30/05/2026
📣📣30 mai : Journée mondiale de la SEP📣📣
La Journée Mondiale de la SEP, célébrée chaque 30 mai, est le temps fort de cette mobilisation nationale et internationale, avec une campagne d’affichage digitale les 29, 30 et 31 mai dans les gares françaises.
Qu'est-ce que la sclérose en plaques (SEP) ?
La sclérose en plaques est une maladie inflammatoire chronique du système nerveux central (cerveau, moelle épinière et nerfs optiques) qui perturbe la communication entre le cerveau et le reste du corps. Elle est également considérée comme la première cause, hors accident, de handicap sévère non traumatique chez les jeunes adultes.
La SEP est une maladie à la fois :
-Auto-immune : le système immunitaire, qui protège habituellement le corps contre les virus et bactéries, va se retourner contre ses propres cellules et attaquer par erreur la gaine de myéline, qui entoure les fibres nerveuses et dont le rôle est de transmettre rapidement l'information entre le cerveau et le reste du corps.
-Chronique : c’est une maladie de longue durée, évolutive, qui a de forts impacts sur la vie quotidienne.
-Neurodégénérative : dégénérescence progressive des neurones démyélinisés,
-Plurifactorielle : même si ses causes ne sont pas connues, la maladie résulte de l'interaction entre des facteurs génétiques (sans toutefois que la maladie soit héréditaire) et environnementaux comme le tabac, le manque d'exposition au soleil (associé à une carence en vitamine D) ou l'obésité infantile (particulièrement chez les filles). L’implication d’agents infectieux comme le virus d’Epstein-Barr, responsable de la mononucléose) ou le microbiote intestinal sont à l’étude.
En revanche, il a été prouvé que les vaccins contre l’hépatite B et le papillomavirus (HPV) ne sont pas un facteur de risque dans la survenue de la SEP.
Les symptômes de la SEP
Les symptômes varient considérablement d'un patient à l'autre. Il peut s'agir de troubles :
-moteurs (faiblesse musculaire),
-sensitifs (fourmillements, engourdissements),
-oculaires (baisse de l'acuité visuelle),
-de l'équilibre,
-de la coordination,
-du langage,
cognitifs et urinaires.
Les deux formes de maladie
Sur le plan de l'évolution, la forme dite récurrente-rémittente représente 85 % des cas au début de la maladie, avec une évolution par poussées entre lesquelles existent des périodes de rémission plus ou moins longues.
La forme progressive d'emblée, dite primaire progressive, concerne 15 % des cas et se caractérise par une aggravation continue des symptômes, sans poussées ni rémission. Cette forme apparait principalement après 40 ans.
Quels sont les traitements contre la SEP en 2026 ?
Il n'existe pas de traitement permettant de guérir de la sclérose en plaques, mais plusieurs médicaments permettent de freiner son évolution et d'améliorer la vie des personnes atteintes de SEP. Seul un neurologue peut prescrire les traitements contre la SEP car la prise en soins est extrêmement complexe.
La prise en charge repose sur trois grands types d'intervention.
-Les traitements en cas de poussée invalidante
En cas de poussée invalidante, le traitement repose sur la prise de corticoïdes à fortes doses pendant trois à cinq jours, sous forme de perfusion ou de comprimés, à l'hôpital ou au domicile.
Si les corticoïdes s'avèrent inefficaces, des échanges plasmatiques peuvent être décidés par l'équipe médicale.
-Les traitements de fonds contre la SEP
Pour les formes rémittentes, des traitements de fond sont disponibles, classés en trois niveaux d'efficacité.
En première intention, le neurologue prescrit généralement un traitement de moyenne efficacité, reposant sur des immunomodulateurs injectables comme les interférons bêta ou l'acétate de glatiramère, ou sur des immunosuppresseurs oraux comme les fumarates ou le tériflunomide.
En cas d'échec ou de forme d'emblée sévère, des traitements de haute efficacité peuvent être prescrits, tels que l'ocrélizumab (Ocrevus®), le natalizumab (Tysabri®), le fingolimod (Gilenya®) ou la cladribine (Mavenclad®), qui agissent plus fortement sur le système immunitaire et nécessitent une surveillance renforcée.
En dernier recours, d'autres thérapeutiques existent, comme la mitoxantrone ou la greffe de cellules souches.
Il est important de noter que pour les formes progressives de la SEP, il n'existe actuellement pas de traitement de fond spécifique, même si les connaissances progressent et que de nouvelles stratégies thérapeutiques particulièrement prometteuses pourraient changer la donne dans les années à venir.
-Le soulagement des symptômes de la SEP
Au-delà des médicaments, une prise en soins globale et pluridisciplinaire est essentielle pour soulager les symptômes.
Elle repose sur :
-des mesures hygiéno-diététiques,
-des thérapies manuelles ou kinésithérapiques,
-de la psychothérapie
-Les soins pour soulager les symptômes de la SEP peuvent faire intervenir de nombreux professionnels de santé : neurologues, kinésithérapeutes, orthophonistes, ergothérapeutes et psychologues.