16/06/2026
🙏🏻 Merci au dr Cosserat pour ces infos connues mais malheureusement escamotées par certains collègues
✅ OUI, les AJR sont scandaleusement trop basses : 0,160 à 0, 300 : il faudrait les monter à 5-10 mg/j avec protection du sélénium
OUI, l’iodurie basse est un facteur de risque de cancer de la prostate (+29%), Tout comme le manque de testostérone et de vit D/K2
NON : une prise de 600ug : 0,6 mg n’est absolument pas dangereux (dixit récemment un collègue connu et que je respecte énormément)
✅ Oui , l’iode a un effet préventif majeur vis à vis du cancer du testicule, du sein et de la prostate, (et de l’estomac )
I’iode élément : I2 apporte t’elle un plus par rapport à à l’iodure de potassium : non !
Mais l’iode élément est très souvent mal toléré par l’œsophage et l’estomac
Je prends perso entre 5 et 10mg d’iode : KI/jour , soit 5000 à 10000 u
Docteur Résimont
➡️IODE ET CANCER DE LA PROSTATE.
France versus Okinawa : iode urinaire et cancer de la prostate
En France, l’iodurie médiane de la population générale est de 101 µg/L (CERIN/enquête nationale 2021), avec 38 % des enfants en dessous de 100 µg/L selon le projet Thyromobile (Poussel et al., 2003).
À Okinawa, elle dépasse 750 à 1 000 µg/L, soit 7 à 10 fois plus.
En France, le cancer de la prostate est le premier cancer masculin avec 59 885 nouveaux cas en 2023, soit 81 cas pour 100 000 hommes (INCa, Panorama des cancers 2024).
À Okinawa et au Japon, l’incidence est de 20 à 25 pour 100 000, soit 3 à 4 fois moins.
L’iode moléculaire (I₂) induit apoptose, arrêt du cycle cellulaire et réponse immunitaire cytotoxique CD8+ sur les cellules prostatiques tumorales, via la 6-iodolactone et l’activation de PPARG (Aceves et al., Int J Mol Sci, MDPI 2025 ; ScienceDirect 2023).
L’iodure et l’iode moléculaire réduisent la prolifération et induisent l’apoptose sur les lignées LNCaP et DU-145, et freinent la croissance tumorale sur xénogreffes (Nava-Villalba et al., Prostate, 2013).
Une étude prospective NHANES confirme un risque prostatique réduit de 29 % dans le groupe à iodurie élevée (HR=0,71) (Renehan et al., Nutr Cancer, 2007).
Les Japonais immigrés aux États-Unis voient leur risque augmenter, confirmant le rôle causal du mode de vie et de l’iode alimentaire (Kimura, Int J Urol, 2018 ; GLOBOCAN/European Urology, 2024)
———>. l’OMS fixe le seuil d’“apport excessif et potentiellement dangereux” à 300 µg/L, soit exactement le niveau à partir duquel la protection oncologique commence à être documentée, et trois fois en dessous des valeurs d’Okinawa.
Ces normes ont été élaborées dans les années 1990 exclusivement pour prévenir les dysthyroïdies, sans qu’un seul oncologue ne soit apparemment impliqué dans leur rédaction.
Résultat (savoureux) : la population qui vit le plus longtemps au monde et qui a le moins de cancer de la prostate se situe dans la zone rouge de l’OMS depuis des siècles.
On est donc officiellement en “excès dangereux” quand on mange des algues à Okinawa, …mais on va très bien, merci.
Dr Cosserat Didier
➡️ Bibliographie
Aceves C. et al. — Int J Mol Sci (MDPI), août 2025 — Molecular Iodine Induces Anti- and Pro-Neoplastic Effects in Prostate Cancer Models. Quintero-García M. et al. — ScienceDirect / Steroids, 2023 — Protective effects of iodine on rat prostate inflammation. Nava-Villalba M. et al. — Prostate, 2013 — Uptake and antitumoral effects of iodine in human prostate cancer cell lines. Renehan A. et al. — Nutrition and Cancer, 2007 — Prospective study of iodine status and prostate cancer risk (NHANES). Kimura M. — Int J Urol, 2018 — Epidemiology of prostate cancer in Asian countries. Katagiri R. et al. — J Epidemiol, 2016 — Iodine excretion in 24-hour urine in healthy Japanese adults. Vacquier B. et al. / Projet Thyromobile — Thyroid, 2003 — Iodurie en France, enfants scolarisés. INCa — Panorama des cancers en France, édition 2024. GLOBOCAN / Culp M. et al. — European Urology, 2024 — Recent patterns and trends in global prostate cancer incidence. Fondation ARC — Les cancers en chiffres France, 2025.