03/09/2026
La fermeture de la pharmacie de Sornac : une perte pour notre territoire
Le pôle de santé MilleSoins déplore profondément la fermeture temporaire de la pharmacie de Sornac, conséquence de la sanction prononcée à l’encontre d’Eliza Castagné et Antoine Prioux.
Sur notre territoire rural, où l’accès aux soins est déjà fragile, chaque pharmacie compte. La pharmacie est souvent un lieu de proximité essentiel : pour délivrer les traitements, bien sûr, mais aussi pour écouter, conseiller, orienter et accompagner les patients au quotidien.
Nous souhaitons également remercier chaleureusement les pharmacien.nes qui ont rejoint l’équipe de la pharmacie de Bugeat et qui permettent aujourd’hui à cette pharmacie de rester ouverte et d’assurer la continuité des soins pour les habitants du secteur. Leur mobilisation est précieuse.
Aujourd’hui, Eliza et Antoine ont décidé de poursuivre leur recours devant le Conseil d’État. Ils ont ouvert une cagnotte pour les aider à financer leurs frais d’avocat.
👉 Si vous souhaitez les soutenir : https://app.lacagnottedesproches.fr/cagnotte/soutien-juridique-antoine-et-eliza/
Nous relayons également l’article publié mardi par Reporterre, qui revient sur leur parcours, la dispensation à l’unité et les enjeux de cette affaire.
👉 À lire et à partager : https://reporterre.net/Sur-le-plateau-de-Millevaches-ces-pharmaciens-rebelles-sanctionnes-pour-leur-demarche-antigaspi
Parce que maintenir l’accès aux soins dans nos territoires ruraux est une responsabilité collective.
Merci à toutes celles et ceux qui se mobilisent pour faire vivre notre offre de soins de proximité. ❤️
Interdit d’exercer pour avoir distribué des médicaments à l’unité dans une méthode antigaspi.
C'est la sanction qu'a reçue ce couple de pharmaciens. Et ce, alors qu’ils sont en plein désert médical.
L’idée était pourtant pleine de bon sens. La distribution à l’unité de médicaments tels que des anxiolytiques ou des opioïdes permet en effet de donner le compte rond aux patients afin de mieux prévenir les risques d’addiction et le gaspillage. D'autant plus que les ruptures de stock s’enchaînent.
Mais la loi l’autorise seulement pour les produits classés comme stupéfiants, pour les antibiotiques ou dans des circonstances exceptionnelles de pénurie de médicaments.
Le Conseil de l'ordre des pharmaciens condamne alors Antoine et Eliza à une interdiction d'exercer de deux mois à compter d'aujourd'hui.
Si l'officine d'Eliza peut maintenir ses portes ouvertes grâce à deux remplaçants, celle d'Antoine, elle, n'a pas eu cette chance, privant ainsi celles et ceux qui ne conduisent pas, les plus âgés et les plus précaires d'un point de conseils et de vente de produits de santé à quelque 25 km à la ronde.
Lire la suite de l'article ➡️ https://l.reporterre.net/PZE