06/09/2026
🔗 ADDICTIONS : QU’ESSAYONS-NOUS D’APAISER ? ✨
Derrière une addiction, il n’y a jamais seulement un produit ou un comportement.
Il y a souvent une fonction : apaiser, anesthésier, éviter, contrôler, remplir, se dissocier ou retrouver momentanément une sensation devenue difficilement accessible autrement.
⛓️L’addiction peut ainsi devenir une manière de ne pas entrer en contact avec certaines émotions : douleur, solitude, vide, honte, colère, anxiété, sentiment d’abandon ou de dévalorisation.
Elle ne dit pas nécessairement ce qui s’est passé, mais elle peut parfois nous renseigner sur ce que la personne cherche à ne plus ressentir ou, au contraire, à ressentir davantage.
🌿 Et le « non-dit » ?
On peut symboliquement considérer l’addiction comme l’expression de quelque chose qui ne parvient pas à trouver sa place dans la parole.
🎭 Une émotion qui ne peut être pensée ou exprimée peut parfois chercher une autre voie : le corps, le comportement, le produit.
Mais il est important de le préciser : il n’existe pas de signification universelle d’une addiction.
La même substance peut remplir des fonctions totalement différentes selon les personnes et leur histoire.
Lorsque l’addiction s’inscrit dans une histoire familiale 👨👩👧👧
Dans certaines familles, on retrouve des répétitions : addictions, secrets, non-dits, deuils non élaborés, traumatismes, difficultés à exprimer les émotions ou rôles familiaux très marqués.
🤦🤦♀️ L’enfant peut alors apprendre à s’adapter à son environnement en devenant le sauveur, le médiateur, l’enfant invisible, le « petit adulte » ou celui qui fait rire pour détourner l’attention.
Ces adaptations ont parfois été nécessaires à un moment donné. Mais elles peuvent devenir limitantes à l’âge adulte.
Le travail thérapeutique : comprendre ce qui se joue derrière l’addiction.
Sortir d'une addiction ne consiste pas seulement à supprimer un comportement. Il peut être essentiel d’explorer :
- Qu’est-ce que cette addiction m’apporte ?
- Quelle émotion m’aide-t-elle à ne pas ressentir ?
- De quoi ai-je besoin lorsque je consomme, mange, travaille, fais du sport ou recherche compulsivement l’attention de l’autre ?
- Quelles expériences ont contribué à construire ce fonctionnement ?
- Quels modèles ai-je appris dans mon histoire familiale ?
Et surtout :
- Comment puis-je progressivement apprendre à répondre autrement à ce besoin ?
👁 L’EMDR : travailler sur les expériences à l’origine du fonctionnement.
Lorsque l’addiction est associée à des expériences traumatiques ou à des événements émotionnellement non intégrés, l’EMDR peut être utilisé dans le cadre d’un accompagnement thérapeutique adapté.
Le travail peut notamment porter sur les souvenirs traumatiques, les déclencheurs actuels et les croyances négatives qui leur sont associées :
- « je ne vaux rien »,
- « je suis seul(e) »,
- « je suis impuissant(e) »,
- « je dois contrôler »,
- « je ne suis pas en sécurité »…
L’objectif n’est pas simplement de faire disparaître un souvenir, mais de permettre à celui-ci d’être moins chargé émotionnellement et de ne plus déterminer aussi fortement les réactions du présent.
Lorsque les déclencheurs deviennent moins envahissants, la personne peut progressivement développer d’autres moyens de régulation que le comportement addictif.
🌙 L’hypnose : retrouver d’autres ressources.
L’hypnose thérapeutique peut également constituer un outil complémentaire pour travailler sur les automatismes, les habitudes, les émotions et les ressources personnelles.
Elle peut aider certaines personnes à prendre davantage de distance avec leurs impulsions, à développer de nouvelles stratégies d’apaisement et à renforcer leur sentiment de contrôle et de sécurité intérieure.
Elle peut notamment être intéressante lorsqu’un comportement est devenu très automatique :
- « je ressens → je fais → je soulage momentanément → je recommence. »
L’objectif est alors de créer progressivement un espace entre l’émotion, l’impulsion et le passage à l’acte.
Retrouver la liberté de choisir 🐦🔥
Le but d’une thérapie n’est pas de remplacer une addiction par une autre ni par une autre manière de se contrôler.
Il s’agit plutôt de comprendre ce qui se joue, de restaurer la capacité à ressentir sans être submergé, de développer de nouvelles ressources et de retrouver progressivement la liberté de choisir.
Parce qu’une addiction peut parfois avoir commencé comme une solution. Une solution qui, avec le temps, est devenue un problème.
Et derrière cette solution, il y a souvent une personne qui cherche simplement — parfois depuis très longtemps — une autre manière de ne plus souffrir.
🌿 Comprendre. Apaiser. Transformer. Et retrouver sa liberté intérieure.
L’EMDR et l’hypnose ne constituent pas, à eux seuls, un traitement universel des addictions. En cas de dépendance, un accompagnement adapté et, selon la situation, une prise en charge médicale ou spécialisée peuvent être nécessaires et je ne manquerais pas, si besoin, à vous orienter vers un addictologue, en plus de mon soutien thérapeutique.