donner et de recevoir dans notre environnement familial. Et c’est d’ailleurs une des règles des constellations, l’équilibre entre le donner et le recevoir.

Dans certaines familles, demander est naturel. Dans d’autres, on apprend très tôt à se débrouiller. À ne pas déranger. À être fort. À mériter ce que l’on reçoit. À rendre immédiatement ce que l’on nous donne. Ou à devenir celui qui prend soin des autres. Parfois très jeune.

Et lorsqu’on a occupé cette place pendant des années, recevoir peut devenir étonnamment inconfortable.
Parce que cela inverse quelque chose.
Pendant quelques instants, ce n’est plus vous qui prenez soin de la relation.
Vous acceptez que quelqu’un d’autre le fasse.

Je retrouve quelque chose de très concret autour de ça avec les chevaux.
Nous arrivons souvent auprès d’eux avec une intention.
Faire un exercice. Obtenir un déplacement. Créer une interaction. Faire quelque chose. Et parfois, il est intéressant de ne rien demander:

D’être simplement présent. D’observer. Et éventuellement de recevoir ce qui se présente. Une proximité. Une curiosité. Ou rien du tout.
Parce que le cheval reste libre de son comportement.

Et justement, cela peut nous confronter à quelque chose d’assez inhabituel :
ne pas avoir à produire la rencontre. Ne pas devoir réussir. Ne pas devoir mériter. Ne pas devoir obtenir.
Simplement être disponible à ce qui se passe.
Pour certaines personnes, c’est reposant.
Pour d’autres…
c’est presque insupportable.
Parce que lorsqu’on ne fait plus… on se retrouve avec soi.

Il y a aussi une autre question qui me semble importante.
Pourquoi donnons-nous ? Parce que nous en avons envie ?Très bien.
Mais parfois, peut-être aussi parce que donner nous assure une place.
Si je suis utile… on aura besoin de moi.
Si je prends soin des autres… je compte.
Si je règle les problèmes… j’ai une valeur.
Et je précise : ce n’est pas forcément conscient.

Ce n’est pas non plus une critique de la générosité.
Donner peut être magnifique.
Prendre soin des autres aussi.

Le problème commence peut-être lorsque nous ne savons plus faire autrement. Lorsque donner devient la seule manière que nous connaissons d’être en relation.Parce qu’une relation dans laquelle une personne donne toujours et l’autre reçoit toujours…
finit rarement par être vraiment équilibrée.
Et parfois, derrière : « Je préfère donner » se cache peut-être : « Je ne sais pas très bien comment laisser quelqu’un prendre soin de moi. »
Ce n’est pas tout à fait pareil.

Alors cette semaine, je vous propose une expérience:

Acceptez quelque chose sans immédiatement chercher à rendre.
Quelqu’un vous fait un compliment ?
Ne répondez pas : « Oh, tu sais, ce n’est rien. »
Essayez simplement : « Merci. »
Quelqu’un vous propose un coup de main ?
Si vous en avez réellement besoin, essayez : « Oui, volontiers. »
Quelqu’un vous offre quelque chose ?
Observez l’envie immédiate de dire :
« La prochaine fois, c’est moi. »
Et attendez quelques secondes.

Puis regardez ce qui se passe en vous.
Est-ce agréable ? Gênant ? Culpabilisant ?
Est-ce que vous avez envie de reprendre immédiatement le contrôle ?
Observez.
Parce que donner demande parfois de la générosité.
Mais recevoir demande autre chose. Il faut parfois accepter d’être simplement…celui qui reçoit

Parce qu’apprendre à prendre soin de soi ne consiste peut-être pas uniquement à faire davantage de choses pour soi.

Cela peut aussi commencer par accepter, de temps en temps, que quelqu’un d’autre prenne soin de nous. Et de retablir l'équilibre.

04/10/2026

Ce mois-ci, dans des milliers de jardins, on va vider le bassin. La pompe, le jet, la coque frottée jusqu'à ce qu'elle brille, la vase au fond de la brouette et la brouette au fond du jardin. Un bassin propre pour l'hiver. Et au printemps, plus une grenouille ne chantera. 🐸

Vos grands-parents ne vidaient jamais une mare. Ils la curaient un peu, chaque automne, et elle gardait ses bêtes pendant cent ans.

🌿 LE BASSIN VIDÉ, OU LA MARE D'ANTAN ⬇️

1. 🐸 LE FOND DU BASSIN EST UNE CHAMBRE. Au fond, dans la vase et les feuilles, des grenouilles passent l'hiver au ralenti (surtout les mâles de la grenouille rousse), avec les larves de libellules, les escargots d'eau, parfois un triton. Bassin vidé en octobre, toute la chambre part à la brouette, avec ceux qui dorment dedans.

2. 🧹 ON CURE UN TIERS, JAMAIS TOUT. Chaque automne, on retire à l'épuisette ou à la fourche un tiers de la vase et des plantes, pas plus, et on change de côté l'année suivante. L'eau reste, les plantes restent, les bêtes aussi. Un bassin ne se vide en entier que s'il fuit, et jamais entre octobre et mars.

3. ⏳ LA VASE RESTE DEUX JOURS AU BORD. C'est le geste qui change tout : ce qu'on a sorti se pose en tas au bord de l'eau, pas dans la brouette. Pendant deux jours, tout ce qui vit dedans redescend seul dans le bassin. Ensuite seulement, la vase part au compost ou au pied des arbustes, où elle fait un très bon engrais.

4. 🍂 LE VRAI DANGER, CE SONT LES FEUILLES. Les feuilles qui pourrissent au fond mangent l'oxygène de l'eau tout l'hiver. Un filet tendu sur le bassin en octobre et novembre, ou un coup d'épuisette par semaine, et le grand nettoyage devient inutile.

🌿 Et le geste d'antan : la mare de la ferme se curait à la fin de l'été ou à l'automne, quand l'eau était basse, à la fourche et au seau, par morceaux. La vase noire partait sur le potager. On laissait toujours un coin de joncs et un tas de bois mort au bord, et la mare chantait chaque printemps.

💬 Chez vous, il y a un bassin ou une mare ? Et des grenouilles au printemps ? 👇

📌 À 15h, la petite bête plate qui est apparue sur votre rideau cette semaine : elle était verte cet été, elle est brune exprès, et elle vient s'expliquer.

Avant le Domaine d'Éden, il y a eu l'entreprise, l'immobilier, plusieurs années à enseigner l'équitation, et aujourd'hui...
29/09/2026

Avant le Domaine d'Éden, il y a eu l'entreprise, l'immobilier, plusieurs années à enseigner l'équitation, et aujourd'hui encore un métier dans la santé.

Un parcours qui ne va pas en ligne droite, et c'est très bien comme ça. J'en retiens une conviction simple : le changement devient possible dès qu'on crée un espace de confiance.

Mon rôle n'est pas de donner des réponses toutes faites, mais d'ouvrir cet espace.

La lumière change, au Domaine d'Éden. Fin d'été, début d'automne, la Haute-Loire prend ses couleurs.C'est aussi le momen...
27/09/2026

La lumière change, au Domaine d'Éden. Fin d'été, début d'automne, la Haute-Loire prend ses couleurs.

C'est aussi le moment où beaucoup reprennent un rythme, une charge, des habitudes. Si une rentrée s'accompagne d'un besoin de faire le point, l'espace est là, à 20 minutes du Puy-en-Velay.

Le lien pour réserver un échange est en bio.

26/09/2026

J'ai une mauvaise nouvelle...

Parfois, vous allez mal: Triste, en colère, fatigué, perdu, découragé.
Et parfois… il n'y a rien à faire dans l'immédiat.

Je sais, ce n'est pas très vendeur pour du développement personnel.
Vous auriez préféré « 5 clés pour retrouver votre énergie en 10 minutes » ? Désolé, je n'ai pas ça en stock.

Parce qu'à force de vouloir aller mieux, on a développé une drôle de relation à nos émotions. Dès que c'est inconfortable, il faut que ça s'arrête.
La colère ? Calmez-vous.
La peur ? Dépassez-la.
La tristesse ? Retrouvez le sourire.
La fatigue ? Un week-end, trois respirations et ça repart.

On a remplacé « Arrête de te plaindre » par « Travaille sur toi ». Et derrière les beaux mots (lâcher-prise, alignement, confiance en soi), le message peut rester le même :
« Ce que tu ressens ne devrait pas être là. »

Et si ça avait le droit d'être là ?

Je préfère parler d'émotions agréables ou désagréables plutôt que de bonnes ou mauvaises. La colère n'est pas mauvaise. La peur non plus. La tristesse non plus. Elles peuvent être difficiles, parfois envahissantes, mais leur présence ne signifie pas que quelque chose fonctionne mal chez vous.

Exemple tout bête : quelqu'un vous fait une remarque, la colère monte, et votre tête dit « Laisse tomber. Respire. »
Alors vous respirez. Mais pour écouter ce qui se passe, ou pour faire taire la colère le plus vite possible ?

Ce n'est pas pareil. La respiration n'est pas un bouton OFF. Elle peut nous ramener au corps : sentir ses appuis, repérer une tension, constater « là, quelque chose se passe en moi ». Sans chercher la solution. Juste être là.

Et c'est déjà beaucoup, parce qu'on est devenus très forts pour ne pas rester avec ce qu'on ressent. On mange, on travaille, on regarde une série, on prend son téléphone. Et parfois, on fait même du développement personnel : on cherche la blessure, la croyance, l'histoire familiale, le protocole… alors qu'on pourrait simplement se dire « Aujourd'hui, je me sens triste » et ne rien ajouter.

C'est ce que j'aime dans le travail avec les chevaux. Il ne se passe pas toujours quelque chose d'extraordinaire. Pas de cheval qui pose sa tête sur votre épaule et vous révèle le sens de votre existence. Vous marchez, vous vous arrêtez, vous observez. Votre corps se détend, ou une émotion monte. Le cheval ne vous demande pas « Alors, qu'est-ce que tu vas faire de cette émotion ? » Il continue sa vie de cheval. Je trouve ça plutôt sain.

Même en constellations familiales, cette prudence compte. Quand une émotion forte apparaît, on veut vite lui trouver une origine : « Ça vient de quelle génération ? » Mais elle est parfois simplement là. Avant de chercher d'où elle vient, on peut déjà observer comment elle se manifeste aujourd'hui.

Il existe une pression silencieuse : il faudrait aller bien, et si ce n'est pas le cas, au moins être en train de travailler dessus. Résultat, on traverse un deuil et on se demande pourquoi on est encore triste. On change de travail et on culpabilise d'avoir peur. On est épuisé et on s'en veut de manquer d'énergie.

Mais certaines périodes sont simplement inconfortables. Parce que quelque chose se termine, ou commence. Ou parce qu'aujourd'hui, c'est juste une journée de m***e. Ça arrive aussi.

Attention : je ne dis pas qu'il faut rester des mois dans une grande souffrance sans chercher d'aide. Quand ça devient envahissant, quand ça nous empêche de vivre, demander de l'aide est évidemment important. Ce que je questionne, c'est notre réflexe de considérer chaque émotion désagréable comme un dysfonctionnement. À force de vouloir aller mieux tout de suite, on passe à côté d'une étape essentielle : savoir comment on va réellement.

Alors cette semaine, un petit exercice.
La prochaine fois qu'une émotion inconfortable arrive, ne faites rien de particulier pendant 90 secondes. Posez les pieds au sol. Respirez normalement. Observez :
Où est-ce que je la sens dans mon corps ?
Ça serre ? Ça chauffe ? Ma respiration change ?
Est-ce que j'ai envie de bouger, de partir, de parler, de me taire ?

Puis demandez-vous : « De quoi ai-je besoin maintenant ? »
Peut-être qu'il faudra agir : parler, poser une limite, prendre l'air, demander de l'aide. Ou peut-être ne rien faire de particulier. Toutes nos émotions ne demandent pas une solution. Certaines demandent simplement un peu de place.

Prendre soin de soi, ce n'est pas toujours essayer d'aller mieux. C'est parfois pouvoir dire : « Aujourd'hui, ça ne va pas très bien, et je vais commencer par écouter ce qui est là. »
Sans se juger. Sans se réparer. Sans se presser.

Parce que le contraire d'aller mal n'est pas toujours aller bien.
Parfois, le premier mouvement, c'est simplement d'arrêter de se battre contre ce que l'on ressent.

Ce matin, au Domaine d'Éden.Rien à ajouter, juste ça : la brume qui se lève, un cheval qui attend, et le silence avant q...
24/09/2026

Ce matin, au Domaine d'Éden.

Rien à ajouter, juste ça : la brume qui se lève, un cheval qui attend, et le silence avant qu'une séance commence.

C'est aussi ça, l'équicoaching. Pas de mise en scène, pas de discours préparé. On ralentit, et on voit ce qui se passe.

Certains matins ressemblent à ça, sans qu'il y ait de quoi les raconter autrement.

Adresse

Avenue De Bazac
Beaulieu
43800

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Thomas Ploton publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L'entreprise

Envoyer un message à Thomas Ploton:

Raccourcis

Partager