Apst68 - Alsace Prévention de Santé Travail 68

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Nous sommes un Service de Prévention et de Santé au Travail Interentreprises qui accompagne les entreprises et leurs salariés dans le domaine de la santé au travail.

Octobre : mois mondial de sensibilisation au trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).Et si n...
26/10/2026

Octobre : mois mondial de sensibilisation au trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).

Et si nous changions de regard ?

Le TDAH ne disparaît pas en franchissant la porte du bureau. Le réduire aux difficultés qu’il peut entraîner, c’est passer à côté des ressources et des compétences des personnes concernées :

- Créativité, capacité à penser différemment, énergie, curiosité, hyperconcentration sur les sujets d’intérêt, spontanéité, capacité à rebondir et à trouver des solutions… Les personnes concernées par le TDAH peuvent être une véritable richesse pour les organisations.

Le véritable enjeu n’est donc pas de demander à chacun de “fonctionner comme tout le monde”.

C’est de construire des environnements de travail dans lesquels différentes façons de penser, de s’organiser et de travailler peuvent trouver leur place. Cela peut passer par des ajustements parfois simples :

Des consignes claires et des priorités mieux définies. Davantage de flexibilité dans l’organisation du travail. Des espaces limitant les distractions et les interruptions. Des méthodes et des outils adaptés aux besoins de chacun, (cf. « adapter le travail à l’Homme et pas l’inverse », article L. 4121-2 du Code du travail. Des projets ou des missions variés, tenant compte des intérêts et des compétences de chacun. Des managers et des équipes sensibilisés, dans une culture fondée sur l’écoute plutôt que sur les préjugés.

Et si ces actions faisaient également écho à la prévention des risques psychosociaux ?

Sensibiliser au TDAH dans le monde professionnel, ce n’est pas donner un traitement de faveur : c’est reconnaître et mobiliser les compétences de chacun, en valorisant les différentes façons de penser, de s’organiser et d’agir comme une véritable richesse pour le collectif de travail.

Et vous, dans votre organisation, que faites-vous pour mieux prendre en compte les profils neuroatypiques ?

🍂 En novembre, on passe à l’action pour la prévention ! Et si vous profitiez de votre adhésion APST68 pour faire le plei...
23/10/2026

🍂 En novembre, on passe à l’action pour la prévention !

Et si vous profitiez de votre adhésion APST68 pour faire le plein de bonnes pratiques ? 💡

En novembre, nos ateliers vous donnent les clés pour agir concrètement en faveur de la santé et de la sécurité au travail.

📅 Au programme :

📝 DUERP — 3 et 24 novembre

💻 Ergonomie et travail sur écran — 10 et 19 novembre

😴 Sommeil et horaires atypiques — 19 novembre

🟣 Violences sexistes et se*****es au travail — 23 novembre

🚗 Risques routiers — 26 novembre

✨ Le petit plus ? Tous ces ateliers sont inclus dans votre cotisation et réservés aux entreprises adhérentes APST68 !

🤝 Des rendez-vous pour s’informer, échanger et repartir avec des pistes concrètes pour mieux prévenir les risques professionnels.

📲 Intéressés ? Inscrivez-vous directement sur notre site internet : https://www.apst68.fr/programmation-evenements/

🎃 Halloween s’invite dans votre entreprise… et les risques fantômes aussi ! 👻Certains risques sont invisibles, d’autres ...
22/10/2026

🎃 Halloween s’invite dans votre entreprise… et les risques fantômes aussi ! 👻

Certains risques sont invisibles, d’autres s’installent progressivement ou deviennent si habituels qu’on finit par ne plus y prêter attention…

À l’occasion d’Halloween, APST68 vous lance un défi : saurez-vous démasquer les 6 fantômes de la prévention ? 🕵️

🔎 Le principe ?

👻 Choisissez un fantôme parmi les six énigmes.

💡 Trouvez la réponse en utilisant jusqu’à deux indices si besoin.

✅ Découvrez les bons réflexes et faites le point sur les risques présents dans votre entreprise.

🎯 6 énigmes, 2 indices par fantôme et un bilan prévention à la clé !

Pas de chrono, pas d’inscription : avancez à votre rythme et repartez avec des premières pistes pour renforcer votre démarche de prévention.

Alors, prêts à chasser les risques avant qu’ils ne vous hantent ? 🕸️

Par ici : https://www.apst68.fr/quelque-chose-rode-dans-vos-locaux/

JOUR 10 — Thomas Lieutaud, Ce poison habille mes soirs, Maia éditions, 2026.📚 Et si le travail ne s’arrêtait pas à la po...
16/10/2026

JOUR 10 — Thomas Lieutaud, Ce poison habille mes soirs, Maia éditions, 2026.

📚 Et si le travail ne s’arrêtait pas à la porte de l’entreprise ?

Pour finir cette série, nous citerons le recueil de poèmes Ce poison habille mes soirs, de Thomas Lieutaud, publié en 2026 chez Maia éditions, inspirés de consultations de médecine du travail.

La poésie devient ici un moyen de faire entendre l’expérience vécue du travail.

Car le travail réel ne se réduit jamais à ce qui est écrit dans une fiche de poste, une procédure ou une consigne. Pour que « ça tourne », chacun ajoute quelque chose :

son expérience,
son intelligence,
ses compétences,
ses émotions,
son corps,
ses relations aux autres,
sa capacité d’adaptation.

Et cette implication peut parfois dépasser largement le temps de travail. Le travail peut continuer à nous accompagner le soir, la nuit, dans les rêves, les insomnies ou les pensées qui tournent en boucle.

C’est aussi ce que suggère le titre de l’ouvrage.

La poésie permet alors de rendre visible une dimension du travail que les indicateurs de santé au travail ne captent pas toujours.
Elle donne à entendre des expériences singulières, nuancées, distanciées et incarnées.

Et elle rappelle une réalité essentielle : les travailleurs ne sont pas seulement ceux qui exécutent ce que l’organisation prescrit. Ils contribuent en permanence à rendre le travail possible.

Le médecin du travail se trouve justement à cette croisée : entre le salarié et l’entreprise, le poste et le corps, le travail et ses effets.

Pour clôturer cette série consacrée aux SISM 2026, on s’interroge ensemble : Que reste-t-il du travail en nous lorsque la journée de travail est terminée ?

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🍂 L’automne de la préventionEn octobre et novembre, prenons soin de notre santé ! 🎗️Octobre Rose et Movember nous rappel...
15/10/2026

🍂 L’automne de la prévention

En octobre et novembre, prenons soin de notre santé ! 🎗️

Octobre Rose et Movember nous rappellent l’importance de la prévention, du dépistage et du dialogue autour de notre santé.

💬 Ensemble, préservons la santé au travail ! L’équipe APST68 reste à votre disposition.

15/10/2026

JOUR 9 — The Complaint (Sammen er du mere), William Sehested Høeg, 2023.

🎬 Au travail, sommes-nous vraiment libres d’être nous-mêmes ?

Ou devons-nous parfois apprendre à jouer un rôle pour être apprécié, reconnu, promu… ou simplement pour trouver notre place dans le collectif ?

C’est l’une des questions que pose The Complaint (Sammen er du mere), un moyen métrage danois de William Sehested Høeg, produit en 2023.

Derrière la satire, le film met en scène un univers professionnel dans lequel chacun cherche à préserver sa place, son statut et son image. Il nous conduit à nous interroger sur le collectif de travail et les rapports sociaux, facteur majeur de risques psychosociaux :

👉 Le collectif est-il un espace de soutien ou un espace dans lequel nous nous sentons constamment évalués ?

La santé mentale au travail se joue aussi dans nos relations avec les autres.

Pouvoir parler sans craindre immédiatement une sanction.
Pouvoir demander de l’aide.

Pouvoir exprimer un désaccord.

Pouvoir être reconnu sans devoir entrer dans une compétition permanente.

Pouvoir rester une personne derrière son rôle professionnel.

Ces éléments participent à la qualité des relations de travail et aux ressources dont disposent les salariés.

L’intérêt de l’art est peut-être précisément là : nous permettre d’observer ces mécanismes à distance et d’en discuter collectivement.

Alors, devant The Complaint, une question : De quoi avons-nous besoin, collectivement, pour pouvoir travailler avec les autres sans avoir constamment peur des autres ?

JOUR 8 — Émile Zola, Les Rougon-Macquart, notamment Germinal, L’Assommoir et Au Bonheur des Dames.Zola parlait-il déjà d...
14/10/2026

JOUR 8 — Émile Zola, Les Rougon-Macquart, notamment Germinal,
L’Assommoir et Au Bonheur des Dames.

Zola parlait-il déjà de santé mentale… sans jamais employer ces mots ?

Bien sûr, il serait anachronique de faire d’Émile Zola un spécialiste de la santé mentale. Mais sa littérature nous donne quelque chose de précieux : des personnages inscrits dans un environnement social, économique et professionnel.

Dans Germinal, Zola décrit le travail éprouvant, la pauvreté, les rapports de domination, les conditions de travail et la violence sociale. Dans L’Assommoir, il explore notamment la précarité, les conduites addictives, la violence et le désespoir. Son œuvre nous rappelle ainsi qu’une personne ne vit jamais « hors sol ».

Ses conditions de vie, son travail, ses relations, ses ressources, ses difficultés économiques et son environnement participent aussi à son histoire.

C’est un changement de regard important pour la santé mentale : avant de regarder uniquement l’individu, regardons aussi ce qui l’entoure.

La littérature ne nous donne pas de diagnostic : elle nous donne des personnages.
Des trajectoires.
Des corps qui travaillent.
Des personnes qui souffrent.
Des personnes qui cherchent à s’en sortir.

Et surtout, elle nous oblige à regarder les contextes dans lesquels ces histoires prennent naissance.

C’est peut-être aussi cela, ouvrir la santé mentale aux arts : accepter que les romans puissent nous aider à comprendre certaines réalités humaines que les chiffres, les statistiques, et les définitions ne suffisent pas toujours à raconter.

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(Illustrations inspirées de l'univers des Rougon-Macquart d'Émile Zola)

JOUR 7 — Stéphane Brizé, La Loi du marché, 2015Derrière un contrat de travail, il y a toujours une personne.Un salaire, ...
13/10/2026

JOUR 7 — Stéphane Brizé, La Loi du marché, 2015

Derrière un contrat de travail, il y a toujours une personne.
Un salaire, un contrat, des objectifs, une fonction…
Ces mots décrivent une relation professionnelle.

Mais ils ne disent pas tout de ce que représente le travail pour celui ou celle qui l’exerce.

Avec La Loi du marché, Stéphane Brizé nous invite à regarder le monde du travail à hauteur d’homme, à travers le parcours de Thierry, interprété par Vincent Lindon.

Le film permet notamment d’interroger ce qui se joue derrière l’emploi : la dignité, l’autonomie, les choix, les contraintes économiques, les relations avec les autres et les arbitrages auxquels chacun peut être confronté.

Cela nous rappelle une chose essentielle lorsqu’on parle de santé mentale au travail :

Les conditions de travail ne sont jamais seulement des conditions techniques. Elles ont aussi des effets humains.

Et lorsque les contraintes professionnelles rencontrent les contraintes de la vie personnelle, les situations deviennent encore plus complexes.

Le travail peut contribuer à notre santé : il peut participer à notre identité, notre autonomie, notre sentiment d’utilité, d’accomplissement ou de reconnaissance. Mais il peut devenir une source de contraintes, de stress ou d’épuisement.

L’art nous permet ici de prendre un peu de distance, de regarder une situation, de nous interroger sur les choix des personnages… et peut-être de revenir ensuite à nos propres organisations de travail.

Quel travail voulons-nous construire ?

C’est peut-être une bonne question à poser pendant ces deux semaines.

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JOUR 6 — Max Kalish, The End of Day, 1930, bronze, Smithsonian American Art Museum, Gift of Max Kalish, 1933.1.2.Que res...
12/10/2026

JOUR 6 — Max Kalish, The End of Day, 1930, bronze, Smithsonian American Art Museum, Gift of Max Kalish, 1933.1.2.

Que reste-t-il du travail dans le corps lorsque la journée est terminée ?

Dans The End of Day, sculpture réalisée par Max Kalish en 1930, un ouvrier est représenté au terme de sa journée de travail.

Il est debout, mais son corps semble relâché. Les épaules pèsent. Le vêtement de travail est tenu à la main. La journée est terminée… mais le travail semble encore inscrit dans le corps.

L’œuvre peut être regardée comme une représentation du travailleur héroïque, digne malgré la fatigue : la grandeur de l'ouvrier ne résiderait pas seulement dans sa force physique, mais aussi dans ce que son corps endure quotidiennement. Mais elle nous permet aussi, aujourd’hui, de poser une autre question :

À partir de quand valoriser l’engagement au travail revient-il à valoriser l’épuisement ?

Être engagé. Tenir. Ne pas compter ses heures. Absorber une charge supplémentaire. Toujours répondre présent.

Ces comportements peuvent parfois être valorisés dans les organisations. Mais que se passe-t-il lorsque la capacité à « tenir » devient une norme ? La fatigue n’est pourtant pas seulement une affaire individuelle. Elle peut aussi nous renseigner sur l’intensité du travail, la pression temporelle, les possibilités de récupération ou l’organisation du travail. La « fin de journée » devrait permettre de récupérer, synonyme de repos « bien mérité ».

Lorsque les sollicitations professionnelles débordent sur le temps personnel, lorsque la déconnexion devient difficile ou lorsque les temps de repos se réduisent, la frontière entre travail et récupération peut devenir poreuse. La sculpture montre le résultat.

La prévention des RPS nous invite à chercher les causes organisationnelles et relationnelles de ce phénomène.

Quelles conditions de travail ont produit cet état du corps ? Que faut-il changer pour que la récupération soit réellement possible ? L’équipe APST68 vous accompagne sur ces questions, faites- appel à votre médecin du travail.

JOUR 5 — Nicolas Silhol, Corporate, 2017Et si, plutôt que de demander aux personnes de mieux supporter le travail, nous ...
09/10/2026

JOUR 5 — Nicolas Silhol, Corporate, 2017

Et si, plutôt que de demander aux personnes de mieux supporter le travail, nous commencions par questionner la manière dont nous organisons le travail ?

C’est l’une des questions que pose Corporate, le film de Nicolas Silhol, sorti en 2017.

À travers le parcours d’Émilie Tesson-Hansen, responsable des ressources humaines, le film montre un univers professionnel dans lequel objectifs, performance et relations hiérarchiques peuvent progressivement prendre le pas sur les personnes.

Pourquoi regarder Corporate pendant les SISM ?

Parce que le film nous invite à dépasser une vision uniquement individuelle de la santé mentale.

Lorsqu’une personne va mal au travail, il est tentant de chercher ce qui « ne va pas chez elle ». Mais la santé mentale au travail dépend aussi des conditions dans lesquelles le travail est réalisé.

Charge de travail, manque d’autonomie, faible reconnaissance, relations difficiles, insécurité de l’emploi, objectifs contradictoires ou conflits de valeurs peuvent participer à la dégradation de la santé mentale.

Le film permet également d’aborder une autre question : que se passe-t-il lorsque ce que l’on nous demande de faire entre en contradiction avec nos valeurs ?

Souffrir au travail, ce n’est donc pas seulement être débordé. Cela peut aussi être ne plus trouver de sens à ce que l’on fait, avoir le sentiment de mal faire son travail ou devoir agir contre ses convictions. C’est ce qu’on nomme le conflit de valeur.

Et c’est peut-être là que le cinéma devient particulièrement intéressant : il crée une distance qui permet de parler de situations difficiles sans avoir immédiatement à parler de soi.

Alors, une question pour commencer la discussion :

Qu’est-ce que nous pourrions changer dans le travail et son organisation pour éviter que certaines situations ne deviennent sources de souffrance ?

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