22/05/2026
Et si une partie de l’épuisement que tu ressens aujourd’hui ne venait pas uniquement du chaos autour de toi… mais aussi de la place que toi, inconsciemment, tu décides d’y prendre ?
Ces derniers jours, j’ai compris quelque chose de beaucoup plus inconfortable: tu ne crées pas forcément le chaos dans lequel tu arrives… mais tu peux inconsciemment décider de foncer dans la brèche.
Et sur le moment, ça ressemble à de la force, de l’investissement, du professionnalisme ou même de la générosité. Mais parfois… c’est surtout une manière de survivre dans un endroit où tu ne te sens pas encore totalement en sécurité intérieurement.
Comme si rendre le chaos plus vivable te permettait inconsciemment de trouver ta place dans le groupe.
Et forcément, plus tu prends cette place, plus les gens commencent à s’appuyer sur toi. Parce qu’ils sentent que tu vas tenir. Que tu vas gérer. Que tu vas réfléchir. Que tu vas porter un peu plus loin qu’eux.
Mais ce que je réalise aujourd’hui, c’est qu’il y a une énorme différence entre être naturellement quelqu’un de fiable… et prendre inconsciemment des rôles qui ne sont pas les tiens pour te sentir légitime à l’intérieur d’un système.
Et je crois que c’est aussi ça être en paix: comprendre que la liberté ne dépend pas uniquement du lieu où tu es, du travail que tu fais, des gens qui t’entourent ou du système dans lequel tu évolues. Parce que sinon, on passerait notre vie à attendre “le bon endroit” pour enfin respirer.
“Quand j’aurai changé de travail.”
“Quand j’aurai plus de temps.”
“Quand les gens seront différents.”
“Quand ma vie sera plus simple.”
Mais peut-être que la vraie liberté commence justement quand tu comprends que certaines de tes chaînes les plus fortes ne viennent pas uniquement de l’extérieur… mais aussi des rôles que toi-même tu continues inconsciemment à prendre pour survivre, être aimé, être intégré ou te sentir légitime.