01/09/2026
« JE M'ÉTAIS PROMIS DE NE PAS PLEURER. »
Je l’entends souvent dans mon cabinet.
Et presque à chaque fois, j’ai envie de demander :
Pourquoi fallait-il se le promettre ?
Comme si pleurer voulait dire perdre le contrôle.
Comme si montrer que quelque chose nous touche était une faiblesse.
Comme s’il fallait rester solide… même en thérapie.
Et puis il y a cette autre phrase :
« JE N'AI PAS BESOIN D'ALLER VOIR UN PSY JE NE SUIS PAS FOU. »
Non. On ne vient pas forcément en thérapie parce qu’on va mal.
On vient parfois parce qu’on en a assez de tourner en rond.
De reproduire les mêmes relations.
De réagir toujours de la même manière.
De dire oui quand on pense non.
De vouloir changer quelque chose… sans comprendre pourquoi on n’y arrive pas.
En systémique, nous ne cherchons pas seulement « ce qui ne va pas chez vous ».
Nous regardons ce qui se joue entre vous et les autres.
Les boucles dans lesquelles vous êtes pris.
Ce que vous avez appris à faire pour vous protéger.
Et comment une solution qui vous a peut-être sauvé autrefois peut aujourd’hui vous enfermer.
Alors non, la thérapie n’est pas faite « pour les fous ». Elle est aussi faite pour ceux qui ont envie de se rencontrer autrement. Et parfois, cela commence par quelques larmes que l’on s’était pourtant promis de ne pas verser.
Parce qu’avant la technique, il y a la relation.
Et c’est souvent dans la relation que quelque chose peut enfin bouger.