27/09/2019
Les poux : pas de panique, mais des actions strictes
Ces « petites bêtes » dont on se passerait bien volontiers, apprécient hélas particulièrement les cheveux des enfants et elles passent avec une déconcertante facilité d’une chevelure à une autre à l’occasion de contacts même très fugaces. Les choses étant ce qu’elles sont, les contaminations sont quasiment inévitables à moment ou à un autre de la scolarisation et donc mieux vaut se préparer à agir efficacement.
Des insectes particuliers
Le pou de tête (à l’origine de ce que l’on appelle la pédiculose du cuir chevelu) est un insecte car il possède 3 paires de pattes, comme les moustiques par exemple. Mais à la différence de ces derniers, il est dépourvu d’ailes… et ne vole donc pas.
Contrairement à ce que beaucoup de gens croient, il ne saute pas non plus ; ni d’ailleurs ne nage (pas de risque donc « d’attraper des poux » en nageant dans une piscine).
Comment se fait donc alors la contamination ?
Très simplement le plus souvent par le passage d’un pou d’une tête à une autre à l’occasion d’un contact, même bref (s’embrasser peut suffire, surtout chez les filles ayant de longs cheveux) ; en effet, le pou se déplace très vite.
Une contamination indirecte est également possible, via notamment les écharpes, bonnets, taies d’oreiller… Tout en sachant que le pou ne survit pas plus de 2 jours en dehors de son milieu naturel (la chevelure), car il a besoin non seulement d’une température relativement élevée (environ 30°), mais aussi et surtout de s’alimenter, en absorbant le sang de sa victime…
Moins souvent, la contamination se réalise via la transmission d’œufs du pou, appelés lentes : blanchâtres elles ont un diamètre d’environ 1 mm et passent facilement inaperçues sur de nombreux supports (peignes, brosses, chapeaux, écharpes, manteaux, appui-têtes de voiture…).
Toujours dépister avant de traiter
La pédiculose du cuir chevelu survient typiquement par petites épidémies, en automne et en hiver.
La règle est de ne traiter que si on est certain de l’infestation, en cas de fortes démangeaisons au cuir chevelu (la salive du pou en est le responsable; mais dans près de la moitié des cas il n’y a pas de démangeaisons !), très souvent au niveau de la nuque et/ou autour des oreilles.
Pour cela, il faut examiner avec soin toute la chevelure de l’enfant en s’aidant d’un très bon éclairage pour identifier au moins un pou ; tout en sachant que les poux sont généralement peu nombreux (de l’ordre d’une dizaine) et qu’ils se déplacent très vite.
Le plus pratique est d’utiliser un peigne à poux (en vente dans toutes les pharmacies) qui peut isoler un pou et, plus sûrement, des lentes.
Quand la guerre est déclarée…
Il faut la mener sans faillir et très méthodiquement, car tout l’entourage d’un enfant porteur de poux peut avoir été contaminé sans le savoir.
La solution est donc de TRAITER AUSSI L’ENTOURAGE AU MEME MOMENT, AINSI QUE TOUS LES OBJETS POSSIBLEMENT CONTAMINES.
Traitements proprement dits
Produits à action physique
par leur caractère huileux, ils étouffent le pou en l’empêchant de respirer (en obstruant ses orifices respiratoires). On peut les qualifier de « produits naturels », même si le produit star en la matière (la diméticone) est un produit de synthèse.
Leurs avantages : pratiquement pas de contre-indications et pas de résistance des poux. Ils sont donc à utiliser en priorité.
Produits insecticides
ils sont généralement très efficaces, non seulement sur les poux adultes mais aussi sur les lentes ; mais sont contre-indiqués en-dessous d’un certain âge et les poux peuvent leur être résistants (les résistances sont d’ailleurs de plus en plus fréquentes).
Attention : quel que soit le produit, il convient :
D’examiner soigneusement la chevelure 2 jours après le traitement. La présence d’au moins un pou vivant doit conduire à refaire un traitement, en respectant strictement le mode d’emploi et, au mieux, en changeant de type de produit.
De renouveler le traitement une dizaine de jours après le premier, cela afin d’éviter le risque que des lentes non tuées ou non éliminées n’éclosent et ne donnent naissance à de nouveaux poux.
Mesures complémentaires :
Vêtements, linges, taies d’oreiller, peluches…
Laver à au moins 60° tous les objets pouvant héberger des lentes
Pour les autres
pulvérisation d’un spray insecticide ou isolation dans un sac en plastique fermé hermétiquement pendant au moins 3 jours
Dans tous les cas, au moindre doute, ne pas hésiter à demander conseil à son pharmacien.
A savoir : les causes d’échecs les plus fréquentes
Traitement mal appliqué
trop peu de produit utilisé, temps d’application trop court avant le shampooing,
bien lire la notice !
Emploi d’un produit inadapté
du fait notamment de possibles résistances
Réinfestation à partir de l’entourage ou par un objet non décontaminé)