Patricia Spécialiste en Approche Naturelle de Santé

Patricia Spécialiste en Approche Naturelle de Santé Naturopathe, passionnée de technique Energétique et de bien-être animal, je suis bénévole aux Écuries LR (SIRET : 829 559 236 00015).

Tous les paiements que je perçois sont intégralement reversés à l’association pour soutenir leurs projets équestres. Avec un cursus de 14 formations spécialisées (Shiatsu, massages, digipuncture, homéopathie, aromathérapie, gemmothérapie, aimantothérapie brevetée, phytothérapie, fleurs de Bach, magnétisme, radiesthésie , naturopathe…), j’ai développé une approche complète et cohérente du vivant. D

epuis plus de 30 ans, j’ai eu la chance de collaborer avec des vétérinaires, ostéopathes et maréchaux, enrichissant ma pratique d’une solide expérience de terrain. Cela me permet aujourd’hui de poser des Evaluations en bioénergies précises et de construire des programmes de revitalisation adaptés à chaque cas, chaque pathologie — animale comme humaine. Je travaille aussi bien sur les animaux, les humains que leur environnement, en veillant à l’harmonisation des plans physique, émotionnel, énergétique et spirituel. Mon approche agit sur les déséquilibres visibles comme invisibles : carences, douleurs, inversions de polarité, désorganisation émotionnelle, tensions musculaires, mémoire cellulaire…

Je travaille principalement à distance, sur photo, mais je peux également accueillir vos chevaux dans nos écuries, si nécessaire. Chaque soin vise à rétablir l’équilibre global, recentrer l’énergie, et accompagner les processus naturels d’auto-régulation. Je prends un nombre limité de cas pour rester disponible et à l’écoute. Et parce que ce travail a une vocation de cœur, 100 % de mes bénéfices sont reversés à une association.

CAUSE PROFONDE ET CONSÉQUENCES N°32 – CHOCS TRANSGÉNÉRATIONNELSCause : Modifications épigénétiques héritées → hyperréact...
09/09/2026

CAUSE PROFONDE ET CONSÉQUENCES N°32 – CHOCS TRANSGÉNÉRATIONNELS

Cause : Modifications épigénétiques héritées → hyperréactivité au stress et prédisposition inflammatoire.

Cibles
• Axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HHS)
• Système immunitaire

Manifestations
• Terrain inflammatoire latent
• Fatigue chronique
• Hypervigilance émotionnelle
• Sensibilité accrue aux stress environnementaux

Pathologies associées
• Asthme
• Troubles anxieux
• Allergies
• Maladies auto-immunes

Implications
• Vulnérabilité épigénétique
• Réactivité disproportionnée face aux stress
• Difficulté à maintenir l’homéostasie émotionnelle et immunitaire

Organe cible : Système immunitaire

Mécanisme : Modification de l’expression génétique (épigénétique) → activation chronique des circuits du stress → inflammation systémique de bas grade

Impact sur la santé
• Terrain inflammatoire facilité
• Affaiblissement des défenses immunitaires
• Propension aux réactions allergiques et aux maladies auto-immunes

Pathologie dominante
Allergies, sarcoïdes, troubles auto-immuns et maladies inflammatoires chroniques

Chaque cas étant unique, une analyse individualisée par un naturopathe-radiesthésiste permet d’explorer les causes profondes et d’élaborer un protocole naturel adapté à vos besoins.
Chercher la cause, comprendre le terrain, rétablir l’équilibre.

Photo : lena rinieri
© Patricia Rinieri – Recherches, observations terrain et transmission autour de l’équitation, de la biomécanique et de l’approche naturelle de santé.
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PARLONS HOMEOPATHIE "ACONITUM LYCOCTONUM"Identification de la souche : Nom latin : Aconitum lycoctonum – Famille : Ranun...
07/09/2026

PARLONS HOMEOPATHIE "ACONITUM LYCOCTONUM"

Identification de la souche : Nom latin : Aconitum lycoctonum –

Famille : Ranunculaceae – Nom commun : aconit tue-loup, aconit jaune (à ne pas confondre avec Aconitum napellus, l'aconit de Naples ou casque-de-Jupiter) – Origine : végétale – Partie utilisée : plante entière fraîche en floraison – Formule chimique : sans objet (souche végétale).

Origine botanique : Plante vivace des régions montagneuses d'Europe et d'Asie, appartenant au même genre que les autres aconits mais possédant une pathogénésie différente. Comme tous les aconits, la plante fraîche est très toxique à l'état naturel et n'est utilisée en homéopathie qu'après dilution et dynamisation.

Tropisme principal : système lymphatique, ganglions, glandes, amygdales, système ORL, reins, tissus inflammatoires.

Indications principales : congestions aiguës localisées accompagnées d'une réaction ganglionnaire ou glandulaire importante, inflammations avec induration des ganglions ou des glandes.
Indications ORL : angine rouge aiguë, amygdalite congestive, pharyngite inflammatoire, douleurs importantes à la déglutition, réaction ganglionnaire cervicale associée.

Indications ganglionnaires : adénites cervicales ou axillaires, ganglions hypertrophiés, durs, douloureux, inflammations aiguës des chaînes lymphatiques, induration des adénopathies.

Indications mammaires : mastite aiguë, inflammation du sein avec chaleur, douleur et induration glandulaire.

Indications hématologiques : remède cité dans certaines matières médicales comme pouvant accompagner les poussées inflammatoires de la maladie de Hodgkin, notamment lors des accès fébriles avec induration ganglionnaire. Il ne constitue en aucun cas un traitement du lymphome de Hodgkin, qui nécessite une prise en charge spécialisée.

Indications rénales : congestion rénale, néphrite congestive, troubles rénaux à tendance inflammatoire, douleurs lombaires associées à une réaction inflammatoire.

Indications immunitaires : réactions inflammatoires aiguës du système lymphatique avec hypertrophie des ganglions et participation glandulaire.

Symptômes caractéristiques : apparition rapide de la congestion, ganglions volumineux, durs et très sensibles, douleurs aggravées par le toucher, chaleur locale, inflammation aiguë, parfois accompagnée de fièvre.

Profil de terrain possible : sujets développant facilement des réactions inflammatoires ganglionnaires importantes, terrain lymphatique réactif, tendance aux inflammations aiguës des glandes ou des ganglions.

Classification homéopathique : remède principalement orienté vers le terrain inflammatoire aigu avec une forte affinité pour le système lymphatique et glandulaire.

Utilisation selon les dilutions :
4 CH pour les inflammations locales débutantes,
5 CH pour les congestions aiguës avec réaction ganglionnaire,
7 CH lorsque les symptômes deviennent plus marqués ou récidivants,
9 CH généralement utilisée contre les douleurs inflammatoires ou ganglionnaires,
15 CH pour les réactions inflammatoires plus profondes ou les adénopathies persistantes,
30 CH pour agir sur le terrain inflammatoire et lymphatique.
Dilutions MK (korsakoviennes) : réservées aux terrains chroniques présentant des réactions ganglionnaires récidivantes ou des inflammations profondes.

Dilutions LM (cinquante millièmes) : permettent une action progressive sur les terrains inflammatoires chroniques, avec adaptation du traitement selon la réponse clinique, échelle développée par Samuel Hahnemann.

Remèdes complémentaires fréquemment cités : Belladonna lors des congestions aiguës ORL, Hepar sulfuris lorsque la suppuration apparaît, Mercurius solubilis dans certaines adénites infectieuses.

Rappel : cette fiche est une fiche de présentation. L'utilisation d'une souche en homéopathie nécessite l'identification du terrain et la correspondance avec le tableau symptomatique global. Une souche utilisée sans correspondance avec le terrain peut ne produire aucun effet. Il est recommandé de se faire accompagner par un homéopathe ou un vétérinaire.

Photo : lena rinieri
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CAUSE PROFONDE ET CONSÉQUENCES N°31 – CHOCS EMOTIONNELS🔬 Cause - Hyperactivation limbique suite à des expériences émotio...
02/09/2026

CAUSE PROFONDE ET CONSÉQUENCES N°31 – CHOCS EMOTIONNELS

🔬 Cause - Hyperactivation limbique suite à des expériences émotionnelles intenses → inflammation chronique de bas grade.
🧠 Cibles
• Cerveau limbique
• Système immunitaire
⚠ Manifestations
• Anxiété persistante
• Fatigue chronique
• Hypervigilance
• Irritabilité émotionnelle
🦠 Pathologies associées
• Troubles auto-immuns
• Asthme fonctionnel
• Maladies inflammatoires chroniques
Implications
• Dérèglement neuro-immunitaire
• Stress émotionnel prolongé
• Difficulté à réguler les réponses adaptatives
Organe cible
• Immunité
• Poumons
Mécanisme : Pic de cortisol répété → déséquilibre cytokines → inflammation systémique
Impact sur la santé
• Hypersensibilité inflammatoire
• Fatigue adaptative
• Affaiblissement des défenses immunitaires
Pathologie dominante : Asthme, maladies inflammatoires chroniques et terrain auto-immun
Chaque cas étant unique, une analyse individualisée par un naturopathe-radiesthésiste permet d’explorer les causes profondes et d’élaborer un protocole naturel adapté à vos besoins.
Chercher la cause, comprendre le terrain, rétablir l’équilibre.
Photo : lena rinieri
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PARLONS HOMEOPATHIE "ACONITUM FEROX"Identification de la souche : nom latin Aconitum ferox, famille Ranunculaceae, nom c...
31/08/2026

PARLONS HOMEOPATHIE "ACONITUM FEROX"

Identification de la souche : nom latin Aconitum ferox, famille Ranunculaceae, nom commun aconit féroce ou aconit de l'Himalaya, règne végétal, préparation homéopathique à partir de la racine.

Origine botanique : plante extrêmement toxique originaire des régions montagneuses de l'Himalaya.

Tropisme principal : système nerveux, cœur, appareil respiratoire, circulation sanguine.

Indications principales : douleurs extrêmement violentes, névralgies aiguës, états fébriles d'apparition brutale, anxiété intense, peur de mourir, chocs émotionnels.

Indications neurologiques : névralgies fulgurantes, douleurs insupportables, hypersensibilité.

Indications cardiovasculaires : palpitations, tachycardie fonctionnelle, sensation de mort imminente.

Indications respiratoires : début brutal d'infections respiratoires avec agitation importante.

Symptômes caractéristiques : installation extrêmement rapide des symptômes, agitation, anxiété, peur intense, douleurs violentes, refroidissement après exposition au vent froid.

Profil de terrain possible : sujets très réactifs développant brutalement des symptômes aigus après un choc émotionnel ou un refroidissement.

Utilisation selon les dilutions :
4 CH pour les manifestations aiguës locales,
5 CH pour les symptômes fonctionnels,
7 CH pour les tableaux plus marqués,
9 CH généralement utilisée contre les douleurs,
15 CH pour les états aigus importants,
30 CH pour le terrain des sujets très réactifs.

Dilutions MK : utilisées pour les terrains très sensibles avec réactions aiguës répétitives.
Dilutions LM : action progressive lorsque le terrain nécessite un traitement prolongé.

Aconitum composé
Identification de la souche : préparation homéopathique composée contenant généralement Aconitum napellus associé à d'autres remèdes selon les laboratoires.
Tropisme principal : système respiratoire, système nerveux, système cardiovasculaire.
Indications principales : syndromes inflammatoires aigus, début brutal d'infection, fièvre élevée, anxiété aiguë, états de panique.
Peut être utilisé lors de refroidissements soudains, rhumes, laryngites, trachéites, bronchites débutantes, douleurs aiguës apparaissant brutalement.
Utilisation selon les dilutions : dépend de la formulation du laboratoire.
Rappel : toujours vérifier la composition exacte du complexe utilisé.

Rappel : cette fiche est une fiche de présentation. L'utilisation d'une souche en homéopathie nécessite l'identification du terrain et du tableau symptomatique global. Une souche utilisée sans correspondance avec le terrain peut ne produire aucun effet. Il est recommandé de demander conseil à un homéopathe ou à votre vétérinaire.

Photo : lena rinieri
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Petite pause dans les publications 🌿Pas de nouvel article pendant les 15 prochains jours… mais pas de vacances pour auta...
27/08/2026

Petite pause dans les publications 🌿

Pas de nouvel article pendant les 15 prochains jours… mais pas de vacances pour autant ! 😊

Je prends simplement un peu de temps pour préparer de nouveaux sujets et continuer à vous proposer du contenu qui, je l’espère, vous intéressera.

D’ailleurs, si certains sujets, thèmes ou questions vous intéressent particulièrement, n’hésitez pas à me les suggérer. Vos idées peuvent m’inspirer pour les prochains articles !

Et pour celles et ceux qui souhaitent un bilan, les prochaines disponibilités seront à partir de décembre.

Je vous retrouve très vite avec de nouveaux sujets ! ❤️

CAUSE PROFONDE ET CONSÉQUENCES N°30  « CHANGEMENT DE LIEU »🔬 Cause - Stress environnemental lié au déplacement et exposi...
26/08/2026

CAUSE PROFONDE ET CONSÉQUENCES N°30 « CHANGEMENT DE LIEU »
🔬 Cause - Stress environnemental lié au déplacement et exposition à de nouveaux allergènes → activation chronique du système nerveux autonome.
🧠 Cibles
• Poumons
• Peau
⚠ Manifestations
• Hypersensibilité
• Irritabilité
• Anxiété
• Troubles du sommeil
🦠 Pathologies associées
• Asthme émotionnel ou allergique
• Dermites
• Coliques fonctionnelles
Implications
• Perte de repères et sécurité
• Stress territorial
• Difficulté d’adaptation
Organe cible
• Système nerveux autonome
• Bronches
Mécanisme
Hypervigilance → inflammation de bas grade → déséquilibre neuro-endocrinien
Impact sur la santé
• Troubles respiratoires
• Troubles digestifs
• Fatigue adaptative
Pathologie dominante
Asthme émotionnel/allergique et coliques fonctionnelles
Chaque cas étant unique, une analyse individualisée par un naturopathe-radiesthésiste permet d’explorer les causes profondes et d’élaborer un protocole naturel adapté à vos besoins.
Chercher la cause, comprendre le terrain, rétablir l’équilibre.

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PARLONS HOMEOPATHIE "ACIDUM SULFURICUM"Identification de la souche : nom latin Acidum sulfuricum, nom commun acide sulfu...
24/08/2026

PARLONS HOMEOPATHIE "ACIDUM SULFURICUM"

Identification de la souche : nom latin Acidum sulfuricum, nom commun acide sulfurique, substance d'origine chimique (acide minéral), règne non végétal, préparation homéopathique à partir de l'acide sulfurique dilué et dynamisé.

Origine : acide minéral très puissant utilisé uniquement sous forme dynamisée en homéopathie.

Tropisme principal : appareil digestif, peau, muqueuses, système circulatoire, foie.

Indications principales : grande faiblesse avec sensation de tremblements internes, vieillissement prématuré, troubles digestifs, alcoolisme chronique.

Indications digestives : brûlures gastriques, reflux, ulcérations, diarrhées, aphtes, gingivites, digestion difficile.

Indications dermatologiques : ecchymoses faciles, purpura, ulcères, mauvaise cicatrisation.

Indications veineuses : hémorragies, fragilité capillaire, varices.

Indications buccales : aphtes douloureux, gencives fragiles, ulcérations.

Symptômes caractéristiques : sensation de faiblesse extrême avec besoin de faire vite malgré l'épuisement, tremblements internes, douleurs brûlantes.

Profil de terrain possible : personnes âgées, alcooliques chroniques, sujets très affaiblis ou présentant une dégénérescence précoce.

Utilisation selon les dilutions :
4 CH pour troubles digestifs locaux,
5 CH pour troubles fonctionnels,
7 CH pour troubles chroniques,
9 CH généralement utilisée contre les douleurs,
15 CH pour terrain chronique,
30 CH pour action de terrain.
Dilutions MK : états chroniques profonds.
Dilutions LM : traitement progressif des terrains chroniques.

Rappel : cette fiche est une fiche de présentation. Demander conseil à un homéopathe ou à votre vétérinaire.

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AXE « BIOMÉCANIQUE & COMPENSATIONS »Un cheval qui « peut » n’est pas toujours un cheval qui « doit »C’est une distinctio...
23/08/2026

AXE « BIOMÉCANIQUE & COMPENSATIONS »
Un cheval qui « peut » n’est pas toujours un cheval qui « doit »

C’est une distinction fondamentale, et pourtant elle est souvent oubliée.
Un cheval peut réaliser un mouvement, prendre une attitude, engager un membre, sauter, tourner, galoper ou supporter une charge sans que cela signifie pour autant que son organisme devrait continuer à fonctionner de cette manière.
La possibilité mécanique d'effectuer un mouvement ne constitue pas nécessairement une preuve d'équilibre.
Le cheval est un formidable animal d'adaptation. Il peut modifier sa façon de se déplacer pour continuer à avancer malgré une gêne, une restriction, une asymétrie, une faiblesse musculaire, une douleur ou simplement une organisation corporelle qui n'est plus optimale.
Et c'est précisément là que commence toute la réflexion sur les compensations.

LA COMPENSATION: une capacité d'adaptation avant de devenir un problème
Une compensation n'est pas forcément pathologique.
Elle peut être, au départ, une réponse intelligente de l'organisme.
Lorsqu'une zone fonctionne moins bien, le corps cherche spontanément une autre organisation permettant de maintenir la fonction.
Le cheval ne s'arrête pas nécessairement parce qu'une articulation manque de mobilité.

Il peut modifier son amplitude.
Déplacer légèrement son centre de gravité.
Changer la trajectoire d'un membre.
Solliciter davantage un groupe musculaire.
Modifier son équilibre.
Utiliser davantage un autre côté.
Tout cela peut lui permettre de continuer à fonctionner.
C'est une extraordinaire capacité d'adaptation.
Mais une compensation qui se prolonge peut progressivement devenir une nouvelle contrainte.

« CE QUI ÉTAIT UNE SOLUTION TEMPORAIRE PEUT ALORS DEVENIR UNE ORGANISATION CHRONIQUE ».

Et c'est là que la compensation mérite d'être recherchée.

COMPENSATION FONCTIONNELLE : mécanisme normal ou dérive chronique ?

La question n'est donc pas : « Le cheval compense-t-il ? »
Il faudrait plutôt se demander : « Depuis combien de temps compense-t-il, pourquoi et à quel prix ? »
Une compensation ponctuelle, liée à un événement identifiable, peut parfaitement être physiologique.
Le problème apparaît lorsque l'organisme doit maintenir cette adaptation pendant des semaines, des mois ou parfois des années.
Le corps finit alors par considérer cette nouvelle organisation comme sa référence.

Des muscles peuvent devenir dominants.
D'autres moins sollicités.
Certaines articulations peuvent être davantage chargées.
Certaines zones peuvent perdre progressivement leur mobilité.
Les fascias peuvent participer à cette réorganisation des tensions.
Et le cheval peut finir par donner l'impression que cette manière de fonctionner est « normale ».
C'est justement ce qui rend les compensations chroniques difficiles à identifier.
Le cheval peut être performant dans une organisation qui n'est pourtant pas optimale.
Il peut même sembler aller mieux alors qu'il a simplement appris à mieux compenser.

UN CHEVAL QUI « peut » N’EST PAS TOUJOURS UN CHEVAL QUI « doit »

Cette phrase mérite d'être répétée.
Un cheval peut faire quelque chose parce qu'il en a la capacité mécanique, sans que cela signifie que cette demande soit adaptée à son équilibre actuel.
Il peut lever un membre suffisamment haut.
Il peut prendre une certaine attitude.
Il peut maintenir une allure.
Il peut tourner d'un côté.
Il peut sauter.
Il peut travailler.
Il peut même donner une impression de décontraction.
Mais la question devrait être :

QUEL EST LE COÛT DE CETTE PERFORMANCE POUR SON ORGANISME?
Deux chevaux peuvent réaliser exactement le même mouvement extérieurement, tout en utilisant des stratégies corporelles complètement différentes.
L'un peut le faire avec une organisation fluide.
L'autre peut le faire grâce à une succession de compensations.
Le résultat visible est identique. Le fonctionnement interne ne l'est pas.

SYMÉTRIE APPARENTE VS ÉQUILIBRE RÉEL

C'est une autre difficulté majeure. Nous avons tendance à rechercher la symétrie.
Un cheval qui semble droit paraît équilibré. Un cheval qui engage ses deux postérieurs de façon comparable semble symétrique.
Mais la symétrie visuelle n'est pas nécessairement l'équilibre biomécanique.
Le corps vivant n'est jamais une construction parfaitement symétrique.
Il existe des préférences naturelles, des différences de musculature, des particularités morphologiques et des adaptations liées à l'environnement et à l'histoire de chaque individu.
Ce qui compte n'est pas nécessairement d'obtenir une symétrie parfaite, mais plutôt rechercher à obtenir la cohérence du fonctionnement.
Un cheval peut présenter une légère asymétrie visible tout en étant parfaitement fonctionnel.
À l'inverse, un cheval peut paraître très droit tout en maintenant des tensions ou des compensations qui ne sont pas immédiatement visibles.

C'est pourquoi observer uniquement la forme peut être trompeur.
« LA POSTURE EST UNE PHOTOGRAPHIE. LE MOUVEMENT RACONTE BIEN DAVANTAGE. »

LE CHEVAL DROIT: réalité biomécanique ou idéal théorique ?
Vouloir un cheval parfaitement droit peut sembler logique.
Mais encore faut-il définir ce que signifie réellement « droit ».
Un cheval vivant n'est pas une machine parfaitement symétrique.
Sa morphologie, son histoire, son niveau d'entraînement, son environnement, ses expériences corporelles et ses préférences motrices participent à son organisation.
Chercher à supprimer toute asymétrie peut donc parfois conduire à vouloir corriger ce qui n'a pas nécessairement besoin de l'être.

La vraie question n'est pas forcément : « Comment rendre ce cheval parfaitement droit ? »

Mais plutôt : « Cette asymétrie perturbe-t-elle réellement sa fonction ? »

Et si elle la perturbe : « Pourquoi est-elle apparue ? »
Parce qu'une correction qui ne s'intéresse qu'à la manifestation visible risque de ne modifier que la conséquence.

LE DANGER DE CORRIGER UNIQUEMENT CE QUE L’ON VOIT

C'est probablement l'un des pièges les plus fréquents. Un cheval présente une épaule moins mobile. On travaille l'épaule.

Il présente une tension cervicale. On travaille l'encolure.
Il manque d'engagement d'un postérieur. On cherche à améliorer l'engagement.

Parfois, ce que l'on observe n'est pas le point de départ. C'est la conséquence d'une organisation plus globale. Le corps fonctionne comme un ensemble de relations.
Une restriction à un endroit peut modifier les contraintes ailleurs.
Une faiblesse peut entraîner une surcharge.
Une surcharge peut entraîner une tension.
Une tension peut modifier le mouvement.
Et ce nouveau mouvement peut à son tour créer une autre compensation.
On obtient alors une véritable chaîne biomécanique.
Le dernier maillon est visible. Le premier ne l'est pas toujours.

QUAND LA COMPENSATION DEVIENT UNE NOUVELLE NORME

Le cheval peut progressivement apprendre à fonctionner avec sa compensation. C'est là que les choses deviennent particulièrement intéressantes.
Au départ : « Je ne peux pas utiliser correctement cette zone. »
Puis : « Je vais utiliser davantage celle-ci. »
Avec le temps : « Je fonctionne maintenant comme cela. »
Et finalement : « Tout semble normal. »

CETTE NORMALITÉ EST-ELLE TROMPEUSE ?

Le cheval n'est pas forcément revenu à son équilibre initial.
Il s'est adapté à son nouvel équilibre.
Cette nuance est essentielle.
Parce qu'améliorer la capacité du cheval à compenser n'est pas nécessairement la même chose que restaurer son organisation fonctionnelle.

LA PERFORMANCE PEUT MASQUER LA COMPENSATION

Un cheval performant n'est pas nécessairement un cheval sans compensation.

Certains chevaux compensent remarquablement bien.
Ils continuent à travailler.
Ils continuent à sauter.
Ils continuent à gagner.
Ils continuent même parfois à donner l'impression qu'il n'existe aucun problème.

Jusqu'au jour où la capacité d'adaptation à atteint sa limite, et c'est à ce moment-là que le problème devient soudainement visible.
Pourtant, le problème n'est pas forcément apparu ce jour-là.
C'est simplement que le système de compensation ne suffisait plus.

Le cheval avait peut-être donné des signes beaucoup plus discrets auparavant :
• modification d'une amplitude ;
• changement de rythme ;
• difficulté sur un cercle ;
• différence entre les deux mains ;
• récupération différente après l'effort ;
• raideur transitoire ;
• changement d'attitude ;
• résistance inhabituelle ;
• perte de régularité ;
• modification du comportement au travail.
• Départ au galop sur le mauvais pied
Pris séparément, ces signes peuvent sembler anodins. Pris dans leur ensemble, ils peuvent raconter une histoire.

NE PAS CONFONDRE CORRECTION ET RESTAURATION

Il y a une différence importante entre corriger un mouvement et restaurer une fonction car on peut parfois obtenir rapidement une modification extérieure.

Le cheval paraît plus droit.
Une amplitude augmente.
Une tension diminue.
Une attitude change.
Cela ne signifie pas nécessairement que l'organisation profonde a retrouvé son équilibre. Une correction durable nécessite de comprendre pourquoi le corps avait choisi cette stratégie.
Sinon, le cheval peut simplement chercher une nouvelle compensation et l'on risque alors d'entrer dans une succession de corrections :
une zone est travaillée,
puis une autre apparaît,
puis une troisième,
puis une nouvelle tension,
puis une nouvelle restriction.
« On corrige le corps sans jamais écouter ce qu'il essaie de nous dire. »

LE RÔLE DU TEMPS
Une compensation installée depuis plusieurs années ne disparaît pas forcément parce qu'une restriction vient d'être corrigée.
Le corps a une mémoire fonctionnelle.

Les muscles ont appris certaines coordinations.
Le système nerveux a intégré certains schémas moteurs.
Le cheval s'est organisé autour de cette manière de fonctionner.
Il faut donc parfois laisser du temps pour qu'une nouvelle organisation devienne réellement confortable.

Restaurer n'est pas forcément remettre en place, c’est juste permettre au corps de retrouver progressivement une organisation dans laquelle il n'a plus besoin de compenser autant.

AVANT DE CORRIGER, OBSERVER

Avant de corriger quoi que ce soit — avec n'importe quel produit, par une manipulation ou par un travail mal adapté — il faut d'abord observer. Et c'est exactement là que l'accumulation d'interventions peut devenir contre-productive : on corrige une conséquence, puis une autre apparaît, que l'on cherche à corriger à son tour, sans jamais avoir identifié ce qui se trouvait à l'origine de la première adaptation.

Avant d'ajouter, de stimuler, de corriger ou de travailler davantage, il faut parfois simplement prendre le temps d'observer.

Observer le cheval dans son ensemble.
Observer comment il se déplace, comment il se tient, comment il utilise son corps, mais aussi ce qui a changé et depuis quand.

C'est finalement la règle la plus importante.
Avant de chercher à rendre un cheval plus droit : observer comment il se déplace.
Avant de chercher à augmenter une amplitude : comprendre pourquoi elle est limitée.
Avant de renforcer une zone : se demander si elle est réellement faible ou si elle travaille déjà trop.
Avant de supprimer une compensation : chercher ce qu'elle permettait au cheval de préserver.
Car une compensation peut parfois être le moyen trouvé par l'organisme pour protéger une autre fonction. La supprimer brutalement sans comprendre son origine peut donc créer une nouvelle difficulté.

LE CHEVAL N’EST PAS UN ASSEMBLAGE DE PIÈCES

C'est probablement là que se trouve l'essentiel de cet axe.
Le cheval n'est pas une succession d'articulations que l'on pourrait corriger indépendamment les unes des autres.
Il fonctionne comme un système intégré, dans lequel locomotion, équilibre, tonus musculaire, système nerveux, fascias, respiration, perception et adaptation interagissent en permanence.

Une modification locale peut avoir des conséquences à distance. Et inversement, une difficulté qui semble locale peut être l'expression d'une adaptation beaucoup plus globale.
C'est pourquoi une même manifestation peut avoir des origines très différentes selon les chevaux.
Le symptôme visible ne suffit pas à déterminer la stratégie du corps.

Mais pour vous expliquer tout cela bien mieux que je ne pourrais le faire moi-même, il existe heureusement de très grands professionnels de la biomécanique équine.

Leur travail est essentiel pour comprendre le mouvement, son organisation, et surtout comment travailler le cheval de manière juste afin de limiter l'apparition ou l'installation de compensations.
Je ne prétends absolument pas me substituer à leur expertise. Mon approche est différente et complémentaire : observer le cheval dans sa globalité, son fonctionnement, ses adaptations et son évolution.

Comprendre comment le cheval se déplace est une chose. Comprendre pourquoi il en est arrivé à se déplacer ainsi en est une autre.
Et c'est justement en croisant les compétences que l'on peut mieux accompagner le cheval, plutôt que de chercher simplement à corriger ce que l'on voit.

En conclusion
Un cheval qui « peut » n'est pas forcément un cheval qui « doit ».
Un cheval qui « fait » n'est pas forcément un cheval qui « fonctionne correctement ».
Un cheval qui semble droit n'est pas forcément équilibré.
Et un cheval qui compense bien n'est pas nécessairement un cheval qui n'a aucun problème.
La compensation est avant tout une capacité d'adaptation.
Elle devient préoccupante lorsqu'elle se prolonge, se rigidifie et finit par imposer son propre fonctionnement au cheval.
Notre rôle n'est donc pas nécessairement de supprimer toutes les asymétries ni de rechercher une perfection biomécanique théorique.
Il est de comprendre :
Pourquoi le cheval fonctionne-t-il ainsi ?
Depuis quand ?
Qu'est-ce que cette organisation lui permet de préserver ?
Et surtout : quel est le coût de cette adaptation pour lui ?
Parce qu'au fond, la véritable question n'est pas de savoir si le cheval est parfaitement droit.
C'est de savoir s'il peut fonctionner avec le moins de contraintes inutiles possible, dans le respect de son propre équilibre.

Photo : lena rinieri

© Patricia Rinieri – Recherches, observations terrain et transmission autour de l’équitation, de la biomécanique et de l’approche naturelle de santé.

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Le présent texte est issu de mes recherches personnelles, de mes observations terrain ainsi que de plus de 40 années de pratique en équitation et d’expérience en Approche Naturelle de Santé.
Les contenus publiés correspondent, selon les sujets, à des observations du jour, analyses, réflexions professionnelles ou retours d’expérience terrain. Ils sont protégés par le droit d’auteur conformément aux dispositions du Code de la propriété intellectuelle.
La diffusion du texte dans son intégralité est autorisée sous réserve de mentionner clairement le nom de l’auteur et de conserver le contenu sans modification.
Toute reproduction partielle, adaptation, modification, extraction de contenu ou utilisation commerciale, sur quelque support que ce soit, sans autorisation écrite préalable, est strictement interdite et pourra faire l’objet de poursuites conformément à la législation en vigueur.
Je remercie également celles et ceux qui relaient ou s’inspirent de mes publications : la diffusion des connaissances, lorsqu’elle reste respectueuse du travail d’origine et correctement attribuée, contribue à faire avancer collectivement les pratiques et les réflexions de terrain.

https://www.ifce.fr/ifce/analyser-et-ameliorer-la-locomotion-du-cheval-grace-a-la-biomecanique/
fil:///C:/Users/Patricia/Downloads/2008lyon085.pdf
https://theses.fr/1987LYO1T071
https://hal.inrae.fr/search/index?q=La+biom%C3%A9canique+du+pied+du+cheval

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