27/08/2026
Vous aussi, vous avez cette sensation particulière quand vous ouvrez un nouvel agenda pour remplacer l'ancien ?
Un au-revoir à l'année écoulée, une envie de prendre de nouvelles résolutions, l'espoir de faire différemment, la crainte de ne pas y arriver, ou toute autre chose ?
Peut-être laisser un peu plus de place à ce qui compte vraiment.
Accepter de ne pas remplir toutes les cases.
Pour moi, chaque changement d'agenda est comme un passage vers autre chose. Un peu comme un jour de l'an… mais en août-septembre.
Oui oui, j'ai racheté pour 2026-2027 exactement le même que l'année dernière… Non non, je ne suis pas psychorigide 😅. C'est simplement que Paperblanks ne propose qu'une seule couverture pour cette mise en page que j'adore… alors j'ai récidivé.
Chaque année, au moment de la transition, je ressens une émotion particulière.
Souvenirs de l'année écoulée, avec des pages plus ou moins remplies, parfois trop, rarement pas assez ...
L'histoire d'une vie professionnelle au service des autres, pour les aider à se sentir mieux au quotidien, à se libérer des entraves et à profiter de la vie.
L'histoire d'une maman de 4 enfants qui fait le grand écart entre l'accompagnement d'une sortie scolaire, les rendez-vous chez le dentiste, les réunions parents-profs et l'état des lieux d'une chambre du CROUS.
L'histoire d'une femme qui essaie, au milieu de tout ça, de prendre soin d'elle, de réunir les gens qu'elle aime et d'organiser des moments magiques qui restent gravés dans les mémoires.
L'histoire d'une passionnée de jardinage qui y passe une grande partie de son temps libre, le plus agréable des ressourcements.
Une histoire multiple qui tient dans ce cahier, même si ses pages ne pourront jamais résumer l'intensité de tout ce vécu.
Et puis il y a ce nouvel agenda, avec toutes ses pages blanches.
De quoi seront-elles remplies ?
De quoi ai-je envie de les annoter ?
Y aura-t-il des vides ? Des espaces libres ? Des ratures ?
Il y a 6 ans, j'ai quitté la fonction publique pour faire ce que j'aime. Et depuis, je n'ai plus vraiment l'impression de travailler. Je me sens à ma place et j'aime cette liberté de construire mes journées en respectant mes contraintes familiales… et aussi mon propre rythme, mon énergie, mes cycles.
Mais j'ai parfois la nostalgie du temps où j'étais enseignante : les vacances étaient alors une vraie coupure, attendue, clairement délimitée et bienvenue, où je pouvais profiter sans culpabiliser.
Aujourd'hui, la frontière entre le travail et la vie personnelle est beaucoup plus floue.
J'ai gagné en liberté, mais je dois apprendre à créer moi-même mes limites.
Et ça n'est pas toujours facile.
J'ai parfois du mal à me motiver face aux lignes hebdomadaires restées blanches. Entre l'envie de développer mon activité et le besoin de prendre du temps pour moi, comment choisir ?
Comment structurer ma semaine sans tomber dans la peur de « ne pas en faire assez » ?
Je n'ai pas encore trouvé la formule idéale. Je navigue parfois à vue.
J'apprends à me laisser guider par l'énergie du moment, par ma boussole intérieure…
Être à son compte, c'est un peu devenir funambule : chercher l'équilibre plutôt que la perfection.
Assez parlé, je retourne à mon nouvel agenda.
J'aime sentir le léger craquement de ses feuilles vierges.
Son aspect immaculé.
Le cadre qu'il propose… et toute la liberté qu'il contient.
Et vous, quand vous avez enfin un créneau libre dans votre agenda, qu'est-ce qui vient le plus naturellement ?
A. « Super, je vais pouvoir faire tout ce que je n'ai pas eu le temps de faire ! »
B. « Enfin un moment pour moi. »
C. « Je ne sais même plus ce dont j'ai envie… »
D. Un peu des trois selon l'humeur du moment
Je suis curieuse de savoir où vous vous situez… et surtout, comment vous vivez votre propre équilibre entre obligations, temps pour les autres et temps pour vous.