Process R M V O S S

Process R M V O S S Coaching en Préparation Mentale : Respiration Méditation Visualisation Observation Sommeil Sieste

🚂 LE RÉSEAU FERROVIAIRE DU SOMMEIL — ÉPISODE 1/10🚉 LA GARE : ET SI LE VOYAGE COMMENÇAIT AVANT MÊME DE MONTER DANS LE TRA...
06/09/2026

🚂 LE RÉSEAU FERROVIAIRE DU SOMMEIL — ÉPISODE 1/10

🚉 LA GARE : ET SI LE VOYAGE COMMENÇAIT AVANT MÊME DE MONTER DANS LE TRAIN ?

Dans l’épisode 0, nous avons découvert que le fameux « petit train du sommeil » était peut-être un peu plus complexe qu’il n’y paraissait.

Parce qu’avant le train…

il y a la gare.

Et une gare peut être calme, bruyante, éclairée, étouffante, froide, confortable ou totalement inadaptée au voyage que l’on s’apprête à entreprendre.

Pour notre sommeil, c’est pareil.

Notre gare, c’est notre environnement de sommeil.

La chambre.
Le lit.
La température.
La lumière.
Le bruit.
La literie.

Des éléments tellement banals que nous finissons parfois par les oublier.

Pourtant, pendant que nous dormons, notre cerveau ne devient pas sourd, aveugle ou insensible à son environnement.

🌡️ Premier panneau d’affichage : la température

Pour s’endormir, notre organisme accompagne le sommeil d’une évolution de sa thermorégulation, notamment avec une redistribution de chaleur vers la périphérie.

Une chambre excessivement chaude peut perturber ce processus.

Une r***e systématique publiée dans Sleep Medicine Reviews en 2024 conclut que des températures ambiantes élevées sont globalement associées à une dégradation de la quantité et de la qualité du sommeil.

Mais attention au raccourci que l’on voit partout :

« La température idéale pour dormir est exactement 18 °C. »

Scientifiquement, c’est beaucoup moins simple.

Il existe des différences individuelles, des effets liés à l’âge, aux vêtements, à la literie, à l’humidité et au microclimat créé sous la couette.

👉 Il n’existe donc pas un thermostat universel à régler au degré près pour tout le monde.

🌑 Deuxième panneau : la lumière

Ici, notre gare communique déjà avec le futur chef de gare que nous rencontrerons dans l’épisode suivant : notre système circadien.

La lumière nocturne n’est pas simplement quelque chose qui nous « gêne ».

C’est une information biologique.

Une méta-analyse de 2023 portant sur plus de 577 000 participants associait une exposition nocturne plus importante à la lumière à davantage de problèmes de sommeil. Une méta-analyse plus récente publiée en 2026, regroupant plus de 690 000 participants dans son analyse quantitative, retrouve également cette association.

Cela donne une raison scientifique assez solide de rechercher une chambre aussi sombre que raisonnablement possible, plutôt que de transformer « le noir absolu » en nouvelle injonction universelle.

🔊 Troisième panneau : le bruit

On pourrait penser :

« Je ne l’entends même plus. »

Le cerveau, lui, peut continuer à réagir.

La grande r***e systématique réalisée pour les recommandations de l’OMS montrait que les bruits liés aux transports pouvaient augmenter la probabilité d’éveils objectivement mesurés et perturber le sommeil. Une mise à jour de 2022, puis une méta-analyse publiée en 2026, confortent l’association entre bruit environnemental nocturne et perturbations du sommeil.

S’habituer subjectivement à un bruit ne signifie donc pas nécessairement que le cerveau n’y réagit plus.

🛏️ Et le lit ?

Voilà probablement l’endroit où le marketing aime particulièrement nous attendre sur le quai. 😉

Matelas « spécial sommeil profond », oreillers miracles, couvertures technologiques, tissus thermorégulateurs…

La littérature montre bien que la literie et son microclimat thermique peuvent intervenir dans le confort et certains paramètres du sommeil.

Mais elle montre également que les résultats dépendent du matériau, de la température, des personnes étudiées et des méthodes utilisées. Les données disponibles ne permettent certainement pas d’établir un lit universellement optimal.

Et c’est probablement l’un des messages importants de cet épisode.



🚉 AVANT DE CHERCHER À « MIEUX DORMIR »…

Peut-être devrions-nous commencer par regarder notre gare.

Est-elle suffisamment sombre ?

La température est-elle confortable ?

Existe-t-il des bruits susceptibles de fragmenter mon sommeil ?

Ma literie correspond-elle réellement à mes besoins ?

Mon environnement favorise-t-il le sommeil… ou lui demande-t-il constamment de compenser ?

Car nous cherchons parfois des solutions extrêmement sophistiquées à des problèmes extraordinairement simples.

Montres connectées.
Applications.
Compléments.
Protocoles.

Alors que parfois…

le premier levier se trouve simplement dans la pièce où nous dormons.

🚂 Notre train est maintenant en gare.

Mais il ne part pas n’importe quand.

Quelqu’un organise les horaires.

PROCHAIN ARRÊT — ÉPISODE 2

🕰️ LE CHEF DE GARE : NOTRE HORLOGE INTERNE

Et nous verrons pourquoi avoir sommeil et être biologiquement programmé pour dormir ne sont pas exactement la même chose.

👀 PS : Cherchez Laurent…

Références principales : Basner & McGuire, 2018 ; Smith, Cordoza & Basner, 2022 ; Xu et al., 2023 ; Li, Halaki & Chow, 2024 ; Minor et al., 2024 ; Kretzschmar et al., 2026 ; Li, 2026.

🚂 LE PETIT TRAIN DU SOMMEIL… A UNE GARE, DES RAILS ET MÊME UN CHEF DE GARE !On nous parle souvent du fameux « petit trai...
05/09/2026

🚂 LE PETIT TRAIN DU SOMMEIL… A UNE GARE, DES RAILS ET MÊME UN CHEF DE GARE !

On nous parle souvent du fameux « petit train du sommeil ».

L’image est plutôt bonne.

Mais elle est terriblement incomplète. 😉

Parce qu’un train ne circule jamais tout seul.

Il lui faut une gare.
Des horaires.
Des rails.
Des aiguillages.
Une locomotive.
Des wagons.
Une signalisation.
Des passages à niveau.

Et parfois… quelques incidents de circulation. 🚧

Pour le sommeil, c’est assez comparable.

🌙 Notre sommeil n’est pas simplement une succession de cycles que nous devrions essayer « d’attraper » au bon moment.

C’est un système biologique dynamique, influencé notamment par notre horloge circadienne, la pression de sommeil accumulée pendant l’éveil, la lumière, notre environnement, nos comportements et de nombreux autres facteurs.

Et surtout :

👉 bien dormir ne se résume pas au nombre d’heures passées au lit.

La recherche contemporaine considère d’ailleurs de plus en plus le sommeil comme multidimensionnel : durée, régularité, timing, continuité/efficacité, satisfaction et vigilance diurne font notamment partie des dimensions proposées pour caractériser la santé du sommeil.

Autrement dit :

8 heures dans le train ne garantissent pas nécessairement un bon voyage. 😉

Alors, pendant cette nouvelle série, nous allons reprendre cette vieille métaphore du « petit train du sommeil »…

…mais nous allons visiter tout le réseau ferroviaire.

🚉 Nous commencerons par la gare : notre environnement de sommeil.

👨‍✈️ Nous rencontrerons le chef de gare : celui qui participe à l’organisation temporelle des départs.

🔥 Nous regarderons ce qui crée progressivement notre besoin de dormir.

🚂 Nous monterons ensuite dans la locomotive pour comprendre l’endormissement.

🚃 Nous traverserons les différents wagons du sommeil : N1, N2, N3 et sommeil paradoxal.

🛤️ Nous suivrons les rails qui permettent au système de conserver une certaine régularité.

🔀 Nous découvrirons les aiguillages capables de modifier notre trajet.

🚧 Nous passerons quelques passages à niveau : micro-éveils, éveils et fragmentation.

⚠️ Et nous verrons aussi ce qui se passe lorsque le problème ne relève plus simplement de l’optimisation du sommeil mais potentiellement d’un trouble qui mérite une prise en charge médicale.

Enfin, nous arriverons au terminus :

⏰ le réveil.

Et nous verrons que sortir du train ne signifie pas nécessairement que notre cerveau est immédiatement prêt à fonctionner à pleine capacité.

Cela porte même un nom : l’inertie du sommeil.

Bref…

Vous connaissiez peut-être le petit train du sommeil.

🚂 Bienvenue maintenant sur le réseau ferroviaire du sommeil.

Pendant toute cette série, comme toujours, nous quitterons autant que possible les croyances, les recettes miracles et les fameux « il faut absolument… ».

Nous nous appuierons sur les données issues de la recherche scientifique internationale pour comprendre ce que nous pouvons réellement modifier…

et ce que notre cerveau fait très bien tout seul.

Prochain arrêt : LA GARE. 🚉

Parce qu’avant de se demander comment faire circuler un train…

il serait peut-être utile de regarder où nous essayons de le faire partir.

Process RMVOSS®

🧠 ET SI PROGRESSER NOUS FAISAIT OUBLIER NOS RÉUSSITES ?Épisode 6/6 — Observer, comprendre, réguler : remettre toutes les...
04/09/2026

🧠 ET SI PROGRESSER NOUS FAISAIT OUBLIER NOS RÉUSSITES ?

Épisode 6/6 — Observer, comprendre, réguler : remettre toutes les pièces ensemble

Depuis cinq épisodes, nous avons parlé de gestes réussis, d’erreurs, de progression, d’exigence, de feedback…

Mais une précision est devenue nécessaire.

⛳ Lorsque je parle d’un drive, d’un putt ou d’une trajectoire, je ne cherche pas à expliquer comment techniquement mieux jouer au golf.

Ce n’est pas mon métier.

Ces situations me servent à observer autre chose :

🧠 ce qui se passe chez la personne qui doit produire cette performance.

Et c’est précisément là que commence le Process RMVOSS®.



Prenons deux joueurs capables techniquement de réaliser le même coup.

En compétition, l’un le reproduit.

L’autre n’y arrive plus.

Pourquoi ?

La technique a-t-elle disparu ?

Probablement pas.

Mais beaucoup d’autres choses ont pu changer :

la respiration,
le niveau d’activation,
l’attention,
les émotions,
la confiance,
la fatigue,
le sommeil,
la capacité à récupérer d’une erreur…

👉 Même compétence. Conditions différentes. Performance différente.

Et chercher immédiatement « le bon outil mental » serait déjà aller trop vite.



🔎 1 — D’abord : ÉVALUER

Dans le Process RMVOSS®, je ne commence pas par dire :

« Tu dois respirer. »

ou

« Tu dois visualiser. »

Je cherche d’abord à comprendre ce qui mérite réellement d’être travaillé chez cette personne.

Cela passe par des échanges, des évaluations, des observations, des données disponibles et l’évolution dans le temps.

Car deux personnes présentant extérieurement le même problème peuvent avoir besoin de travaux complètement différents.

Le résultat indique ce qui s’est passé.
Il n’explique pas nécessairement pourquoi.



🧩 2 — Ensuite : INDIVIDUALISER

C’est là qu’interviennent les 6 piliers du Process :

🫁 Respiration
🧘 Méditation
👁️ Visualisation
🔎 Observation
😴 Sommeil
💤 Sieste

Mais ils ne constituent pas une checklist.

Tout le monde ne travaille pas tout, de la même manière, au même moment.

Une personne pourra travailler une respiration utilisable avant une situation exigeante.

Une autre une routine de visualisation.

Une autre encore son observation post-action afin de sortir du :

« raté = mauvais / réussi = normal ».

Et chez quelqu’un dont la récupération est insuffisante, commencer par ajouter des techniques mentales alors que le sommeil est dégradé pourrait simplement nous faire regarder au mauvais endroit.

L’approche individualisée du sommeil est d’ailleurs explicitement recommandée dans le consensus scientifique consacré aux athlètes.



🛠️ 3 — Puis : ENTRAÎNER

Un outil de régulation découvert la veille d’une compétition n’est pas une compétence.

Il faut l’apprendre.

Le répéter.

L’adapter.

Puis progressivement l’utiliser lorsque la situation devient plus exigeante.

C’est aussi pourquoi les routines pré-performance, l’imagerie, certaines stratégies attentionnelles ou les entraînements sous pression occupent une place importante dans la littérature consacrée à la performance sportive.

Et les interventions psychologiques ne se résument pas à une seule technique : une méta-analyse récente retrouve notamment des effets favorables des entraînements d’habiletés psychologiques, des approches mindfulness/acceptation et de l’imagerie, tout en soulignant l’hétérogénéité des études.



🔄 4 — Enfin : OBSERVER… ET RÉAJUSTER

Est-ce que cela fonctionne ?

Dans quelles situations ?

Quand cela cesse-t-il de fonctionner ?

Que s’est-il passé avant ?

Et après ?

Que devons-nous conserver, modifier… ou abandonner ?

Parce qu’une amélioration observée pendant une séance n’est pas nécessairement synonyme d’apprentissage durable.

La littérature distingue justement performance immédiate, rétention et transfert. Ce que nous voyons aujourd’hui ne garantit pas ce qui sera disponible demain dans un autre contexte.

Et nous revenons finalement au début de cette série.



Nous avons commencé avec une question :

Et si progresser nous faisait oublier nos réussites ?

La réponse n’est certainement pas :

« Regardons uniquement ce qui fonctionne. »

Pas plus que :

« Corrigeons uniquement ce qui ne fonctionne pas. »

Il s’agit d’apprendre à recueillir suffisamment d’informations pour comprendre :

ce qui fonctionne,
ce qui ne fonctionne pas,
dans quelles conditions,
et ce que nous pouvons essayer de réguler.

Voilà pourquoi le Process RMVOSS® se travaille :

ANTICIPATION → ACTION/RÉACTION → POST-ÉVALUATION → nouvelle ANTICIPATION

Il ne remplace ni l’entraîneur, ni l’enseignant, ni la technique.

Il travaille sur la personne qui devra accéder à ses compétences au moment où elle en aura besoin.

Et son objectif final n’est certainement pas de rendre quelqu’un dépendant d’un protocole.

C’est exactement l’inverse :

🎯 l’aider progressivement à mieux comprendre son propre fonctionnement et à devenir capable de se réguler avec de plus en plus d’autonomie.

Parce qu’au bout du compte…

une erreur est une information.
Une réussite aussi.

Encore faut-il savoir quoi en faire.

Process RMVOSS®
Observer. Comprendre. Individualiser. Entraîner. Réguler.

🧠 ET SI PROGRESSER NOUS FAISAIT OUBLIER NOS RÉUSSITES ?Épisode 5/6 — Et si nous apprenions aussi de ce qui fonctionne ?A...
03/09/2026

🧠 ET SI PROGRESSER NOUS FAISAIT OUBLIER NOS RÉUSSITES ?

Épisode 5/6 — Et si nous apprenions aussi de ce qui fonctionne ?

Après un mauvais coup, que faisons-nous ?

Très souvent :

« Pourquoi j’ai fait ça ? »

On cherche.

Le geste.
Le timing.
La concentration.
La décision.
La fatigue.
L’émotion.

Bref…

🔎 on enquête.

Maintenant, imaginez que vous réussissiez exactement le coup que vous vouliez produire.

Belle trajectoire.
Bon contact.
Bonne distance.

Que faites-vous ?

Souvent :

« Voilà. C’est ça. »

Et on passe au coup suivant.

C’est peut-être là que nous laissons échapper quelque chose.



Dans l’épisode précédent, nous avons vu pourquoi l’erreur est une information particulièrement intéressante pour notre cerveau.

Elle signale un écart :

« Je voulais produire ça… j’ai obtenu autre chose. »

Mais lorsqu’une action fonctionne, elle contient elle aussi de l’information :

👉 Qu’est-ce que j’ai fait ?

👉 Qu’est-ce que j’ai ressenti ?

👉 Où était mon attention ?

👉 Quel était mon état émotionnel ?

👉 Quelle routine avais-je utilisée ?

👉 Dans quel état de fatigue étais-je ?

👉 Qu’est-ce qui mérite d’être reproduit ?

La réussite n’est donc pas seulement quelque chose dont on peut être satisfait.

🎯 C’est aussi quelque chose que l’on peut étudier.



Et la recherche en apprentissage moteur apporte ici des résultats intéressants.

Dans une expérience devenue classique, Chiviacowsky & Wulf ont comparé deux groupes recevant un feedback soit après leurs meilleurs essais, soit après leurs moins bons.

Lors d’un test de rétention ultérieur, le groupe ayant reçu le feedback sur ses bons essais apprenait mieux.

Plus intéressant encore pour nous : Abbas & North ont reproduit cette logique avec… du putting de golf.

Les participants recevant un feedback sur leurs meilleurs essais présentaient davantage d’auto-efficacité, de motivation intrinsèque et une meilleure performance. Les effets étaient encore observés une semaine plus t**d.

D’autres travaux sur le putting montrent également qu’un feedback positif comparant la performance actuelle aux essais précédents peut favoriser l’apprentissage et le sentiment de compétence.

⚠️ Cela ne signifie évidemment pas :

« Félicitez-vous après chaque bon coup et vous progresserez. »

Ce serait beaucoup trop simple.

Cela signifie quelque chose de plus intéressant :

🧠 nous avons probablement intérêt à ne pas réserver toute notre capacité d’analyse à nos erreurs.



Et c’est ici que je vais commencer à entrouvrir la porte du Process RMVOSS®.

Dans le Process, Observer ne signifie pas simplement regarder le résultat.

Et encore moins :

« C’était bien / c’était mauvais. »

Observer consiste à recueillir de l’information avant de porter un jugement.

Après une action, on peut par exemple commencer très simplement par se poser trois questions :

1️⃣ Qu’est-ce que je voulais produire ?

2️⃣ Qu’est-ce que j’ai réellement produit ?

3️⃣ Qu’est-ce que je peux identifier qui a contribué à ce résultat ?

Et cela vaut autant après une erreur…

qu’après une réussite.



Mais il y a une autre particularité importante du Process RMVOSS®.

L’Observation n’y fonctionne jamais toute seule.

Prenons deux réussites apparemment identiques.

Dans la première, le joueur était calme, respirait correctement, avait une intention claire et visualisait précisément son action.

Dans la seconde, il était tendu, fatigué, pressé… et le résultat est pourtant bon.

Même résultat.

Mais peut-être pas les mêmes informations à retenir.

C’est là que les différents piliers peuvent commencer à dialoguer.

🫁 Respiration : dans quel état étais-je avant l’action ?

👁️ Visualisation : avais-je clairement représenté ce que je voulais produire ?

🧠 Observation : qu’ai-je réellement produit ?

😴 Sommeil / Sieste : dans quel état de récupération étais-je ?

Et selon la personne, le sport, le moment ou le problème rencontré…

les réponses ne seront évidemment pas les mêmes.

C’est précisément pour cela que le travail est individualisé.



On peut même commencer très simplement.

Après un entraînement ou une compétition, au lieu de noter uniquement :

❌ ce qui n’a pas fonctionné,

essayez aussi d’identifier :

✅ 3 choses qui ont fonctionné

et, surtout :

🔎 pourquoi elles ont peut-être fonctionné.

Pas pour se rassurer.

Pas pour « penser positif ».

Mais pour produire de l’information exploitable.

Car si je comprends uniquement mes erreurs…

je sais peut-être ce que je dois éviter.

Mais si je commence aussi à comprendre mes réussites…

je découvre ce que je peux essayer de reproduire.

Et là, nous arrivons exactement au dernier épisode.

Parce qu’il reste une question :

Comment relier toutes ces informations sans analyser séparément le geste, l’attention, l’émotion, la récupération, le contexte… et finir avec une usine à gaz ?

C’est précisément là que la logique du Process prend tout son sens.

🔜 Épisode 6/6 — Observer, comprendre, réguler : remettre toutes les pièces ensemble.

Process RMVOSS® — Une erreur est une information. Une réussite aussi.

🧠 ET SI PROGRESSER NOUS FAISAIT OUBLIER NOS RÉUSSITES ?Épisode 4/6 — Pourquoi l’erreur prend-elle autant de place ?Vous ...
02/09/2026

🧠 ET SI PROGRESSER NOUS FAISAIT OUBLIER NOS RÉUSSITES ?

Épisode 4/6 — Pourquoi l’erreur prend-elle autant de place ?

Vous venez de jouer 18 trous.

Quelques très bons drives.
Plusieurs putts parfaitement exécutés.
Des choix pertinents.
De bons placements.

Et puis…

ce lancer.

Celui du trou 14.

Trop bas.
Mauvais angle.
OB.

Deux heures plus t**d, si quelqu’un vous demande :

« Alors, ta partie ? »

Il y a de fortes chances que ce fameux trou 14 revienne rapidement dans la conversation.

Les bons coups ?

« Oui, globalement j’ai plutôt bien joué… »

Mais celui-là, vous vous en souvenez parfaitement.

Pourquoi ?



Nous avons vu dans les épisodes précédents que l’expertise permet de détecter des écarts de plus en plus fins et que, parallèlement, notre niveau d’exigence augmente.

Mais il manque encore une pièce au puzzle.

🎯 Une erreur possède une caractéristique particulièrement intéressante pour notre cerveau : elle signale un écart.

J’avais prévu quelque chose.

Il s’est produit autre chose.

Et cet écart constitue une information potentiellement utile pour l’action suivante.



Les neurosciences de l’apprentissage moteur parlent notamment de :

🧠 Sensory Prediction Error

Lorsque nous produisons un mouvement, notre système nerveux ne se contente pas d’envoyer des commandes aux muscles.

Il anticipe également certaines conséquences sensorielles de cette action.

Et lorsque ce qui revient de l’environnement ne correspond pas à ce qui était prédit…

il y a erreur de prédiction.

📚 Shadmehr, Smith & Krakauer (2010)
📚 Izawa & Shadmehr (2011)
📚 Tseng et al. (2007)

Ces écarts participent à la mise à jour de nos modèles internes et à l’adaptation de nos mouvements.

En version terrain :

« Je pensais produire ça. »

⬇️

« J’ai produit ça. »

⬇️

« Il y a une différence. »

⬇️

« Que dois-je éventuellement modifier ? »

C’est un mécanisme extraordinairement utile.

Sans détection de l’erreur, difficile d’adapter précisément nos actions.



Et notre cerveau possède justement des systèmes spécialisés dans le monitoring de la performance.

Des recherches en neurosciences ont identifié des réponses cérébrales apparaissant très rapidement autour de la détection d’une erreur, notamment ce que l’on appelle l’Error-Related Negativity (ERN).

Autrement dit :

👉 l’erreur déclenche réellement du traitement de l’information.

Et cela change notre façon de regarder notre fameux lancer du trou 14.

S’il revient aussi facilement à l’esprit, ce n’est pas simplement parce que « notre cerveau aime ce qui va mal ».

Cette formulation serait beaucoup trop simpliste.

C’est aussi parce que l’erreur représente potentiellement :

quelque chose qui n’était pas prévu et qui mérite peut-être une adaptation.



Ajoutons maintenant ce que nous avons découvert dans les épisodes précédents.

Plus je progresse…

➡️ plus ma représentation du geste attendu devient précise ;

➡️ plus je suis capable de détecter de petits écarts ;

➡️ plus mon niveau de référence augmente ;

➡️ et plus certaines réussites deviennent… attendues.

Voilà pourquoi l’asymétrie peut devenir considérable.

Un très bon lancer :

« Oui. C’est ce que je voulais faire. »

Un lancer légèrement différent :

« Attends… qu’est-ce qui s’est passé ? »

L’un confirme la prédiction.

L’autre appelle potentiellement une explication.



⚠️ Mais voici le point essentiel.

Ce mécanisme n’est pas notre ennemi.

Détecter une erreur est indispensable pour apprendre.

L’analyser peut être extrêmement utile.

Chercher à la corriger également.

Le problème commence ailleurs.

Lorsque :

détecter → devient juger

puis :

juger → devient ruminer.

Et surtout lorsque toute notre analyse post-performance finit par se résumer à :

« Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné ? »

Car il existe alors une question que nous ne posons presque jamais :

👉 « Qu’est-ce qui a fonctionné… et pourquoi ? »

Et cette question est loin d’être anodine.

Parce que la recherche en apprentissage moteur réserve une surprise particulièrement intéressante :

porter attention aux réussites peut, dans certaines conditions, favoriser l’apprentissage.

Et là…

nous allons commencer à retourner complètement notre raisonnement.

🔜 Épisode 5/6 — Et si nous apprenions aussi de ce qui fonctionne ?

Process RMVOSS® — Une erreur est une information. Une réussite aussi.

🧠 ET SI PROGRESSER NOUS FAISAIT OUBLIER NOS RÉUSSITES ?Épisode 3/6 — Quand notre niveau monte, notre norme monte avec lu...
01/09/2026

🧠 ET SI PROGRESSER NOUS FAISAIT OUBLIER NOS RÉUSSITES ?

Épisode 3/6 — Quand notre niveau monte, notre norme monte avec lui

Imaginez votre tout premier drive à 100 mètres.

Peut-être vous en souvenez-vous encore.

100 mètres !

🎉 Quelle réussite.

Quelques années plus t**d, vous en lancez régulièrement à 120.

Que devient alors un drive à 100 mètres ?

Probablement plus vraiment une réussite.

Peut-être même…

un mauvais coup.

Pourtant, il y a quelques années, exactement cette performance vous aurait rendu particulièrement satisfait.

Alors que s’est-il passé ?

Votre geste a progressé.

Mais surtout…

🎯 votre référence a changé.



C’est un phénomène essentiel pour comprendre notre rapport à la performance.

Lorsque nous progressons, nous ne comparons plus nécessairement ce que nous faisons aujourd’hui avec ce que nous étions capables de faire auparavant.

Nous le comparons avec ce que nous estimons désormais devoir être capables de faire.

Et ce déplacement peut être considérable.

Le putt de 5 mètres que l’on célébrait devient « celui qu’il faut rentrer ».

Le fairway touché devient « normal ».

Le par devient décevant là où il aurait autrefois été accueilli avec satisfaction.

Le geste technique réussi cesse progressivement d’être une réussite…

pour devenir une attente.



Les recherches en psychologie du sport apportent un élément particulièrement intéressant.

Une étude menée auprès de sportifs français a montré que les athlètes élites rapportaient des standards personnels plus élevés que les sportifs non-élites.

📚 Röthlin et al., 2024

Cela ne signifie évidemment pas :

« plus on est fort, plus on est insatisfait ».

Ce serait beaucoup trop simpliste.

Mais cela confirme quelque chose d’important :

👉 la progression sportive peut s’accompagner d’une élévation du niveau auquel nous comparons notre propre performance.

Et c’est parfaitement logique.

Sans exigences nouvelles, difficile de progresser.

L’objectif atteint hier devient souvent le point de départ d’aujourd’hui.



Mais voilà où apparaît le paradoxe.

Si notre niveau progresse et que notre référence progresse avec lui, nous pouvons nous améliorer objectivement…

…sans avoir réellement l’impression de mieux réussir.

Parce qu’à chaque nouvelle étape, nous déplaçons la ligne.

Hier :

« Si j’arrive à faire ça, ce sera vraiment bien. »

Aujourd’hui :

« Évidemment que je dois savoir faire ça. »

Demain :

« Comment ai-je pu rater quelque chose d’aussi simple ? »

La performance n’a pas nécessairement perdu de sa valeur.

👉 C’est son statut psychologique qui a changé.

Elle est passée de :

réussite

à

attente.



La littérature sur le perfectionnisme sportif permet d’ailleurs de faire une distinction fondamentale.

Il existe une différence entre :

✅ avoir des standards élevés et chercher à progresser

et

⚠️ être excessivement préoccupé par le fait de ne pas les atteindre.

La méta-analyse de Kim, Madigan & Hill publiée en 2025, regroupant 6 102 sportifs, montre que les perfectionistic strivings — la recherche de standards élevés — sont positivement associées à la performance sportive.

Mais cet avantage apparaît surtout lorsque les perfectionistic concerns — préoccupations face aux erreurs et à l’imperfection — restent faibles.

Autrement dit :

être exigeant n’est pas forcément le problème.

Le problème commence peut-être lorsque cette exigence rend tout ce qui est réussi…

simplement normal.



Et cela nous ramène directement au fil rouge de cette série.

Épisode 1 :

nous banalisons progressivement des gestes pourtant extrêmement sophistiqués.

Épisode 2 :

notre expertise nous permet de percevoir des écarts de plus en plus fins.

Épisode 3 :

et dans le même temps, notre définition de ce qui mérite d’être considéré comme une réussite se déplace vers le haut.

Vous commencez à voir la mécanique ?

Nous devenons meilleurs.

Nous voyons davantage les imperfections.

Et nous exigeons davantage pour considérer quelque chose comme réussi.

Il devient alors beaucoup plus facile de remarquer ce qui manque…

que tout ce qui est déjà là.

Mais une question reste entière :

🧠 pourquoi l’erreur attire-t-elle autant notre attention ?

Pourquoi un mauvais lancer peut-il rester présent dans notre tête plusieurs trous…

alors que trois très bons lancers viennent d’être presque immédiatement oubliés ?

C’est précisément ce que nous allons explorer dans le prochain épisode.

🔜 Épisode 4/6 — Pourquoi l’erreur prend-elle autant de place ?

Process RMVOSS® — Progresser ne consiste pas seulement à déplacer ses exigences. C’est aussi continuer à voir le chemin déjà parcouru.

🧠 ET SI PROGRESSER NOUS FAISAIT OUBLIER NOS RÉUSSITES ?Épisode 2/6 — Plus expert… donc plus sensible à l’erreur ?Deux jo...
31/08/2026

🧠 ET SI PROGRESSER NOUS FAISAIT OUBLIER NOS RÉUSSITES ?

Épisode 2/6 — Plus expert… donc plus sensible à l’erreur ?

Deux joueurs effectuent le même lancer.

Le disc arrive à quelques mètres de la cible.

Le premier sourit :

« Très bon lancer ! »

Le second fait une petite grimace :

« Oui… mais je l’ai sorti légèrement trop bas. J’étais un peu en ret**d et l’angle n’était pas celui que je voulais. »

Même résultat.

Deux évaluations complètement différentes.

Pourquoi ?

Parce que l’un des effets de l’expertise est justement de nous permettre de percevoir des informations que nous ne percevions pas auparavant.

🎯 Progresser, ce n’est pas seulement devenir capable de mieux exécuter un geste.

C’est aussi devenir capable de mieux le lire.

Les recherches sur l’expertise sportive montrent que les pratiquants expérimentés développent des capacités perceptivo-cognitives très spécialisées.

Ils identifient plus rapidement les informations pertinentes.

Ils anticipent mieux certaines conséquences de l’action.

Ils disposent de représentations motrices plus riches.

Et leur expérience leur permet de comparer ce qu’ils viennent de produire avec une représentation beaucoup plus précise de ce qu’ils cherchaient à produire.

📚 Yarrow, Brown & Krakauer (2009)
📚 Williams & Ericsson (2005)
📚 Brenton & Müller (2018)

Autrement dit, l’expert ne voit pas simplement davantage d’erreurs.

Il voit davantage de différences.

Différence entre la trajectoire prévue et la trajectoire obtenue.

Entre la sensation attendue et celle réellement ressentie.

Entre le timing recherché et celui produit.

Entre l’intention et l’exécution.

Et cette capacité est extrêmement précieuse.

C’est précisément parce qu’un joueur expérimenté peut détecter ces petits écarts qu’il est capable d’effectuer des ajustements qu’un débutant ne saurait même pas identifier.

Les travaux sur l’apprentissage moteur montrent d’ailleurs que la détection et la correction des écarts entre action attendue et action obtenue constituent l’un des mécanismes fondamentaux de l’adaptation motrice.

📚 Taylor, Krakauer & Ivry (2014)

Et les recherches sur l’autorégulation des sportifs montrent également que les athlètes de meilleur niveau ont tendance à utiliser davantage le self-monitoring, c’est-à-dire la surveillance et l’évaluation de leur propre activité. (ScienceDirect)

Alors où serait le problème ?

Justement…

Il n’y en a pas nécessairement.

Être capable de repérer une imperfection est une compétence.

Vouloir la corriger peut contribuer à progresser.

Le piège commencerait seulement si nous confondions :

être capable de détecter davantage d’écarts

avec

considérer davantage de gestes comme mauvais.

Ce n’est pas exactement la même chose.

Un drive légèrement décentré peut rester un très bon drive.

Un disc sorti avec quelques degrés de différence peut rester un très bon lancer.

Un putt dont la sensation n’était pas exactement celle recherchée peut malgré tout avoir mobilisé de nombreux éléments parfaitement maîtrisés.

👉 L’expertise augmente la résolution de notre regard sur notre propre performance.

Comme si nous passions progressivement d’une image légèrement floue à une image en très haute définition.

Et plus la définition augmente…

plus les petites imperfections deviennent visibles.

C’est une force.

À condition de ne pas oublier tout le reste de l’image.

Car une autre transformation se produit progressivement avec l’expérience :

ce qui nous semblait autrefois remarquable finit par devenir… attendu.

Et là, nous changeons complètement de sujet.

🔜 Épisode 3/6 — Quand notre niveau monte, notre norme monte avec lui.

Process RMVOSS® — Observer n’est pas juger. C’est recueillir de l’information.

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