03/09/2026
**QUAND TU ES AU KILOMÈTRE 17 ET QU’IL FAUT RETOURNER AU KILOMÈTRE 12**
Je crois que je fonctionne beaucoup par déplacements intérieurs.
Je rencontre une question.Je la creuse.Je cherche.
Je construis quelque chose autour.J’écris, j’invente, je transmets.
Et pendant ce temps-là, presque sans m’en apercevoir, la question me transforme moi aussi.
Extérieurement, rien n’a tellement changé.
Mais à l’intérieur, quelques kilomètres ont été parcourus.
L’atelier, le texte, l’offre, le projet sont toujours là, au kilomètre 12. Ils portent quelque chose que j’ai réellement traversé, pensé, créé.
Mais intérieurement, je suis arrivée au kilomètre 17.
Et voilà qu’à la rentrée, il faudrait revenir au kilomètre 12.
Publications, propositions, inscriptions, communication…
Avec mes pagailles intérieures, mes tempêtes, mes accalmies, mes questions, j’ai effectué bien des voyages immobiles.
Et de ces déplacements naissent des textes, des ateliers, des accompagnements, des manières différentes d’écouter, de transmettre, de créer.
Alors peut-être que mon travail n’est pas de retourner sans cesse au kilomètre 12 pour continuer à y produire ce qui y est déjà né.
Mais d'y revienir avec tout ce que j’ai traversé jusqu’au kilomètre 17.
Mes ateliers portent toujours le même nom.
Mon métier porte toujours le même nom.
Mais moi, je n’y suis plus tout à fait la même. (Ni tout à fait une autre 😉)
Et peut-être est-ce aussi cela que les personnes qui viennent me voir rencontrent. Et pour elles aussi commence le voyage