Nicolas Wirth-naturopathe-rédacteur en chef de Solutions Naturopathie

Nicolas Wirth-naturopathe-rédacteur en chef de Solutions Naturopathie Naturopathe, rédacteur en chef de Solutions Naturopathie

Quand on me demande quelle plante prendre pour mieux dormir, je pose toujours quelques questions avant de répondre.Parce...
24/05/2026

Quand on me demande quelle plante prendre pour mieux dormir, je pose toujours quelques questions avant de répondre.

Parce qu'il n'y a pas qu'une seule façon de mal dormir.

Et une plante mal conseillée amène trop souvent à conclure : « les plantes, ça ne fonctionne pas pour moi. »

C'est là que le profil du mauvais dormeur devient décisif.
On pourrait illustrer trois profils bien distincts :

🦡 Le suricate, toujours en alerte, qui n'arrive pas à s'endormir malgré la fatigue. Son système nerveux sympathique reste dominant, ses pensées s'emballent.

🐱 Le chat, qui ne dort que d'un œil : il s'endort correctement mais se réveille la nuit ou trop tôt le matin, souvent sur un déséquilibre circadien ou une glycémie instable.

🦔 Le hérisson, à la digestion lente et capricieuse : tensions abdominales, ballonnements ou côlon irritable qui compliquent à la fois l'endormissement et la qualité du sommeil.

Pour chacun de ces profils, vous trouverez dans le dossier de Solutions Naturopathie de ce mois-ci des solutions précises et ciblées — plantes, micronutriments, posologies et précautions d'emploi — avec l'explication des mécanismes qui les justifient.
Un dossier signé Franck Gigon, phytothérapeute et micronutritionniste diplômé de la faculté de médecine de Paris.

Et vous, vous reconnaissez-vous dans l'un de ces profils ?

Lien pour accéder au numéro ici : https://bit.ly/4dt3UMs

On le répète depuis longtemps : le sommeil nous répare.Mais on sait désormais que cette réparation est beaucoup plus con...
22/05/2026

On le répète depuis longtemps : le sommeil nous répare.
Mais on sait désormais que cette réparation est beaucoup plus concrète qu'on ne le croyait.
En 2012, une équipe de l'université de Rochester a découvert que le cerveau possède son propre système de nettoyage — le système glymphatique. Comme il ressemble au système lymphatique, et qu'il nettoie les cellules gliales qui entourent les neurones, ils l'ont baptisé ainsi, avec un « g » pour gliales.

Ce système s'active principalement pendant le sommeil profond, lorsque les cellules gliales se rétractent légèrement pour laisser le liquide céphalo-rachidien circuler librement — et évacuer les protéines toxiques, notamment les protéines tau et bêta-amyloïdes impliquées dans les maladies neurodégénératives.

Son activité serait jusqu'à dix fois plus intense pendant le sommeil profond qu'à l'état de veille.
Quand le sommeil est fragmenté, cette fonction de nettoyage s'altère. L'inflammation cérébrale s'installe, les troubles cognitifs s'accumulent silencieusement.
Maintenir un sommeil profond et continu n'est donc pas une question de confort : c'est une condition de la santé cérébrale.
Si vous souhaitez en savoir plus, le dossier exclusif de Franck Gigon — phytothérapeute et micronutritionniste diplômé de la faculté de médecine de Paris — détaille les mécanismes de cette réparation nocturne et les leviers pour l'optimiser.
Connaissiez-vous ce système ?

Lien pour accéder à ce numéro https://bit.ly/4dt3UMs.

Référence : Nedergaard M., Goldman S.A. Glymphatic system discovery and implications for neurodegeneration. Science Translational Medicine, 2012 ; 4(147) : 147ra111.

Je partage avec vous l'édito du dernier numéro de Solutions Naturopathie 😊 (lien vers l'abonnement en commentaire)Santé ...
21/05/2026

Je partage avec vous l'édito du dernier numéro de Solutions Naturopathie 😊 (lien vers l'abonnement en commentaire)
Santé naturelle ? Non : biologique
Il y a quelque chose d’étrange dans la trajectoire de la médecine moderne. Elle a accumulé un savoir d’une précision inouïe sur notre biologie – cartographiant les récepteurs synaptiques, séquençant les génomes, mesurant les champs électromagnétiques cardiaques – et de cette précision même, elle a souvent tiré la conclusion inverse de ce qu’elle observait. Le corps, révélé dans toute sa sophistication, a continué d’être traité comme un système défaillant à réparer, assister, suppléer.
Prenez le sommeil. La neurobiologie a découvert que le cerveau, la nuit, active un réseau de drainage, le système glymphatique, capable d’évacuer les protéines toxiques dix fois plus efficacement qu’à l’état de veille. Dormir, ce n’est donc pas se reposer passivement : c’est se régénérer activement. Pourtant la réponse institutionnelle à l’épidémie d’insomnie, ce sont des molécules qui induisent un sommeil artificiel sans déclencher ce processus.
Quand on évoque la « santé naturelle », on devrait plutôt parler de « santé biologique », car c’est l’approche qui se fonde réellement sur ce que la biologie observe. Son fil conducteur n’est pas de remplacer des fonctions, mais de les restaurer. Aider ce corps qui sait. Il n’est pas une liste de déficits : c’est un système d’une remarquable cohérence, qui attend parfois seulement des conditions favorables pour retrouver l’équilibre...
Nicolas Wirth

20/05/2026

Merci à Biocoop La Canopée pour cet entretien filmé dans mon cabinet. On a parlé alimentation, compléments alimentaires, microbiote, et de ce qui distingue vraiment médecine conventionnelle et naturopathie. Des sujets qui méritent qu'on prenne le temps.🌿

Beaucoup pratiquent le jeûne intermittent 16/8 en sautant le petit-déjeuner. Le premier repas se fait donc à partir de m...
20/04/2026

Beaucoup pratiquent le jeûne intermittent 16/8 en sautant le petit-déjeuner. Le premier repas se fait donc à partir de midi.

C’est pratique mais à contre-courant de notre physiologie.

Je le répète en consultation depuis des années, et une étude publiée récemment sur 7 000 adultes espagnols vient en apporter la confirmation chiffrée : ceux qui jeûnent la nuit ET prennent un petit-déjeuner tôt le matin ont un IMC significativement plus bas que ceux qui prennent un dîner puis sautent le petit-déjeuner. Indépendamment du nombre total de calories ingérées.

La raison tient à la chronobiologie. Votre foie, votre pancréas, vos cellules musculaires… tous ont des pics de sensibilité à l'insuline le matin. C'est le moment où le glucose est le mieux capté, stocké, utilisé.

À l'inverse, en fin de journée, cette efficacité diminue. Manger le soir ce qu'on aurait dû manger le matin, c'est décaler notre chronobiologie.

Plus nous jeûnons tôt en fin de journée (en sautant le repas du soir ou en mangeant tôt), plus le jeûne nocturne fonctionne, tout simplement parce qu'il est physiologique.

Le corps jeûne naturellement pendant le sommeil, puis nous « dé-jeûnons » en prenant un petit-déjeuner gras et protéiné — celui qui donne au corps les précurseurs dont il a besoin pour la journée.

Et vous — vous jeûnez le soir ou le matin ?👇
(Lien vers l'étude en commentaire)

02/04/2026
02/04/2026

Il prenait 7 oméga-3 différents… puis confusion mentale et trous de mémoire. Et si « trop » était le vrai problème ? Partagez votre avis en commentaire !

Le bio aussi contaminé que le conventionnel par le cadmium ?L'Anses l'affirme. La science dit l'inverse.Le 25 mars derni...
30/03/2026

Le bio aussi contaminé que le conventionnel par le cadmium ?

L'Anses l'affirme. La science dit l'inverse.
Le 25 mars dernier, l'Anses publiait son rapport sur la surexposition des Français au cadmium, un cancérogène avéré impliqué dans certains cancers et dans l'ostéoporose, avec des niveaux d'imprégnation en France trois à quatre fois supérieurs à la moyenne européenne.

Conclusion de l'agence : l'agriculture biologique serait « potentiellement tout aussi impactée » que le conventionnel.
La phrase a immédiatement circulé. Dans les repas de famille, à la caisse des magasins et dans les médias.
Problème : cette affirmation ne résiste pas aux données disponibles.

L'argument de l'Anses repose sur l'usage supposé de phosphate naturel par les agriculteurs bio. Or une étude Arvalis sur 175 parcelles (2017-2021) le contredit directement : sur 866 situations documentées, une seule exploitation y a eu recours.

Les méta-analyses disponibles montrent des concentrations en cadmium significativement plus faibles dans les cultures biologiques. Et les seuils réglementaires sont déjà plus stricts en bio (60 mg/kg) qu'en conventionnel (90 mg/kg en France).
L'Anses avait ces données. Elle ne les a pas retenues.

La dissymétrie entre bio et conventionnel dans les communications institutionnelles n'est pas nouvelle. Mais cette fois, le journal Le Monde révèle que l'agence travaillait sous pression politique directe du ministère de l'Agriculture, l'une de ses propres tutelles.
Quand une agence sanitaire écarte des données favorables au bio pour ne pas froisser une filière, la question de l'indépendance réelle de l'expertise publique mérite d'être posée franchement.
Rendez-vous dans votre magasin bio préféré 😉
C'est un des sujets que j'ai d'ailleurs eu l'occasion d'aborder récemment avec Biocoop La Canopée lors d'une interview, à suivre.

Ce week-end, on vous vole une heure de sommeil.Et tout le monde vous dit que « le corps s'adapte ».C'est vrai. Mais ce n...
27/03/2026

Ce week-end, on vous vole une heure de sommeil.

Et tout le monde vous dit que « le corps s'adapte ».

C'est vrai. Mais ce n'est pas toute la vérité.

Ce que le changement d'heure révèle — et qu'on n'explique presque jamais — c'est à quel point notre biologie est sensible à la cadence.

Notre corps ne fonctionne pas comme une batterie qu'on recharge.
Il fonctionne comme un orchestre.

Et dans cet orchestre, il y a un chef invisible : le rythme circadien.
Ce rythme ne régule pas seulement notre sommeil.

Il gouverne le cortisol, la mélatonine, la glycémie, la sensibilité à l'insuline, la récupération, les humeurs…

Quand il est stable → tout s'organise.
Quand il déraille → tout déraille avec lui.

Ce que la plupart des conseils sur le sommeil ratent complètement :
Le sommeil n'est pas une décision.
C'est une conséquence.

Ce que vous pouvez contrôler, ce sont les signaux que vous envoyez chaque jour à votre horloge biologique :
→ L'heure de lever (constante, 7j/7 — plus impactante que l'heure de coucher)
→ La lumière du matin (10 à 20 min dehors dans la première demi-heure)
→ La caféine (sa demi-vie est de 5 à 7h — votre café de 15h perturbe encore votre endormissement)
→ La lumière des écrans en soirée (retarde la mélatonine de 1 à 3h selon les études)
Aucun de ces leviers n'est révolutionnaire.
Mais ensemble, ils remettent le métronome en marche.

Ce week-end est paradoxalement un bon moment pour choisir une heure de lever fixe — et s'y tenir.
Pas pour se priver de sommeil.
Pour redonner un point d'ancrage à votre biologie.

Et vous — vous avez l'impression de bien récupérer en ce moment ? Ou le changement d'heure vous met déjà à plat ?

Le sujet de l'insomnie et des rythmes biologiques fait l'objet d'un dossier complet dans le numéro de mai de Solutions Naturopathie.

Le lien pour s'abonner 😉 : https://secure.pure-sante.info/nat-n93-free-1-month-reabo/order-form/index.html?externalPartnerId=fallback1c&trackingCode=PST788060002&campaignCode=nat-n93-free-1-month-reabo-seb-raptor&sepa_step=oneclick-217334.html&cc_step=oneclick-217335.html&utm_campaign=nat-n93-free-1-month-reabo-seb-raptor&crosspromo=1.1

🌱 S’alimenter ou se nourrir ?J’écoutais la philosophe Joëlle Zask qui vient de publier "Donner à manger — Politique d’un...
26/03/2026

🌱 S’alimenter ou se nourrir ?

J’écoutais la philosophe Joëlle Zask qui vient de publier "Donner à manger — Politique d’un geste ordinaire", où elle distinguait l’aliment de la nourriture.

Ça paraît anecdotique, mais la différence est d’une importance capitale.

L’aliment remplit une fonction prédéfinie. Il vient de l’extérieur, fait son travail, et repart. Comme l’essence dans un moteur.
C’est le rôle que s’est donné l’industrie agroalimentaire.

La nourriture, elle, transforme ce qu’elle nourrit. Elle fait grandir. Elle augmente le champ des possibles. Elle émancipe.

Ce que Joëlle Zask observe et ce que je constate en consultation, c’est que notre système alimentaire industriel nous alimente au sens mécanique du terme.

Il couvre un besoin calorique. Il remplit. Mais il ne nourrit pas vraiment.

Et la différence n’est pas qu’une question de micronutriments.

Quand on mange de vraie nourriture — diversifiée, vivante, peu transformée — on nourrit : → le microbiote, qui fabrique des neurotransmetteurs et régule l’immunité
→ le système nerveux, qui a besoin de minéraux, d’acides gras et de précurseurs spécifiques → le système immunitaire, dont 70 % de l’activité dépend de l’état intestinal
→ les cellules elles-mêmes, qui renouvellent leurs membranes à partir de ce qu’on leur donne

On ne remplit pas un réservoir. On construit un terrain.

C’est une question de relation à ce qu’on mange. De qualité, bien sûr. Mais aussi de sens, de contexte, de conscience de ce qu’on met dans son assiette.

En naturopathie, on parle souvent de terrain. Ce terrain ne se construit pas avec des calories. Il se construit avec ce qui nourrit, au sens premier du terme.

📖 Donner à manger — Politique d’un geste ordinaire, Joëlle Zask, Ed. Premier Parallèle.
À méditer…

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