Corvest Cécilia

Corvest Cécilia "Accepte ce qui est, laisse aller ce qui était et aïe confiance en ce qui sera"
Bouddha On me demande souvent qui suis-je ?

Pourquoi se définir dans une case (médium, chaman, thérapeute…) alors que nous sommes bien plus à des degrés différents. Depuis toujours je perçois/ressens/vois/entends…. Ce que l’on peut qualifier de l’étrange, du subtil…
Petite, je me suis toujours sentie différente, incomprise voir hors de ce temps, mais je le gardais pour moi, je me sentais honteuse. Grâce à une femme extraordinaire qui faisai

t partie de ma vie j’ai compris qu’il n’y avait pas à en avoir honte, rien que sa présence était magique. Son décès m’a permis de commencer un travail sur moi afin de me sauver, comprendre tout ce qui m’était arrivé… c’est à ce moment que tout a changé pour moi. Grâce à la force qu’est l’énergie de l’amour, les connexions se sont accélérées et bien au-delà de mes espérances avec des consciences de tous temps toutes dimensions ainsi que des espaces temps différents, que ce soit du passage d’âme à la connexion aux êtres de lumière et galactiques en passant par le langage de lumière, la connexion dans les vies antérieures, l’appel du tambour…
Alors pour répondre à la question qui suis-je ? je vous réponds je suis Cécilia et fière de l’être, je suis un tout comme vous.

15/06/2026

Corinne Hofmann s’est rendue au Kenya accompagnée de l’homme avec qui elle pensait partager son avenir. Elle est pourtant rentrée en Suisse avec la ferme intention de tout abandonner pour quelqu’un avec qui elle pouvait à peine communiquer.

Nous sommes en 1986. Corinne a 26 ans, vit en Suisse et dirige sa propre boutique de vêtements. Lors de vacances sur la côte kényane, elle rencontre Lketinga Leparmorijo, un jeune Samburu qui participe à des spectacles traditionnels destinés aux touristes.

Comme elle le racontera plus t**d, l’attirance fut immédiate.

Corinne ne connaissait ni sa langue, ni ses coutumes, ni le mode de vie qu’il menait dans le nord du pays. Lketinga, de son côté, ne savait presque rien de cette jeune Européenne qui venait d’apparaître dans sa vie. Pourtant, elle retourna en Suisse, rompit ses fiançailles, vendit son commerce et prépara son retour.

En 1987, elle revint au Kenya pour le retrouver.

Mais le retrouver ne marqua pas la fin d’une histoire d’amour. Ce fut le début d’une existence pour laquelle aucun des deux n’était réellement préparé.

Corinne s’installa à Barsaloi, une communauté samburu située dans une région aride et isolée. Elle vécut près de la famille de Lketinga, apprit à se procurer de l’eau et de la nourriture, affronta des maladies tropicales et tenta de s’adapter à des règles sociales très différentes de celles avec lesquelles elle avait grandi.

L’écart entre leurs deux univers se manifestait dans chaque décision du quotidien.

Pour Corinne, le mariage devait se construire autour de la confiance entre deux personnes. Pour Lketinga, la famille, la communauté, les responsabilités et les relations entre hommes et femmes obéissaient à d’autres traditions.

Au début, elle considéra les difficultés comme le prix à payer pour suivre ce qu’elle ressentait. L’amour semblait suffire à franchir les barrières de la langue, de la pauvreté, de la maladie et de l’isolement.

En 1988, ils se marièrent.

Corinne tenta également de gagner une certaine indépendance financière. Elle ouvrit une petite boutique vendant des produits de première nécessité dans une région où se procurer de la nourriture ou d’autres biens exigeait souvent de longs déplacements.

Cette activité la rapprocha des habitants, mais accentua aussi les tensions au sein du couple. Lketinga se méfiait des hommes qui lui parlaient et sa jalousie devint de plus en plus envahissante.

En juillet 1989 naquit Napirai, leur fille.

L’enfant représentait l’union de deux mondes, mais sa naissance ne résolut pas les problèmes. Corinne souffrait de nombreux soucis de santé et leur mariage se dégradait sous le poids des soupçons, des disputes et de conceptions très différentes de la vie familiale.

Ce qui avait commencé comme une décision guidée par l’amour se transforma peu à peu en une expérience marquée par la peur et l’épuisement.

En 1990, Corinne décida de partir.

Elle annonça à Lketinga qu’elle se rendrait en Suisse pour présenter Napirai à sa famille. Une fois arrivée, elle comprit qu’elle ne reviendrait pas. Elle engagea ensuite une procédure de divorce et entreprit de reconstruire sa vie avec sa fille.

Son départ ne fut pas seulement la fin d’une histoire d’amour malheureuse. Il fut aussi l’acceptation d’une réalité difficile : aimer une personne ne signifie pas toujours qu’il soit possible de bâtir une vie sereine à ses côtés.

Quelques années plus t**d, Corinne transforma cette expérience en livre.

La Massaï blanche fut publié en allemand en 1998 et connut un immense succès international. Son titre popularisa l’histoire d’une Européenne ayant abandonné le confort occidental pour un guerrier africain, bien que Lketinga appartînt au peuple samburu, culturellement et linguistiquement proche des Massaïs, mais doté de sa propre identité.

En 2005, l’histoire fut portée au cinéma. Certains noms et événements furent modifiés, mais l’essence du récit demeura : celle d’une femme persuadée que la force de ses sentiments pouvait franchir toutes les frontières culturelles.

Le succès du livre suscita également des débats.

Pour certains lecteurs, il s’agissait d’un récit de courage et de transformation personnelle. Pour d’autres, l’ouvrage reflétait un regard européen faisant de l’Afrique et des Samburu le décor exotique d’une aventure individuelle.

La réalité était plus complexe que ces deux interprétations.

Corinne prit une décision extrême, endura des conditions difficiles et finit par fuir une relation qu’elle ne jugeait plus sûre. Mais elle arriva aussi dans cette communauté avec des attentes façonnées par son propre univers et mit des années à comprendre que les différences ne pouvaient être surmontées par la seule force de la volonté.

Bien plus t**d, elle retourna au Kenya et reprit contact avec la famille de Lketinga. En 2010, Napirai voyagea avec elle et rencontra son père ainsi que ses proches samburu.

Cette visite n’effaça pas le passé. Elle permit simplement à leur fille de découvrir une partie de ses origines autrement qu’à travers le récit de sa mère.

L’histoire de Corinne Hofmann ne prouve ni que l’amour triomphe toujours, ni que deux cultures sont condamnées à rester séparées.

Elle montre plutôt que l’amour peut être le point de départ d’un voyage, mais qu’il n’efface ni les différences, ni les inégalités, ni la jalousie, ni les conséquences des choix que nous faisons.

Corinne a suivi ce qu’elle croyait être l’amour de sa vie.

Ce qu’elle a trouvé, c’est une expérience qui l’a profondément transformée, une fille qui unit deux histoires et la certitude que, parfois, partir demande autant de courage que rester.

15/06/2026

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