08/08/2026
Bonjour à tous.�
Certains d’entre vous l’ont connu, et peut-être qu’il vous a tatoué.�
Il nous a quitté il y a quelques jours.
Puisse-t-il avoir trouvé la paix qu’il a tant cherchée.�
Souvenons-nous de lui comme d’un « bon gars ».�
Dans les discussions tardives, il y avait toujours ce moment où il parlait de son frère — celui dont les rêves n’avaient pas résisté au travail, au courage et à l’ambition.�Il disait : « Tu imagines… c’est mon frère, un gars de Trouville, saxophoniste, il joue du jazz aux États-Unis. »�
Puis, avec la même fierté, il rendait hommage à ses parents.�
Il énumérait les efforts et les sacrifices qu’ils avaient faits pour leur offrir le meilleur, et répétait qu’ils n’étaient pas responsables de cette douleur qui l’accablait.
�Ce combat est une quête personnelle. Même si tant de proches auraient aimé faire davantage… on rentre dans ces épreuves seul, et c’est seul qu’on peut en sortir.
�Une pensée à sa bande de potes qui lui rendaient le sourire.�
À Seb, qui n’imagine pas à quel point leur relation a bouleversé ce môme, transformant des rêves en réalité. Et qui, sans le savoir, lui a permis de partir en ayant accompli la seule chose qui avait vraiment compté pour lui : tatouer.
�Nos prières vont à la famille. Que votre peine cède peu à peu la place à cette certitude : votre fils n’est pas loin. Sa présence est seulement devenue plus discrète, tracée à l’encre sur la peau de milliers de personnes qui portent ce témoignage éternel.�
Il n’aurait pas voulu vous savoir tristes.
Je préfère imaginer que c’est juste une gaffe de plus de ce p’tit mec maladroit, qui avait le don de se retrouver dans des situations dont lui seul avait le secret.�
Le mot de la fin est pour toi : on gardera le souvenir de tes techniques inégalées pour aborder les femmes, de tes chemises incroyables, de tes monologues de fin de soirée qu’on n’avait pas le droit d’interrompre, pour avoir conservé intacte la passion des premiers jours, et pour avoir fait un bout de chemin parmi nous.�À plus l’ami. Prends du temps pour toi.
À très bientôt, à l’ami, au frère, et au fils que tu resteras.�
Courtes sont les mémoires,�Éternels sont nos actes.