26/10/2026
Octobre : mois mondial de sensibilisation au trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).
Et si nous changions de regard ?
Le TDAH ne disparaît pas en franchissant la porte du bureau. Le réduire aux difficultés qu’il peut entraîner, c’est passer à côté des ressources et des compétences des personnes concernées :
- Créativité, capacité à penser différemment, énergie, curiosité, hyperconcentration sur les sujets d’intérêt, spontanéité, capacité à rebondir et à trouver des solutions… Les personnes concernées par le TDAH peuvent être une véritable richesse pour les organisations.
Le véritable enjeu n’est donc pas de demander à chacun de “fonctionner comme tout le monde”.
C’est de construire des environnements de travail dans lesquels différentes façons de penser, de s’organiser et de travailler peuvent trouver leur place. Cela peut passer par des ajustements parfois simples :
Des consignes claires et des priorités mieux définies. Davantage de flexibilité dans l’organisation du travail. Des espaces limitant les distractions et les interruptions. Des méthodes et des outils adaptés aux besoins de chacun, (cf. « adapter le travail à l’Homme et pas l’inverse », article L. 4121-2 du Code du travail. Des projets ou des missions variés, tenant compte des intérêts et des compétences de chacun. Des managers et des équipes sensibilisés, dans une culture fondée sur l’écoute plutôt que sur les préjugés.
Et si ces actions faisaient également écho à la prévention des risques psychosociaux ?
Sensibiliser au TDAH dans le monde professionnel, ce n’est pas donner un traitement de faveur : c’est reconnaître et mobiliser les compétences de chacun, en valorisant les différentes façons de penser, de s’organiser et d’agir comme une véritable richesse pour le collectif de travail.
Et vous, dans votre organisation, que faites-vous pour mieux prendre en compte les profils neuroatypiques ?