04/07/2026
Douleurs chroniques et mémoires cellulaires traumatiques, le lien caché. Ou comment un traumatisme passé se manifeste dans notre corps ?
Une douleur chronique est une tension qui persiste au fil du temps et dont on a du mal à se défaire.
La mémoire cellulaire est la capacité de nos cellules à enregistrer l’ensemble des informations liées à nos expériences de vie, nos ressentis… et nos traumatismes (émotionnels ou psycho-affectifs).
La mémoire traumatique prend naissance au cours d’un évènement représentant une menace forte à l’intégrité physique ou psychologique de la personne. En ce sens ce traumatisme vient bouleverser notre système nerveux, que ça soit par son intensité ou sa répétition. La violence exercée par cet évènement traumatique me fait souvent penser au blast d’une gr***de. Lorsque la gr***de explose, son souffle vient impacter notre corps et ses tissus. De la même façon, lorsque l’évènement traumatique se produit ou se répète, il vient figer le système nerveux qui « part en vrille » ! Plus concrètement, l'empreinte laissée par cet évènement dans le corps se caractérise par une cristallisation des tissus (c'est du moins ce que je perçois sous mes mains), l’onde de choc vient se propager dans la profondeur des chairs et s’y incruste durablement. Ce qui est plus insidieux c’est que ces tensions tissulaires sont souvent inconscientes et indolores lorsqu’elles arrivent. Il est donc difficile de se rendre compte qu’elles sont en train de s’installer.
Difficile de parler d’une tension si elle est inconsciente et indolore. Alors comment pourrais-je essayer de la soigner si cette tension ne cause pas de désordres visibles, pour le moment ... ? Seulement, une tension reste rarement isolée. Celle-ci va engendrer d’autres rétractations tissulaires, d’autres déséquilibres dans les échanges énergétiques et neurovasculaires. En effet, face à ces déséquilibres le corps cherche à se réajuster, il met alors en place des mécanismes de compensations qui ne sont rien d’autre que des tensions secondaires engendrées par le blocage principal.
Une tension est très souvent la résultante de plusieurs désordres, et un choc traumatique peut en être à l’origine. La douleur n’est que le symptôme qui se cache derrière cette accumulation de tensions et de déséquilibres.
C’est au cours de ma pratique en thérapie manuelle que j’ai compris à quel point les chocs traumatiques avaient un impact sur des blocages « biomécaniques ». Tant que ces mémoires traumatiques ne sont pas libérées, le corps résiste et la tension perdure.
Ma pratique thérapeutique m’a appris à lire le corps et à reconnaitre, sous mes mains, la « signature » de ces mémoires traumatiques. J’ai aussi compris que le corps était très intelligent et qu’il ne mentait jamais. Cette « écoute » corporelle me permet de poser mes mains aux meilleurs endroits, là où le corps le réclame, afin de relancer ses propres mécanismes de régulation. C’est pour moi, la manière la plus physiologique qui soit pour recréer un pont entre le corps et ses mémoires traumatiques. J’ai pu expérimenter qu’ainsi des tensions tenaces « fondaient », que ces douleurs chroniques s’estompaient, disparaissaient...
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Je profite de ces quelques lignes pour remercier de tout cœur
- toutes celles et ceux qui m’ont accompagné dans mon cheminement et dans ma pratique
- tous les thérapeutes qui m’ont partagé leurs savoir-faire
- toutes celles et ceux qui sont passés entre mes mains et qui m’ont fait confiance
Remerciements tout particuliers (dans l’ordre chronologique) à Nathalie, Mama Kenita, Olivier, Stéphane, Alice pour son beau logo (dessiné sur mesure), et toutes celles et ceux que je ne nomme pas mais que je porte bien dans mon cœur.