Laura Mateos - Hypnothérapeute

Laura Mateos - Hypnothérapeute Mentor & Transmission systémique

Il y a des endroits en nous que le temps seul ne suffit pas toujours à apaiser.Des endroits qui continuent de vivre au p...
01/09/2026

Il y a des endroits en nous que le temps seul ne suffit pas toujours à apaiser.

Des endroits qui continuent de vivre au présent, alors même que leur histoire appartient depuis longtemps au passé.

Et puis parfois, doucement, quelque chose se remet en mouvement.

La douleur ne disparaît pas soudainement.
L’histoire ne devient pas moins importante.
Ce qui a manqué ne nous est pas rendu,
et ce qui a été vécu ne peut pas être effacé.

Mais quelque chose change dans la manière dont tout cela vit encore en nous.

Ce qui était resté ouvert commence à se refermer.
Ce qui nous ramenait sans cesse au même endroit peut enfin se reposer.
Ce qui appartenait au passé cesse peu à peu d’avoir besoin d’être vécu au présent.

Pour que ce qui appartient à hier
puisse enfin devenir… hier.

Il y a une beauté immense dans ce que la vie sait faire de nos endroits blessés.
Cette façon qu’elle a de refermer, lentement. De fabriquer de la peau là où, un jour, tout était à vif.

Une blessure ne disparaît pas réellement, elle change de matière.

Elle était douleur.
Elle devient mémoire.

Elle était un endroit que l’on ne pouvait pas toucher.
Elle devient un endroit que l’on peut approcher avec davantage de douceur.

Elle était une béance.
Elle devient une ligne. Une trace.

Quelque chose qui raconte ce qui a été traversé sans demander à être traversé encore et encore.

Parce qu’une cicatrice ne nie pas la blessure. Elle ne réécrit pas l’histoire.
Elle ne rend pas juste ce qui ne l’était pas.

Elle raconte ce qui a été.
Mais elle raconte aussi tout ce qui, en nous,
a œuvré silencieusement pour permettre la cicatrisation.
Tout ce qui s’est mobilisé, parfois à notre insu, pour réparer, relier, apaiser.

Tout ce qui a continué à aimer.
À chercher.
À pleurer.
À vivre, surtout.

Et je crois qu’il y a quelque chose d’infiniment doux dans cette transformation-là.

Ne pas avoir besoin d’effacer une partie de son histoire pour qu’elle cesse d’être une plaie ouverte.
Ne pas avoir besoin de devenir quelqu’un qui n’a jamais été blessé.
Pouvoir simplement porter certaines histoires autrement.

(Suite en commentaire)

Il y a une différence entre être reconnue et attendre d’être reconnue pour prendre sa place.Depuis un regard systémique,...
24/08/2026

Il y a une différence entre être reconnue et attendre d’être reconnue pour prendre sa place.

Depuis un regard systémique, cette envie d’être comprise, validée, choisie, recommandée, reconnue est profondément humaine. Mais ce qu’on cherche à observer, c’est ce qui se passe dans le système lorsque cette reconnaissance devient une condition pour occuper sa place.

Parce qu’à cet endroit, on est pas entrain d’occuper pleinement sa place pour rencontrer le monde depuis elle.
On regarde le monde en lui demandant de nous confirmer qu’on a le droit de l’occuper.

Et une partie de l’énergie qui devrait aller vers l’entreprise, nos clients, son développement… repart vers la recherche de cette confirmation.
Et forcément, les informations envoyées au système ne sont plus tout à fait les mêmes.

On va attendre de nos communications qu’elles créent une réaction plutôt qu’à transmettre notre regard.
On va modifier nos offres pour obtenir davantage de clientes plutôt que parce que c’est juste pour l’entreprise.
On va chercher à ce que nos prix soient acceptables avant d’être cohérents.
Notre cadre peut devenir poreux dès qu’il risque de déplaire.
Et progressivement, on perd de la densité à l’endroit même où l’on cherche à en obtenir.

Parce que la reconnaissance qui permet réellement de prendre sa place ne commence pas lorsque l’extérieur nous la renvoie.
Elle commence lorsqu’on cesse de lui confier cette fonction.

Et on devient beaucoup plus visible et magnétique lorsque notre énergie n’est plus occupée à vérifier qu’on l’est.

C’est l’un des sujets que j’approfondis dans Les Codes Systémiques du Business.
Tu peux m’écrire pour rejoindre la transmission.

On parle beaucoup de la « relation à l’argent » mais je ne suis pas certaine que ce soit toujours la bonne question.On p...
21/08/2026

On parle beaucoup de la « relation à l’argent » mais je ne suis pas certaine que ce soit toujours la bonne question.
On peut avoir énormément travailler sur sa capacité à recevoir, sur ses croyances, sur son rapport au manque… et continuer malgré tout à donner à l’argent une fonction qui n’est pas la sienne.

Un élément ne crée pas seulement du déséquilibre par sa présence ou son absence. Il peut créer du déséquilibre quand il commence à remplir la fonction d’un autre élément du système. Et l’argent est particulièrement susceptible de le faire.

Il peut commencer à donner la direction -> Une offre fonctionne financièrement, donc on la maintient alors même qu’elle ne correspond plus à la direction de l’entreprise.

Il peut devenir un outil de validation -> Une décision n’est considérée comme juste que lorsqu’elle produit immédiatement du chiffre.

Il peut devenir un indicateur de valeur -> Un bon mois confirme que « quelque chose fonctionne ».
Un « mauvais » mois remet soudainement tout le business en question.

Il peut même devenir ce qui donne le rythme -> On accélère parce que le chiffre baisse.
On lance parce qu’il « faut faire du CA ».
On crée parce qu’il faut remplir le mois.

Et progressivement, l’argent n’est plus seulement une ressource qui circule dans l’entreprise, il organise l’entreprise.
Et c’est une différence immense.

Le chiffre peut transmettre une information sans devenir une instruction.
La rentabilité peut être une condition de pérennité sans devenir la vision.
Une baisse de revenus peut demander à être regardée sans signifier automatiquement qu’il faut changer de direction.

Dans un système, quand un élément prend une fonction qui ne lui appartient pas, tout le reste du système finit par se réorganiser autour de lui. Et parfois, ce que l’on appelle un « problème d’argent » est d’abord un problème de place.

Parfois, un feedback client peut créer un déséquilibre dans le système de l’entreprise.Une cliente aurait voulu davantag...
20/08/2026

Parfois, un feedback client peut créer un déséquilibre dans le système de l’entreprise.

Une cliente aurait voulu davantage de contenu : on en ajoute.
Elle aurait préféré un autre fonctionnement : on le modifie.
Elle questionne un prix : on commence à en douter.
Elle critique une décision : on la reconsidère.

Et parfois, c’est exactement ce qu’il fallait faire parce qu’un feedback peut révéler un angle mort, faire apparaître un réel besoin ou permettre une évolution particulièrement juste pour l’entreprise.

Mais entre ce qu’un client exprime et ce que l’entreprise décide d’en faire, il devrait rester un espace pour mettre cette information en perspective.

Est-ce un besoin individuel ou quelque chose qui se répète ?
Est-ce que cette évolution améliore réellement l’offre ?
Est-elle cohérente avec sa fonction ?
Avec la vision de l’entreprise ?
Avec la direction dans laquelle elle est en train d’aller ?
Avec mes besoins et mes limites ?

Ce n’est pas parce que les besoins de nos clients sont parfaitement légitimes que le rôle de l’entreprise est d’y répondre systématiquement.

Lorsque c’est le cas, l’expérience du client ne vient plus seulement renseigner l’entreprise. Elle commence à en orienter la direction.
Et quand c’est elle qui en oriente la direction, elle commence aussi à prendre une place dans la gouvernance qui n’est pas la sienne.

Le dirigeant, lui, perd progressivement de sa densité. Son énergie n’est plus entièrement engagée dans la vision, la direction et la fonction de l’entreprise. Elle commence à être mobilisée pour anticiper, ajuster, satisfaire, éviter de décevoir.

Et paradoxalement, l’entreprise peut finir par être moins au service de ses clients parce qu’à force de chercher à répondre à chacun, elle se dilue.

Elle ne sert plus ses clients depuis un endroit solide. Elle se réorganise autour d’eux.
Alors que pour être réellement au service de ses clients, une entreprise doit d’abord être capable de rester à sa place.

Je crois profondément à la dévotion à l’entreprise.À cette idée que lorsqu’on a une grande vision, on se met au service ...
18/08/2026

Je crois profondément à la dévotion à l’entreprise.
À cette idée que lorsqu’on a une grande vision, on se met au service de quelque chose de plus grand que nous.

Mais je crois aussi que nous avons besoin de remettre de la justesse dans ce que nous appelons « dévotion ».
Parce qu’être au service d’une vision ne signifie pas mettre toute sa vie au service de son entreprise.

Et je trouve le paradoxe fascinant, on construit parfois une entreprise pour devenir libre, tout en lui donnant progressivement le pouvoir de décider quand nous aurons enfin le droit de l’être.

Quand elle tournera mieux, je ralentirai.
Quand j’aurai atteint ce chiffre, je prendrai plus de temps pour faire du sport.
Quand j’aurai suffisamment sécurisé, je pourrai enfin prendre des vacances.

Et sans vraiment nous en rendre compte, notre vie commence à attendre derrière l’entreprise.

Je ne crois pas qu’il faille être moins dévouée à ce que l’on construit mais je crois qu’il faut interroger la place depuis laquelle nous le sommes.

Notre entreprise peut avoir une place immense dans notre vie sans devenir toute notre vie.
Et je crois que c’est précisément depuis cette place que l’on peut être profondément dévouée à ce que l’on construit, sans avoir besoin de disparaître derrière.

C’est l’une des transmissions que je développe dans Les Codes Systémiques du Business, ma transmission autour du regard systémique appliqué à l’entreprise.

Accès disponible sur mon canal Telegram.

Depuis quelques semaines, j’avais envie de proposer un format plus simple d’accès à mon regard systémique.Un format qui ...
27/07/2026

Depuis quelques semaines, j’avais envie de proposer un format plus simple d’accès à mon regard systémique.

Un format qui ne soit ni un audit, ni un mentorat, ni un accompagnement de plusieurs semaines. Simplement la possibilité de venir avec un enjeu précis que vous rencontrez aujourd’hui dans votre activité, et de prendre le temps de l’observer ensemble sous un angle systémique.

J’ai donc décidé de créer « La Consultation Stratégique Systémique® »

Concrètement, pendant 24 à 72 heures, nous échangeons de manière asynchrone sur Telegram autour d’une problématique unique.

Il peut s’agir d’une situation qui se répète, d’une perte de fluidité, d’un blocage, d’une décision importante à prendre ou, plus simplement, d’un phénomène que vous ne parvenez pas à comprendre.

Plutôt que de chercher immédiatement une nouvelle stratégie ou de multiplier les essais, nous allons observer ce que cette situation révèle du système de votre entreprise.

À travers nos échanges, j’investigue les mouvements à l’œuvre, les équilibres et les déséquilibres autour de votre enjeu du moment.

L’objectif est de vous apporter une lecture systémique ciblée de ce qui se joue aujourd’hui, afin de vous aider à prendre des décisions plus justes, retrouver davantage de clarté et éviter de perdre des semaines (parfois des mois) à tester des stratégies qui ne répondent pas au véritable enjeu.

🤍Tarif : 220 €
Paiement possible en plusieurs fois.

Je ne sais pas encore si ce format rejoindra durablement mes accompagnements. J’avais simplement envie de le rendre accessible et de voir la place qu’il prendra naturellement.

Si vous sentez que cette consultation pourrait être juste pour vous, vous pouvez simplement m’écrire en message privé. Nous regarderons ensemble si votre situation correspond bien à ce format.

Notre posture d’accompagnant porte souvent l’empreinte de la place que nous avons occupée dans notre système familial.D’...
13/07/2026

Notre posture d’accompagnant porte souvent l’empreinte de la place que nous avons occupée dans notre système familial.

D’ailleurs, il n’est pas rare que les thérapeutes, coachs ou accompagnants aient été l’enfant sauveur, l’enfant médiateur, l’enfant parentifié… ou celui qui prenait naturellement soin des autres.

Cette place n’est pas un problème en soi, elle explique simplement pourquoi certaines postures reviennent si facilement dans notre manière d’accompagner.

L’une d’elles est particulièrement fréquente.
On commence, sans même nous en rendre compte… à porter.
Porter les émotions.
Porter le processus.
Porter les résultats.
Parfois même porter la décision d’achat, comme si c’était à nous de convaincre, de rassurer ou de faire avancer l’autre…

Bien sûr, ça part d’une bonne intention, d’un profond engagement, d’un grand sens des responsabilités… ou simplement d’une manière d’aimer familière.

Quand, très tôt, on a appris que prendre soin signifiait porter, il est normal que cette posture relationnelle se duplique naturellement dans l’accompagnement.

Parfois aussi, une partie de nous craint qu’en arrêtant de porter, on ne soit plus assez utile, plus assez important, ou de perdre notre place.

En constellation familiale, lorsqu’un adulte commence à porter un autre adulte, la relation se déséquilibre.
C’est ce que nous appelons un manque d’humilité. Non pas au sens moral du terme.
Mais parce que, systémiquement, une partie de nous cesse de reconnaître pleinement les ressources de l’autre.
Sans le vouloir, on prend une place qui n’est plus tout à fait la nôtre.
Et l’autre risque, malgré lui, d’en prendre une plus petite.

Pourtant, accompagner ne consiste pas à porter.
Accompagner, c’est offrir un cadre, une présence, une compétence ou un nouveau regard.
Puis faire suffisamment confiance à l’autre pour lui rendre ce qui lui appartient.

C’est souvent là que la relation retrouve toute sa puissance et son équilibre.
Lorsque chacun reprend sa juste responsabilité. Et, paradoxalement, c’est aussi là que notre pratique devient beaucoup plus légère.

Pendant des années, j’ai observé les constellations familiales comme un espace de réparation.J’ai rencontré des personne...
07/07/2026

Pendant des années, j’ai observé les constellations familiales comme un espace de réparation.

J’ai rencontré des personnes qui traversaient des souffrances, des difficultés, des déséquilibres ou des impasses relationnelles.

J’ai observé les mouvements qui ont permis au système de retrouver davantage d’équilibre.

Et si en fait, ces mouvements n’étaient pas seulement des mouvements de réparation ?
Et s’ils étaient aussi des mouvements fondateurs ?

Autrement dit…
Et si ce que nous cherchons à remettre en mouvement en constellation pouvait aussi devenir une véritable boussole pour construire, dès aujourd’hui, des relations familiales plus sereines ?

Par exemple…

🍋 En constellation, lorsqu’un enfant ressent une dette vis-à-vis de ses parents, le mouvement consiste à rétablir l’équilibre entre le donner et le recevoir : les parents donnent, les enfants reçoivent.

👉 Dans la vie de famille, cela peut nous inviter à observer tous ces petits moments où une dette invisible risque de s’installer.

Par exemple :
• rappeler régulièrement tout ce que nous faisons pour notre enfant ;
• attendre qu’il se montre reconnaissant pour tout ;
• se sentir blessé lorsqu’il ne mesure pas nos sacrifices ;
• lui faire sentir, même inconsciemment, qu’il devrait prendre soin de nous en retour.

À force, l’enfant peut croire qu’aimer, c’est rembourser.
Alors que le mouvement naturel est tout autre : il reçoit aujourd’hui… et transmettra un jour à son tour à la génération suivante.

En réalité, les mouvements que nous cherchons à initier lorsqu’un déséquilibre est installé sont souvent les mêmes que ceux qui permettent, au quotidien, de construire des relations plus solides, plus sereines et plus harmonieuses.

C’est exactement ce regard que j’ai eu envie de transmettre dans la transmission estivale qui débute vendredi autour des Fondations Familiales. 🍋
(Infos en bio)

Lorsque les enfants arrivent dans la famille, il est naturel que toute notre attention se tourne vers eux.Ils sont petit...
02/07/2026

Lorsque les enfants arrivent dans la famille, il est naturel que toute notre attention se tourne vers eux.
Ils sont petits.
Ils ont besoin de nous.
Ils demandent énormément de présence.

Alors, peu à peu, sans même s’en rendre compte, beaucoup de parents cessent de nourrir le lien qui les unit.

Et pourtant…
Ce lien est bien plus qu’une histoire d’amour entre deux adultes.

Il est le premier lien de la famille, le socle.
Celui à partir duquel toute la famille s’est construite.

Un enfant ne grandit pas seulement dans la relation qu’il entretient avec chacun de ses parents.
Il grandit aussi dans la relation que ses parents entretiennent entre eux.

Et cette équipe peut prendre des formes très différentes.
Elle peut être celle d’un couple.
Elle peut être celle de deux parents séparés qui continuent à coopérer avec respect.

Parce qu’en constellations familiales, il n’existe pas une seule bonne manière de faire.
Il existe des équilibres à construire.

Ce n’est donc pas le statut du couple qui me semble le plus important.
C’est la qualité du lien entre les parents.

Parce que ce lien devient une partie du climat relationnel dans lequel les enfants grandissent.

Et je crois qu’en prenant soin de cette relation (qu’elle soit conjugale ou parentale) on prend aussi soin des fondations sur lesquelles les enfants construisent leur propre sécurité intérieure, leur manière d’aimer, de faire confiance et d’entrer en relation avec les autres.

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